22 novembre 2009
L'Irlande siffle la fin de la polémique

AFP - La fédération irlandaise de football a reconnu samedi dans un communiqué publié sur son site internet avoir échoué dans sa tentative de faire rejouer le barrage retour face à la France en qualification pour le Mondial-2010 après la main controversée de Thierry Henry.
"Nous regrettons que, malgré nos efforts pour que le match soit rejoué, ce qui aurait restauré l'intégrité du sport aux yeux du monde, nos appels semblent être tombés dans les oreilles sourdes de la fédération française", écrit le président de la fédération, John Delaney.
"Malgré notre profonde déception, nous remercions nos joueurs, les formidables supporteurs irlandais et le public irlandais dans son ensemble pour leur soutien, ainsi que la solidarité du peuple français", ajoute-t-il.
"Il ne fait aucun doute que la crédibilité du fair-play a été mise à mal par cet incident devant une audience internationale (...). Nous continuerons d'appeller la FIFA à prendre des décisions pour s'assurer que ce genre d'exemple de tricherie ne soit pas autorisé à se reproduire", conclut-il.
Une vive polémique entoure la qualification de la France au Mondial-2010 après un barrage face à l'Irlande, grâce à un but décisif mercredi amené par une faute de main de Henry non détectée par l'arbitre.
Malgré les réclamations de l'Irlande et même la suggestion de Henry lui-même, la Fifa a déclaré vendredi qu'il n'était pas question de rejouer la partie.
15:41 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : france, irlande, thierry henri, coupe du monde 2010
Obama passe une première étape-clé au Sénat pour la réforme de la santé
AFP - Le Sénat américain a voté samedi en faveur du lancement formel du débat sur la réforme historique du système de santé pour étendre sa couverture à plus de 30 millions d'Américains qui en sont dépourvus, une des grandes promesses électorales du président Barack Obama.
De ce vote de procédure dépendait le sort de ce projet de loi de 2.074 pages qui fait l'objet d'une bataille acharnée avec la minorité républicaine déterminée à y faire échec.
Les démocrates devaient obtenir 60 voix sur cent pour pouvoir entamer les débats prévus à partir du 30 novembre et voter ensuite sur un texte probablement amendé qui pourra être adopté à la majorité simple. Ces débats devraient durer trois semaines.
Aux 58 sénateurs démocrates se sont joints, comme attendu, deux sénateurs indépendants, dont Joseph Lieberman, pour atteindre le nombre requis de 60. 39 républicains ont voté contre, une sénateur républicain, George Voinovich de l'Ohio, n'a pas voté.
A l'issue du vote, le porte-parole de la Maison Blanche Robert Gibbs à déclaré que "le vote historique de cette nuit nous rapproche un peu plus de notre volonté de mettre fin aux abus des compagnies d'assurance, de réduire les coûts des soins médicaux, de garantir la stabilité et la sécurité de la couverture maladie à ceux qui en ont une et d'offrir une couverture de qualité à ceux qui n'en ont pas".
Les deux sénatrices démocrates qui étaient encore incertaines avaient finalement indiqué samedi qu'elles voteraient avec leur parti. Mary Landrieu (Louisiane, sud) et Blanche Lincoln (Arkansas, sud) avaient néanmoins indiqué qu'elles pourraient voter contre la loi lors de son vote formel, quand les démocrates n'auront plus besoin que d'une majorité simple.
Jeudi un autre démocrate hésitant, le sénateur Ben Nelson (Nebraska, centre) avait annoncé qu'il voterait avec son parti.
Les sièges de ces trois démocrates élus dans des Etats conservateurs sont menacés lors des prochaines élections en novembre 2010 et un vote en faveur du projet de réforme de santé pourrait leur être fatal électoralement.
Le texte prévoit notamment la mise en place d'une option publique de couverture santé pour faire concurrence aux groupes privés d'assurance.
Cette couverture médicale dont le coût est estimé à 848 milliards de dollars d'ici 2019 devrait permettre de faire des économies et de réduire ainsi le déficit budgétaire américain, de 130 milliards de dollars sur la même période.
L'adoption du projet de loi par le Sénat forcerait ce dernier et la Chambre des représentants, qui a adopté son propre texte sur la réforme le 7 novembre, à négocier un compromis.
Le Sénat et la Chambre devront ensuite voter ce texte de compromis avant de soumettre la loi à la signature du président Obama pour sa promulgation.
Les républicains s'efforcent de prolonger la bataille pour la réforme du système de santé jusqu'à l'année prochaine en espérant que la perspective des élections parlementaires de mi-mandat en novembre 2010 amènera les démocrates élus dans des Etats conservateurs à voter contre la réforme.
Le chef de la minorité républicaine Mitch McConnell a mis en garde samedi, à l'ouverture des débats au Sénat, contre l'adoption "de ce programme extrêmement coûteux à un moment où (...) nos créanciers internationaux, les Chinois, nous font la leçon sur notre dette".
Le leader de la majorité démocrate Harry Reid lui a rétorqué que les républicains avaient décidé de dépenser des milliards de dollars pour financer "une guerre non-nécessaire" en Irak sous l'ancien président George W. Bush.
La Maison Blanche avait lancé vendredi un nouvel appel aux sénateurs indécis, affirmant que le vote de la réforme du système de santé était "essentiel".
Les Etats-Unis sont le seul grand pays industrialisé démocratique à ne pas avoir d'assurance médicale universelle, laissant 36 millions d'Américains sans couverture.
15:32 Publié dans DIASPORA AFRICAINE, HORS D'AFRIQUE, INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : usa, barack obama
Arabie Saoudite : Des pèlerins victimes de la grippe A (H1-N1)
Quatre pèlerins sont morts de la grippe A en Arabie saoudite, alors que le point fort du Hadj est annoncé pour le 26 novembre. Malgré une campagne de vaccination et des moyens colossaux de prévention, on ne voit pas comment les autorités saoudiennes vont gérer la marée de trois millions de pèlerins durant cinq jours dans ce contexte sanitaire.
Avec notre correspondante à Riyad, Clarence Rodriguez
Les quatre pèlerins décédés souffraient de problème de santé notamment de cancer et de maladie pulmonaire. Selon le ministère saoudien de la Santé, ces personnes, deux femmes et deux hommes, âgées de 17 à 75 ans n’auraient pas respecté les recommandations de vaccination contre la grippe A (H1-N1) pourtant exigées avant l’arrivée en Arabie saoudite.
Ces pèlerins d’origines marocaine, soudanaise et indienne avaient économisé toute leur vie pour participer au Hadj, l’un des cinq piliers de l’Islam. Quatre autres pèlerins, contaminés par le virus, se trouvent actuellement hospitalisés dans un état critique, ce qui prouve que les moyens sanitaires, aussi important soient-ils, ne suffiront peut-être pas à filtrer les pèlerins porteurs de la grippe A.
Un dispositif impressionnant est pourtant mis en place dans les deux villes saintes et des caméras thermique sont installées dans les aéroports et le port de Djeddah. Une armée de médecins, 15 000 précisément, sont mobilisés à Médine et à la Mecque dotées de sept hôpitaux.
Au dernier recensement, l’Arabie Saoudite fait état de 70 décès et de 7 000 personnes contaminées depuis le début de l’apparition du virus. Des statistiques qui pourraient malheureusement être revues à la hausse car le moment le plus redouté du Hadj est sans aucun doute jeudi 26 novembre prochain : plus de trois millions de pèlerins sont en effet attendus sur le mont Arafat près de la Mecque.
15:20 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pélerinage à la mecque, arabie saoudite, grippe a h1-n1
20 novembre 2009
Tensions diplomatiques entre l'Algérie et l'Egypte après le match de Khartoum
Jeune Afrique 20 novembre 2010
La confrontation de football Algérie-Egypte est-elle en train de prendre un tour politique ? L'Egypte a en tout cas décidé de rappeler son ambassadeur en Algérie pour "consultations" sur fond de violences entre supporters à Khartoum.
Les intérêts égyptiens en Algérie ont été visés après les incidents survenus au Caire© AFP
Les tensions entre Le Caire et Alger autour du match de qualification pour le Mondial 2010 -remporté par les Algériens- ont tourné jeudi à la crise diplomatique avec le rappel "pour consultations" de l'ambassadeur égyptien en Algérie.
Ce rappel fait suite à de vives condamnations du Caire d'"agressions" de supporteurs égyptiens par des fans algériens mercredi soir à Khartoum -où était organisé le match qui a vu la victoire des "Verts" sur les "Pharaons" (1-0)- ainsi que par des violences anti-égyptiennes en Algérie.
L'ambassadeur d'Algérie en Egypte, Abdelkader Hadjar, a également été convoqué au ministère égyptien des Affaires étrangères, qui lui a fait part de "l'indignation extrême de l'Egypte".
L'Egypte se retire de l'Union nord-africaine de football
M. Hadjar avait déjà été convoqué lundi par le ministère, après que des supporteurs algériens eurent attaqué des locaux de sociétés égyptiennes à Alger.
Le diplomate s'est vu rappeler que "la protection de la présence égyptienne en Algérie est de la responsabilité du gouvernement algérien", selon le ministère égyptien.
Le président égyptien Hosni Moubarak a fait savoir qu'il suivait la question personnellement.
De son côté, la Fédération égyptienne de football (EFA) a suspendu sa participation à l'Union nord-africaine de football (Unaf), fondée en 2005 et qui regroupait jusque là les fédérations égyptienne, tunisienne, libyenne, algérienne et marocaine.
La tension n'a cessé de monter au cours des dernières jours et semaines entre l'Algérie et l'Egypte autour de la qualification pour le Mondial, enjeu sportif mais aussi question de prestige intérieur et international pour les deux pays.
Médias algériens et égyptiens se sont mutuellement accusés de faire monter la pression, qui s'est aussi traduite par d'innombrables attaques à tonalité nationaliste entre supporters sur internet.
Le 12 novembre, un bus transportant l'équipe algérienne venue jouer au Caire avait été attaqué à coup de pierres, et trois sportifs avaient été blessés. Le match deux jours plus tard dans la capitale égyptienne avait également été suivi d'incidents violents.
Des attaques ont eu lieu par la suite en Algérie contre les locaux d'entreprises égyptiennes, en particulier ceux de la compagnie Egypt Air et ceux d'Orascom Telecom Algérie, filiale du groupe égyptien de télécommunications Orascom.
L'Egypte a multiplié ces derniers jours les demandes de protection de ses ressortissants dans ce pays.
Désaccord sur les victimes
Les autorités soudanaises ont parallèlement convoqué jeudi à Khartoum l'ambassadeur d'Egypte pour exprimer leur mécontentement à la suite de la diffusion par des médias égyptiens de "fausses informations" sur les accrochages survenus après le match.
Des médias égyptiens ont fait état d'au moins un mort dans ces accrochages, des allégations démenties par le ministère égyptien des Affaires étrangères lui-même.
Selon des témoins, des accrochages ont eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi entre supporteurs algériens et égyptiens après le match.
Des supporteurs égyptiens rencontrés par l'AFP ont affirmé que des autobus faisant la navette entre Omdurman, en banlieue de Khartoum, et l'aéroport avaient été la cible de jets de pierre.
Un porte-parole de la police de Khartoum, Abdel Majid Al-Tayeb, a affirmé que quatre personnes avaient été légèrement blessées.
Le ministre égyptien de la Santé Hatem el-Gabali a indiqué pour sa part que 21 Egyptiens avaient été blessés au Soudan, précisant qu'il s'agissait de "blessures légères".
L'ambassadeur égyptien à Khartoum, Afifi Abdel Wahab, a toutefois assuré à l'AFP que "ce qui s'est produit n'aura aucun impact négatif sur les relations spéciales entre le Soudan et l'Egypte", des alliés traditionnels.
09:36 Publié dans AFRIQUE, INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : algérie, egypte, coupe du monde 2010
19 novembre 2009
L’Algérie au mondial 2010 : Justice est faite
L'observateur paalga 19 novembre 2009
L’événement sportif de la semaine sur le contient africain, c’était incontestablement le match d’appui entre l’Algérie et l’Egypte, qui disputaient hier mercredi 18 novembre 2009, à Khartoum au Soudan, le dernier ticket de la Zone Afrique pour le mondial 2010 en Afrique du Sud.
On se rappelle qu’au match retour, joué le samedi 14 novembre dernier, les Pharaons avaient tenu la dragée haute à leurs adversaires en l’emportant par 2 buts à 0. Un résultat inespéré qui leur permettait d’être à égalité parfaite avec les Fennecs.
Pour la seule place qui reste à prendre, il fallait jouer la belle dans un pays neutre, et c’est le Soudan qui a été retenu. Mais, avant le rendez-vous des deux équipes à Khartoum, le voyage de la délégation algérienne au Caire a été perturbé par des supporters égyptiens dès leur arrivée.
Figurez-vous que le bus qui amenait les Algériens à leur hôtel avait essuyé des jets de pierres, blessant quatre joueurs. Selon l’envoyé spécial de l’Equipe, le quotidien du Sport et de l’Automobile, après la victoire de l’Egypte, plusieurs cars de supporters algériens furent « caillassés » à la sortie du Cairo stadium.
A certains endroits de la ville, profitant de barrages occasionnels abandonnés par la police, des jeunes firent ralentir toutes les voitures pour vérifier l’identité des passagers. Menaces, insultes, verres brisés, le tout, organisé devant de très nombreux camions blindés des forces de l’ordre, qui n’ont pas fait grand-chose pour rétablir le calme. Conséquence, les violences auraient fait, au total, 32 blessés (12 Egyptiens et 20 Algériens).
Au vu de ce qui s’est passé, on peut dire que la provocation est venue du côté du Caire, où les hooligans se sont illustrés négativement. C’est vrai qu’il est difficile de contrôler les supporters belliqueux, mais pourquoi n’a-t-on pas pris toutes les dispositions nécessaires depuis l’aéroport pour éviter la situation, que tout le monde déplore aujourd’hui ?
Le foot, ce n’est pas la guerre, et il est inimaginable que cela se passe dans un pays qui abrite le siège de la Confédération africaine de football (CAF). Est-ce ça, le sport ? Quand cela se passe dans un tel contexte, il faut avouer qu’on perd une partie de ses ressources sur le rectangle vert, même si ce n’est pas une raison pour justifier une défaite.
Mais ce qui est étonnant, c’est le silence de la FIFA après ces incidents alors qu’on a vu sur le petit écran un de ses représentants qui tenait en main un caillou, lequel a sans doute fait des dégâts. Avec une telle preuve irréfutable, nous pensons qu’on aurait dû reporter ce match surtout qu’il y avait de l’électricité dans l’air.
L’inertie de La FIFA est incompréhensible, et si c’était par exemple la France, l’Allemagne ou même l’Angleterre, aurait-t-elle adopté une telle attitude ? Imaginez un seul instant si l’Algérie avait remporté la victoire. C’est certain que les visiteurs auraient eu une sortie difficile. Quant à leurs supporters, Dieu seul sait ce qui leur serait arrivé. Un débordement n’était pas à exclure, et la bêtise humaine aurait endeuillé des familles.
Pour le troisième acte à Khartoum, on était mobilisé à Alger comme au Caire, et des deux côtés, ils étaient nombreux, les supporters qui ont fait le déplacement dans le vétuste stade de 40 000 places du club Al-Merreikh. Quatre jours après le succès de la sélection égyptienne, l’enjeu était devenu politique au vu des moyens que les gouvernements des deux pays ont déployés : quarante-huit avions en provenance d’Algérie et dix-huit d’Egypte.
L’honneur n’a pas de prix pour un événement de cette importance. Pour prévenir les débordements avant, pendant et après la rencontre, les autorités soudanaises ont sorti 15 000 policiers. Tout ça pour un match qui devrait unir les peuples au lieu de les diviser parce qu’on veut aller au mondial. C’est dommage pour une Afrique qui doit relever le défi dans d’autres domaines que le football pour son développement.
A Omdurman, sur la rive occidentale du Nil, les Fennecs ont réussi à rejoindre les Bafana Bafana, les Black Stars, les Eléphants, les Lions Indomptables et les Super Eagle pour la coupe du monde qui se déroulera du 11 juin au 11 juillet 2010. Ils sont sortis victorieux de ce match tendu au prix de grands efforts. L’unique but de la partie a été inscrit par Anthar Yahia qui devient du coup un héros national.
A Alger et dans d’autres villes du pays, on a certainement fêté toute la nuit avec les habituels coups de klaxons. C’est ça, un bonheur sans mélange. Une belle victoire qui sonne en quelque sorte comme une justice.
Justin Daboné
lobservateur
11:09 Publié dans AFRIQUE, INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : algérie, egypte, coupe du monde 2010
INDICE DE PERCEPTION DE LA CORRUPTION 2009 : Le Burkina au 79e rang
L’organisation internationale de lutte anti-corruption Transparency International (TI) publie ce 17 novembre 2009, son Indice de perception de la corruption (IPC) 2009. Cette année, le Burkina Faso améliore d’un dixième de point son score par rapport à 2008. Avec un indice de 3.6, il se classe 79e sur 180 pays.

Depuis 1995, l’IPC de Transparency International établit un classement des pays du monde en fonction de la perception du niveau de corruption. Cet indice est le résultat d’une enquête conduite auprès d’experts, d’institutions internationales, de femmes et d’hommes d’affaires, etc. afin de recueillir leur perception de la corruption au cours des deux dernières années. L’IPC 2009 a été calculé sur la base d’informations se rapportant à 2008 et 2009. Elles ont été collectées par 13 enquêtes provenant de 10 institutions indépendantes. Il mesure l’ampleur globale de la corruption dans les secteurs publics et politiques.
La Nouvelle Zélande, le Danemark, Singapour, la Suède et la Suisse occupent respectivement les cinq premières places des pays les moins corrompus tandis que l’Irak, le Soudan, le Myanmar, l’Afghanistan et la Somalie occupent respectivement les cinq dernières places des pays où se pratique le plus la corruption. On remarque à travers ce classement que se sont les populations des pays en guerre qui sont les premières victimes de la corruption. En Afrique subsaharienne, le trio Botswana, Ile Maurice et Cap Vert arrive en tête des pays les moins corrompus comme en 2008. Le Burkina Faso est à la 8e place des pays d’Afrique subsaharienne où la corruption se pratique le moins. Dans le top dix des pays les moins corrompus, le Burkina Faso est le premier et seul pays de l’espace UEMOA et le 3e de l’espace CEDEAO après le Cap Vert et le Ghana. Sur le plan mondial, le Burkina Faso se place au 79e rang parmi les 180 pays couverts par l’enquête. Il améliore ainsi légèrement son indice qui était de 3.5 en 2008. Au cours de ces deux dernières années, les facteurs ci-après ont certainement influencé positionnement ce score du Burkina Faso : l’engagement anti-corruption dans de nombreux discours des premiers responsables du pays à savoir le président du Faso et le Premier ministre, la publication par les structures étatiques de veille et de contrôle ainsi que par les organisations de la société civile de lutte anti-corruption de leurs rapports d’activités avec une forte médiatisation, les campagnes de sensibilisation développées à grande échelle en direction de plusieurs acteurs de la vie nationale et l’amélioration du climat des affaires par la réduction des délais de création d’entreprise.
Toutefois, l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Ce classement est une perception instantanée de la situation de la corruption au Burkina Faso. La méthodologie utilisée par TI repose sur une marge d’erreur de 10%. Il y a 5% de probabilité que l’IPC réel du Burkina soit inférieur à l’IPC estimé, et 5% de probabilité pour qu’il lui soit supérieur. Plus les informations collectées sont fiables ou plus leurs sources sont nombreuses, plus l’écart entre l’IPC estimé et l’IPC réel sera faible. S’il y avait une erreur de surestimation, de l’indice de 5%, l’indice réel du Burkina aurait été égal à 2.8, le classant 111e sur 180 au même niveau que l’Algérie, Djibouti, l’Egypte, l’Indonésie, le Kiribati, le Mali, Sao Tome et Principe, les les Salomon et le Togo. Par contre une erreur de sous-estimation de 5% aurait porté cet indice à 4.4 et le Burkina se serait classé 61e ex aequo avec Cuba et la Turquie. Tous les intervalles de confiance à 90% construits pour l’indice réel du Burkina se chevauchent, montrant que les variations observées dans son estimation sont simplement le résultat des fluctuations d’échantillonnage, sans aucune évolution positive ou négative significative.
La corruption affecte tous les secteurs d’activités au Burkina Faso. Elle tend à s’établir comme une norme dans le processus d’offre et de demande de services dans les administrations. La politique d’impunité, l’absence de sanctions dissuasives frappant principalement les auteurs de la grande corruption conduisent nécessairement à de telles situations. Au Burkina Faso, c’est la volonté politique pour combattre la corruption qui manque le plus. Les Burkinabè attendent toujours un signal fort de la part des premiers responsables.
Le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) Numéro vert : 80 00 11 22. Site web.www.renlac.org
10:57 Publié dans AFRIQUE, BURKINA, INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : burkina faso, corruption
18 novembre 2009
Football - Eliminatoires CAN/Mondial 2010 :
Algérie - Egypte sous haute tension
Sevrés de Mondial depuis deux décennies, Algériens et Egyptiens n’ont pu se départager dans le groupe C des éliminatoires. Les deux équipes s’affrontent ce mercredi à 17h30 TU en match d’appui à Omdurman. Le contexte est explosif après les incidents survenus au Caire en fin de semaine dernière.
C’est connu: plus on s’aime et plus on se déteste. Pays frères dans le concert mondial, l’Algérie et l’Egypte se font la guerre depuis plusieurs jours par football et par presse interposés. Si l’enjeu a déchaîné les passions, c’est que les deux nations sont en manque de Coupe du monde depuis tellement longtemps que l’attente, interminable, a fait perdre la raison à certains soi-disant supporters. Les Algériens n’ont plus joué un Mondial depuis 1986 et les Egyptiens n’y sont plus allés depuis 1990.
Gaouaoui et Lemmouchia suspendus
A la veille de la rencontre capitale d’Omdurman, ville jumelle de Khartoum au Soudan, les Fennecs doivent se demander s’ils ne sont pas victimes de la malédiction des Pharaons. Privés d’un but parfaitement valable contre le Rwanda lors de la 5e journée du groupe C, caillassés lors de leur transferts en bus de l’aéroport à leur hôtel du Caire jeudi soir et victimes d’un scénario catastrophe samedi lors du match perdu 2-0 face aux Egyptiens (buts encaissés aux 2e et 95e mn du match), les hommes de Rabah Saâdane n’ont pas été épargnés par le sort.
Dans le jeu, les Algériens ont cependant les moyens d’écarter une bonne fois pour toutes les double champions d’Afrique de la route du Mondial. Ils l’ont prouvé chez eux à Blida (victoire 3-1) et durant la majeure partie du match de samedi. Reste à maîtriser l’élément psychologique et aussi l’environnement très particulier de ce match d’appui à haute tension. Il faudra également s’adapter aux absences du gardien Lounes Gaouaoui et du milieu Khaled Lemmouchia, tous les deux suspendus. Les Egyptiens devraient, eux, se présenter au complet.
Mercredi 18 novembre à Omdurman (Soudan)
Egypte - Algérie (17h30 TU)
10:13 Publié dans AFRIQUE, INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : football, coupe du monde 2010, egypte, algérie
17 novembre 2009
SOMMET MONDIAL SUR L’ALIMENTATION : Les grands boudent la table
"Le combat contre la faim peut être remporté", martèle à l’envi le Directeur général de la FAO (Organisation pour l’Agriculture et l’Alimentation). La formule révèle sans doute ses propres convictions et celle de la structure dont il a la charge, quant à la gestion de la difficile question alimentaire à l’échelle mondiale. Mais, il faut le reconnaître, le slogan, pour percutant et incitatif qu’il se présente, n’est visiblement pas la tasse de thé de tout le monde.
Pour preuve, le présent sommet de la FAO qui s’ouvre à Rome sera snobé par la quasi-totalité des dirigeants du G8. A l’exception du chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi (il est tout de même l’hôte de la rencontre), aucun autre grand des 8 n’y sera présent. Autant dire que 60 "petits" composés d’Asiatiques, de Latino-Américains et d’Africains, les éternels pauvres, en somme, se réuniront pour parler « sécurité alimentaire ». Ils auront, on peut se consoler, la caution morale du Secrétaire général de l’ONU Baan Ki-moon ainsi que celle du Souverain Pontife Benoît XVI, mais il faut le reconnaître, lorsque viendra le moment de délier la bourse, on ressentira forcément que les "bailleurs" sont inscrits aux abonnés absents. Que pourront faire et décider ces pauvres du Tiers-Monde sans la présence et l’aval des véritables décideurs qui possèdent le nerf de la guerre ? On risque fort d’assister là, à un sommet de plus, et qui ne va pas vraiment accoucher d’autre chose que d’une souris.
Les uns et les autres expliquent que les dirigeants du G8 éludent le sommet pour différentes raisons. La crise financière a créé, même chez eux, des difficultés inattendues, que chacun s’échine à résoudre de la manière qu’il peut. On parle aussi du scepticisme qu’ils ont du mal à cacher vis-à-vis de la FAO dont ils remettent en cause et la politique et même la gestion. Toutes sont des raisons qui ont leurs justifications, sans doute. Mais il se pourrait aussi qu’il s’agisse de quelque chose de plus simple. Les pays nantis peuvent s’être lassés et, par voie de conséquence, avoir décidé de se désintéresser de cette sécurité alimentaire qui, après tout, est une préoccupation des pays pauvres. Chacun ayant suffisamment de problèmes chez soi, que les pays du Tiers-Monde aussi apprennent à gérer les leurs.
Jacques Diouf a beau rappeler aux Etats nantis les promesses qu’ils avaient faites, en juin 2008, de réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim d’ici à l’an 2015, cela peut ne pas forcément se révéler payant. Lorsqu’on ne veut pas, on ne peut pas. On pourra toujours rétorquer que l’aide qu’ils apporteront et qui assurerait la sécurité alimentaire ne ferait que générer des retombées bénéfiques pour eux, en matière d’immigration par exemple. Mais même là, rien qu’à voir les nouvelles mesures dont ils se dotent pour se barricader chez eux et éviter de nouvelles invasions de hordes d’affamés, on se convainc bien vite que l’immigration zéro que certains préconisent n’est pas du tout irréalisable.
Alors ? Il faut en toute sagesse en tirer de positives leçons. Plutôt que de passer le temps à se lamenter et à pleurnicher, les pays du Tiers-Monde seraient bien inspirés de tirer les leçons qui s’imposent de ce faux bond des pays nantis à un sommet qu’ils ont cependant voulu à vocation mondiale. Car, en toute lucidité, cette politique de la sébile toujours tendue, non seulement elle n’honore pas celui qui quémande, mais en plus, elle finit par lasser celui qui donne. Les pays pauvres ont l’obligation de trouver une nouvelle politique et surtout, ils ont le devoir de savoir la mettre en œuvre. Car après tout, nul ne peut sérieusement exiger qu’on lui donne. Les pays riches, en toute légalité n’ont aucune obligation d’aider les pays pauvres. Et c’est bien la raison pour laquelle il est plus que temps que les pays nécessiteux décident enfin de regarder la réalité en face : si les riches refusent de vous aider, essayez de vous passer de l’aide que jadis ils vous apportaient. Bien évidemment, il s’agit là d’une nouvelle attitude qui suppose un nouveau comportement et exige de nouvelles politiques pour son accomplissement. Mais pourquoi pas ? On n’a jamais rien pour rien. Et en plus, l’honneur serait sauf.
La coopération Sud-Sud, si elle n’offre pas en la matière la salvatrice panacée, demeure sans doute une thérapie digne d’intérêt. On ne peut pas reprocher aux Etats-Unis ou à l’Europe de susciter des accords de partenariat dans lesquels ils recherchent leurs intérêts. C’est de bonne guerre et en la matière, personne ne joue pour perdre. Mais les pays pauvres peuvent eux aussi générer des accords et des échanges sains entre eux. Ils en sortiraient tous gagnants et sans doute avec le sentiment que ce qu’ils recherchaient, ils l’ont obtenu sans avoir à implorer la magnanimité ou la pitié de qui que ce soit.
A supposer que ce sommet de Rome soit "manqué" parce que les dirigeants du G8 l’auront "feinté", il se peut qu’il ne soit pas totalement négatif. S’il a pour effet d’ouvrir les yeux des pays pauvres et de leur faire comprendre que les pays riches leur adressent une invite indirecte à savoir "se débrouiller" tout seuls pour trouver des solutions à leurs problèmes, il n’aura pas été un échec sur toute la ligne. On a même envie de dire : enfin, ils nous auront ouvert les yeux. Lorsqu’on se rend compte que le continent africain a de quoi nourrir l’ensemble de sa population et qu’en même temps on constate les ravages causés chaque année par la famine et la malnutrition sur ce continent, on est vite convaincu que quelque chose quelque part se doit d’être fait. Et s’il se trouve par hasard que de traditionnels alliés, pour des raisons qui leur sont propres, ne peuvent être d’un quelconque secours à cet effet, c’est aux fils de ce continent qu’il revient tout naturellement de se mettre à la tâche pour bâtir courageusement et leur futur et leur continent. Le chemin peut être long et parsemé d’embûches, mais ils n’auront d’autre choix que de le faire. On ne demande pas à autrui qu’il vienne construire la case de votre mère à votre place. Un enfant qui meurt toutes les 6 secondes, c’est une vie de moins et une douleur de trop. C’est inhumain, inacceptable et tout simplement insoutenable.
"Le Pays"
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14 novembre 2009
Algérie-Egypte : match maintenu, mesures de sécurité renforcées
Jeune Afrique 14 novembre 2009
La fédération internationale de football (FIFA) a décidé de maintenir le match Égypte-Algérie prévu au Caire samedi 14 novembre à 18h30 en demandant toutefois aux autorités égyptiennes de fournir « des garanties écrites confirmant le renforcement permanent des mesures de sécurité nécessaires autour de la délégation algérienne ». La décision de la FIFA fait suite à l'agression jeudi soir du bus transportant l'équipe nationale algérienne de l'aéroport du Caire à leur hôtel.
Plusieurs joueurs algériens ont été blessés.© AFP
Trois joueurs ainsi que l'entraineur des gardiens de buts ont été blessés au cours de cet incident.« Ils ont caillassé le bus avec des grosses briques, a raconté le défenseur Antar Yahia à RMC. Des joueurs ont la tête ouverte et en sang. On était allongé dans le bus. Toutes les vitres étaient cassées. Tu en viens à avoir peur pour ta vie. Tant que la vie des joueurs n’est pas assurée, on a peur de jouer le match.»
Cette agression, commise deux jours avant le match décisif comptant pour la qualification pour la coupe du monde 2010, a provoqué une vive émotion en Algérie. Les deux présidents algérien et égyptien se sont même téléphonés alors que l'ambassadeur d'Égypte à Alger, Abdelaziz Chouki Sif Nasr, a été reçu jeudi soir par le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Madjid Bouguerra. Celui-ci lui a fait part de "la consternation des autorités algériennes", selon un communiqué d'APS. Peu de temps après cette agression, des milliers de personnes sont sorties défiler dans les rues algériennes pour dénoncer l'accueil réservé à leurs compatriotes et pour apporter leur soutien aux Verts. Vendredi, des cortèges de voitures continuaient de sillonner les rues et les artères d'Alger dans une ambiance festive.
Colère et risques de représailles en Algérie
Redoutant des représailles à l'encontre des intérêts égyptiens en Algérie, les autorités ont décidé de renforcer les mesures de sécurité autour de l'ambassade d'Égypte à Alger et du siège de l'opérateur téléphonique Djezzy, filiale du groupe égyptien Orascom, situé prés de l'aéroport international. Deux camions de CRS ainsi qu'un barrage de police assurent une permanence autour cet édifice.
En signe de protestation, certains abonnés de Djezzy, numéro un de la téléphonie mobile en Algérie, ont déjà détruit leurs puces tandis que la résidence qui abrite une dizaine de cadres de la cimenterie Orascom de M’sila, à 600 kilomètres d'Alger, a été attaquée jeudi soir par des jeunes en colère.
Une possible qualification des Verts au mondial d'Afrique du Sud suscite un engouement et une ferveur populaires sans précédent à travers le territoire national ainsi qu'auprès de la communauté algérienne à l'étranger. L'Algérie n'a plus participé à une phase finale de coupe du monde depuis celle organisée en 1986 au Mexique.
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13 novembre 2009
Angolagate : Pasqua, le torpilleur de Chirac
« La France est malade »
« Ce que je regrette, c’est que le président de la République, Jacques Chirac n’ai jamais assumé ses responsabilités tout comme Dominique de Villepin ». Bref, tout ce qui peut-être reproché à l’ancien ministre de l’Intérieur, peut l’être au duo Chirac-Villepin. Mais, au-delà de l’Angolagate, Charles Pasqua, qui prétend pouvoir faire trembler la République avec ses révélations, se contente pour l’heure d’insinuations. « La France est malade » de ces affaires assure-t-il avant de plaider une levée totale du secret défense concernant les ventes d’armes à l’étranger depuis 2002. Il prétend aussi que Villepin avait envisagé de « renverser deux chefs d’Etat africains » mais se refuse à nommer les présidents concernés. « Je ne suis pas le champion de la balance » explique-t-il le sourire en coin. S’il ne « balance » pas, il enfonce le clou : « le chef de la diplomatie parallèle, c’était Jacques Chirac ». Mais, avec de telles déclarations, il sait que l’ancien président, lui-même dans l’œil d’une tornade judiciaire, finira par sortir de sa réserve. Car l’actuel chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy, soigneusement épargné par Pasqua, ne sonnera pas la fin de cette nouvelle guerre familiale de la droite française.
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