08 avril 2010

FRANCE-RWANDA

Présence symbolique de Joyandet aux commémorations du génocide




La France et le Rwanda ont fait un pas de plus vers le retour à des relations apaisées, mercredi, avec la présence d’un membre du gouvernement français aux commémorations du génocide de 1994, pour la première fois depuis six ans.

 

joyandet-mushikiwabo.jpgEn 2004, lors de la dernière visite d’un membre du gouvernement français pour les commémorations du génocide de 1994, l’ambiance était particulièrement tendue. Les deux pays n’avaient pas encore rompu leurs relations diplomatiques (ce sera le cas à partir de 2006), mais le secrétaire d’État aux Affaires étrangères d’alors, Renaud Muselier, avait précipitamment quitté Kigali après une diatribe du président Kagamé contre la complicité de Paris avec les génocidaires hutus.

 

Relations apaisées

 

Mercredi, dans la capitale rwandaise, le rôle de la France pendant le génocide n’a pas été évoqué devant Alain Joyandet, le secrétaire d’État français à la Coopération. Sa présence à la cérémonie illustrait le chemin parcouru entre les deux pays.

 

Le président rwandais, Paul Kagamé, s'est entretenu avec lui pendant une demi-heure, à la demande de Kigali, a tenu à préciser la diplomatie française. Cette entrevue « reflète la volonté partagée d'aborder cette nouvelle relation [entre les deux États], tournée vers l'avenir », a déclaré Alain Joyandet. « Je crois qu'on peut dire que nous sommes sur la voie de la réconciliation durable. Nous abordons ce moment avec humilité », a poursuivi le secrétaire d’État.

 

Renouveau de la présence française

 

Côté rwandais, la ministre des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, a souligné la présence « très significative » de la France « qui s'inscrit dans cette volonté des chefs d'État et des peuples d'avancer ».

 

Le rétablissement des relations diplomatiques entre la France et le Rwanda avait été scellé par une visite de Nicolas Sarkozy à Kigali, en février dernier. Le chef de l’État français avait alors reconnu « de graves erreurs » et « une forme d'aveuglement » dans le soutien de la France au régime du président hutu Juvénal Habyarimana.

 

Les trois ans de rupture diplomatique avaient été provoqués par l’émission de mandats d’arrêt contre des proches de Paul Kagamé dans l’affaire de l’attentat contre l’avion de Juvénal Habyarimana, élément déclencheur du génocide.

 

Alain Joyandet a annoncé la réouverture du centre culturel français de Kigali (en juin) et de l'école primaire française (en septembre), deux établissements qui étaient fermés depuis 2006.

 

Paul Kagamé doit désormais se rendre dans l’Hexagone fin mai, à l’occasion du sommet Afrique-France de Nice. La visite d’une délégation de patrons français à Kigali est prévue à l’automne. (Avec AFP)

 

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COUPE DU MONDE 2010

La police s'initie au hooliganisme

 

Jeune Afrique           08 avril 2010

 

A la veille du Mondial 2010, l’Afrique du Sud se prépare à accueillir des équipes du monde entier… et leur lot de supporters violents. Dans un pays qui ne connaît pas le hooliganisme, les forces de l’ordre s’inspirent des expériences étrangères. Comme avec cette équipe de policiers français, récemment en visite à Pretoria et Johannesburg.

 

mascottesudaffoot.jpegL’Afrique du Sud est l’un des dix pays où la criminalité est la plus forte au monde : en 2008, on y recensait 37 000 assassinats ou tentatives d’assassinats et 50 000 viols. Mais paradoxalement, la délinquance ne gagne pas le football. Ou si peu. Lorsque des bagarres éclatent, c’est après le match, et dans des bars, où certains supporters viennent s’alcooliser après les rencontres. Les fights à l’européenne, ces bagarres généralement organisées à l’avance entre « supporters » assez loin des stades et qui, parfois, dégénèrent, n’existent pas. Ce que confirme l’un des policiers français à s’être rendu sur place, le capitaine Sylvain Husak, spécialisé dans la lutte contre la violence des supporters (Point national d’information football, Paris) : « En Afrique du Sud, il n’y a pas de hooliganisme au sens où nous l’entendons. Nous avons assisté à une rencontre entre les Kaizer Chiefs et Santos, deux des meilleurs clubs du pays, et l’ambiance est très festive. On ne se sent pas en danger.»



Pogo et fumigènes



Résultat : la police sud-africaine n’est pas préparée pour réagir à des actes de hooliganisme. Consciente que des équipes comme l’Angleterre, l’Allemagne, la Serbie ou l’Argentine sont suivies par quelques individus particulièrement violents, elle doit, en premier lieu, tout savoir de leurs « modes d’expression » : les policiers français leur exposent donc l’ambiance dans les tribunes européennes, avec lancers de fumigènes et pogo -cette « danse » virile consistant à sauter sur place et prompte à échauffer les esprits. Ils leur expliquent que « les hooligans des pays de l’Est ont tendance à frapper un peu au hasard, alors que ceux de l’Ouest vont chercher à se mesurer à des personnes animées des mêmes intentions, » selon les propos de Sylvain Husak. Autre priorité : apprendre à déceler les menaces, le plus tôt possible : « Détecter les personnes potentiellement dangereuses, en observant les attitudes, en repérant certains codes vestimentaires, en recueillant les bonnes informations. Bref, acquérir les bons réflexes. »



Hiver austral



L’entraînement des policiers sera donc intensif jusqu’à l’ouverture de la Coupe, le 11 juin.  D’autant qu’ils devront non seulement protéger leurs ressortissants contre les hooligans étrangers, mais aussi couvrir les visiteurs, même les plus violents, contre d’éventuelles attaques de bandes locales. Mission à haut risque, donc. Mais « la police sud-africaine semble capable de s’adapter très vite : elle sait gérer l’ordre public », estime Sylvain Husak. Autres atouts pour les autorités : le coût du voyage et du séjour pourrait dissuader certains supporters de faire le déplacement. Et « lors des grandes compétitions, la plupart des hooligans optent en général pour le camping, par souci d’économie mais aussi de discrétion. Or, pendant la Coupe du monde, ce sera l’hiver austral. Les températures descendent à 2 ou 3 degrés la nuit. » Il ne reste plus aux policiers sud-africains qu’à espérer que l’esprit sera rude.

 

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05 avril 2010

CATASTROPHES NATURELLES

Des Casques Rouges à l'ONU

 

 

Plus un mois ne passe sans qu’un ouragan, un cyclone ou un tremblement de terre ne frappe notre planète. Selon l’ONG anglaise, Oxfam, 250 millions de personnes sont, chaque année, victimes des catastrophes naturelles. Et elles ne seront pas moins de 375 millions en 2015. Ces dernières semaines, ce sont Haïti et le Chili qui ont été frappés de plein fouet. Souvenons-nous aussi du Tsunami qui a ravagé l’Asie du Sud-est, de l’ouragan Katrina qui a saccagé la Louisiane ou des pluies torrentielles qui ont inondé l’Afrique de l’Ouest. Aucun point de la planète n’est à l’abri.

 

Par Jean PING, Président de la Commission de l’Union africaine
Et Nicole GUEDJ, ancien ministre et Président de la Fondation Casques Rouges

 

Ces dernières catastrophes nous ont offert les images des mêmes errements et ont surtout ont mis en lumière les limites du système humanitaire actuel. Au-delà de l’engagement des acteurs de terrain et de la mise à disposition de moyens toujours plus importants, un constat s’impose : la communauté humanitaire n’est plus assez forte pour relever seule les défis liés aux bouleversements environnementaux.

 

Nous n’avons toutefois pas besoin d’un acteur supplémentaire : les ONG et les agences intergouvernementales accomplissent déjà un travail considérable.

 

Encore moins d’une nouvelle philosophie. Il n’y en a qu’une qui vaille : sauver des vies. Ce dont le monde humanitaire a besoin, c’est de préparation, d’encadrement, de coordination, de régulation, de structuration, de veille… Il lui faut une «intelligence humanitaire» pour anticiper et unifier son action. Nous n’en finissons plus d’évaluer notre empreinte environnementale et de calculer notre efficacité énergétique. N’est-il pas temps d’apprendre à organiser et gérer les ressources humanitaires, les capacités matérielles comme les moyens humains ?

 

Et cette mission incombe naturellement à l’Organisation des Nations Unies. Parce qu’elle a pour «responsabilité de protéger» tous les citoyens du monde. Parce qu’elle est la seule à avoir la légitimité de coordonner les actions de toutes les équipes de secours, qu’elles soient gouvernementales ou non-gouvernementales.

 

Ce qu’il nous manque aujourd’hui, c’est une force internationale humanitaire de réaction rapide, que nous appelons de nos vœux. Il existe des Casques Bleus pour les conflits armés. Il est temps de créer des Casques Rouges - rouge, comme la couleur des secours - pour les catastrophes naturelles. Cette nouvelle force de Casques Rouges devra tirer les enseignements – les réussites comme les échecs, des Casques bleus. Et analyser les limites et les faiblesses de nombre d’organes onusiens et ce pour se doter d’une efficacité à la hauteur des enjeux… Car les Nations unies auront à l’avenir – n’en doutons pas, un rôle de plus en plus important à jouer pour relever les défis que constituent les méfaits de l’homme et ceux de la nature.

 

Nouveau centre de crise mondial, les Casques Rouges veilleraient à faciliter l’action des ONG et coordonneraient l’action des Etats en situation d’urgence. L’urgence, cette période de la crise trop peu anticipée, trop peu maîtrisée, trop aléatoire. Certes, il faut un laps de temps incompressible pour acheminer l’aide internationale mais une fois sur place, nous devrions être en mesure de déployer nos efforts de manière organisée et coordonnée. Sans perdre de temps. Rappelons-le, s’il le fallait, que c’est dans les premières heures de la catastrophe que nous pouvons encore espérer sauver des vies. Après, il est trop tard et les secouristes passent davantage de temps à compter les victimes. Ces premières heures sont déterminantes pour la suite des opérations. L’urgence immédiate révolue, la catastrophe humanitaire n’en est pas pour autant finie. Les Haïtiens, deux mois après le séisme, vivent dans les décombres et sous des tentes.

 

Nous sommes parfaitement capables d’inventer un humanitaire efficace et durable. Et nous réussirons à construire cet humanitaire du temps de l’urgence avec des Casques Rouges, 100% humanitaires, articulés autour d’un état-major renforcé et d’une force opérationnelle d’appoint, dotée de capacités technologiques.

 

Un état-major qui, par anticipation, identifierait les besoins et mutualiserait les ressources humaines et matérielles existantes. Un état-major qui disposerait d’antennes sur chaque continent pour définir des schémas directeurs d’intervention destinés à harmoniser les procédures.
Une force opérationnelle d’appoint qui serait déployée, dans l’urgence, pour coordonner les secours et réguler l’aide internationale.

 

La catastrophe d’Haïti l’a prouvé. La communauté internationale doit prendre conscience de la nécessité de doter le monde humanitaire d’un «chef d’orchestre». C’est vital pour les victimes et urgent pour les secouristes qui déplorent de ne pouvoir optimiser leurs actions par manque d’organisation et de coordination. Un «chef d’orchestre» qui, sans hégémonie, avec neutralité et impartialité, s’imposerait comme la colonne vertébrale de cette coordination de l’aide.

 

De Port-au-Prince, le Président haïtien René Préval, à la fois le témoin d’une mobilisation sans précédent mais aussi de la plus grande désorganisation des secours de ces dernières années, a rallié la cause des Casques Rouges : « C’est en amont que l’aide doit être organisée et j’appuie fermement la proposition de l’ancienne ministre française Madame Nicole Guedj, de créer, à l’instar des Casques Bleus de l’ONU, qui font des interventions de maintien de la paix, une unité internationale sous l’égide de l’ONU, les Casques Rouges, qui regrouperaient la somme des pays qui le voudrait bien pour qu’en amont cette aide soit coordonnée et qu’elle arrive avec efficacité le jour un et pas plus tard ».

 

Deux mois plus tard, c’est à la tribune des Nations Unies, devant plus de 140 Etats membres, que René Préval a réitéré cet appel lors de son discours d’ouverture de la Conférence sur la reconstruction d’Haïti, déclarant que « la générosité des Etats devait être disciplinée ».

 

Quelques semaines auparavant, c’était le Vatican qui se manifestait pour réclamer un nouveau mode de gouvernance humanitaire : « La bonne volonté n’est plus suffisante. La question de la coordination des secours se reposera indéfiniment tant que nous n’aurons pas pris les décisions qui s’imposent » s’insurgeait ainsi l’Osservatore Romano, le quotidien du Vatican, le 2 mars dernier, avant de faire appel à la « volonté politique » des chefs d’Etats pour créer une « protection civile de l’ONU ».

 

Au final, et si c’était l’Afrique, unie, qui en conscience, portait les Casques Rouges jusqu’à la tribune de l’Assemblée Générale de l’ONU ? L’article 13 du Protocole créant le Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union africaine porte sur la Force africaine en attente, dont l’un des volets du mandat est l’assistance humanitaire, pour atténuer les souffrances des populations civiles dans les zones affectées par les conflits et par les catastrophes naturelles. Nous tenons ici à souligner la prise de conscience des instances de l’Union africaine.

 

L’Afrique solidaire pourrait graver le «droit au secours» dans le marbre de la Charte de l’Union Africaine. L’Afrique visionnaire doit faire entendre sa voix dans ce débat, pourquoi pas en mai, à Nice, au prochain Sommet France-Afrique ?


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26 mars 2010

BURKINA FASO

Le Premier Ministre peint l’état de la nation devant l'Assemblée Nationale


Le pays           26 mars 2010

 

Le premier ministre Tertius Zongo a présenté la situation de la nation à la représentation nationale le 25 mars 2010, conformément à l’article 5 alinéa 2 de la Constitution.

 

Pour son troisième exercice sur l’état de la nation, Tertius Zongo, Premier ministre, a basé son intervention sur l’action du gouvernement qui, pour lui, vise à bâtir une scoiété de progrès. Dans cette optique, il a axé son discours sur la gouvernance politique et instituionnelle, économique et adminstrative, la sécurité alimentaire, le renforcement de la citoyenneté et la culture de la paix et de la diplomatie d’intégration.

 

D’emblée, Tertius Zongo a fait une halte sur la crise financière économique mondiale qui a produit des effets au Burkina Faso, notamment avec une baisse du taux de croissance, de 3,2% en 2009 contre 5,3% en 2008. Il a fait cas des changements climatiques avec leurs corrolaires, notamment les inondations du 1er septembre qui ont frappé Ouagadougou, causant même des pertes en vies humaines. Au total, plus de 10 milliards 200 millions de F CFA ont été mobilisés comme montant global.

 

De façon globale, le Premier minsitre a centré son intervention sur l’état des lieux de la situation des politiques publiques en y énonçant les objectifs, les avancées enregistrées, les défis majeurs et les perspectives qui se présentent au Burkina. Pour ce qui est de la démocratie, le Premier ministre a relevé que "notre pays vit actuellement la plus longue période de stabilité institutionnelle de son histoire". Pour accompganer le processus démocratique, des réformes constitutionnelles ainsi que le renforcement du cadre juridique dont l’adoption d’un nouveau code électoral, de lois régissant la vie des partis politiques, le vote des Burkinabè de l’étranger, l’opération d’établissement massif d’actes de naissance, la campagne de délivrance massive des cartes nationales d’identité burkinabè ont été entrepris. Aussi les institutions comme le Conseil économique et social (CES), le Conseil supérieur de la communication (CSC), la Commission de l’informatique et des libertés (CIL) entre autres, ont-elles joué le rôle qui est le leur, selon le Premier ministre.

 

56 sièges de communes construits


En matière de promotion et de protection des droits humains, des campagnes de sensibilisation et de communication ont été menées et ont permis de cultiver le sens de la tolérance ainsi que de la culture de la paix. Dans cette optique, la communalisation intégrale intervenue en 2006, a permis le transfert des compétences et des ressources à l’ensemble des communes. Ainsi, les Plans communaux de développement ont été élaborés avec des transferts de fonds aux communes dans le domaine de l’enseignement primaire et de l’approvisionnement en eau potable. Au total, 56 sièges de communes rurales ont été construits et onze sièges de Conseils régionaux seraient en cours d’exécution. La lutte contre la criminalité et le grand banditisme ont connu une baisse significative dans 10 régions avec une baisse des attaques qui passent de 995 à 383. Cependant, des efforts particuliers doivent être faits dans les régions de l’Est, du Centre-Nord et du Centre-Est, a dit Tertius Zongo.

 

Scénario économique le plus favorable


En matière de justice, le Premier minsitre a fait mention des efforts faits par son gouvernement à savoir : le développement des infrastructutres judiciaires avec la construction de tribunaux de grande instance de Diébougou, la construction des maisons d’arrêt, la formation du personnel de justice, les grâces présidentielles avec la libération de 600 détenus, la création des tribunaux de commerce à Ouagadougou et à Bobo Dioulasso pour améliorer l’environnement des affaires. Le domaine de la prospective fait partie des préoccupations du gouvernement. Dans cette lancée, l’étude "Burkina 2025" a permis de proproser des mesures suceptibles de favorier l’avènement du scénario économique le plus favorable et de prévenir toute dérive pouvant conduire vers un scénario redouté. Le domaine de la gestion a connu une attention particulière de la part du gouvernement. En effet, des spécialistes en passation des marchés publics ont été recrutés et la revue des marchés paraît de façon quotidienne. En 2009, l’Etat a obtenu 92% de taux de mobilsation de ressources propres.

 

En matière d’Adminsitrattion publique, des efforts ont été faits pour rendre transparente l’organisation des recrutements. La réforme de l’Etat s’est poursuivie avec la décentralisation des concours professionnels dans les régions. Dans le secteur de l’Agriculuture, il y a eu la distribution des sémences améliorées et l’intensification des cultures de contre-saison. Le programme national d’approvisionnement en eau potable a été intensifié. Une politique nationale de l’élevage va insufler une dynamique au secteur des ressources animales.

 

Avec les changements climatiques, la préservation de l’environnement et la gestion des ressources naturelles ainsi que l’aménagement des forêts permettront d’atteindre des résultats probants. Le port sec de Bobo Dioulasso permettra au Burkina Faso de confirmer sa position de pays de transit et d’échanges dans la sous-région. En matière de Santé, des stratégies de risposte ont été mises en oeuvre pour minimiser les poches d’épidémies de méningite décelées dans certaines localités. Des centres de santé ont été normalisés et des infastructures en réalisation permettront de rapprocher les citoyens des centres de santé.

 

L’enseignement primaire avec 600 écoles ouvertes et 3000 enseignants recrutés a connu une évolution significative. 125 milliards de F CFA ont été consacrés à l’alphabétisation. L’effectif du personnel enseignant a connu un accroissement de 9% reduisant ainsi le déficit qui s’établit à 1309 professeurs. Les défis majeurs qui se présentent au Burkina, d’après Tertius Zongo, sont le maintien de la paix et de la cohésion sociale, la gestion des ressources publiques, la sécurité alimentaire, l’accroissement de l’offre éducative et sanitaire ainsi que la médiation dans les pays en situation de crise.

 

Koyir Désiré SOME