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16 juillet 2006

Mahamadou Diarra va-t-il quitter Lyon?

Diarra va-t-il à son tour quitter le championat de France ? (Photo : AFP)
Diarra va-t-il à son tour quitter le championat de France ?
(Photo : AFP)

Le nouvel entraîneur du Real Madrid, Fabio Capello (ex-Juventus de Turin) serait très chaud, selon la presse espagnole, pour le recrutement du milieu de terrain malien de Lyon. le club champion de France le laissera probablement partir si le montant du transfert est conséquent.
Diarra est sous contrat avec le club rhodanien jusqu'en 2009.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les choses s’accélèrent pour Mahamadou Diarra puisque l’AC Milan (qui a récemment éliminé Lyon en Ligue des Champions) est désormais sur les rangs pour le faire signer. L’ AC Milan ? Non. Plutôt le Real de Madrid. Pour comprendre l’étrange équation de l’arrivée au Real de Diarra via le club italien, il faut savoir que depuis le limogeage en décembre 2005 de son entraîneur brésilien Wanderlei Luxemburgo, le club madrilène recherche activement un grand entraîneur. Et celui sur lequel il a jeté son dévolu, c’est l’Italien Carlo Ancelotti, l’entraîneur de l’AC Milan qui avait été fortement séduit par le Malien, lors des deux confrontations Lyon - AC Milan.

Coup double pour le Real ?

La revue espagnole AS qui a abondamment commenté la venue de Diarra au Real en publiant sa photo en couverture, s’est fait l’écho des propos de Carlo Ancelotti qui aurait vivement conseillé aux dirigeants madrilènes, de s’attacher aussi les services du puissant milieu lyonnais. Ce qui voudrait dire que le Real de Madrid qui commence à prendre ses dispositions pour redorer son blason, ferait coup double en faisant signer pour la saison prochaine, et l’entraîneur italien et l’international malien.  

Très recherché désormais (Fiorentina, Manchester united, Real Madrid, AC Milan, sans oublier Lyon qui n’a pas dit son dernier mot), Mahamadou Diarra a trout juste vingt-cinq ans -il est né le 18 mai 1981 à Bamako). Solide gaillard de 1m83 pour 76 kg, le joueur est solide sur pieds et ses sorties sur l’adversaire sont souvent dévastatrices.

Dans l’œil des recruteurs

Mahamadou Diarra débute le football dans les rues de Médina-Coura à Bamako. Sa volonté de réussir et son physique irréprochable le mettent rapidement au-dessus du lot. Il se retrouve en deuxième division au sein du CSK Bamako, club fondé par l’ancienne étoile Salif Keita et, à 17 ans à peine, contribue à la montée du club en première division. En 1997, une année plus tôt, il joue la finale de la Coupe d’Afrique des cadets puis, deux ans plus tard, il participe brillamment à la 3e Coupe du monde des moins de 21 ans. Cette année-là, les juniors maliens terminent à la 3e place. Les agents recruteurs européens le remarquent. Il quitte le Mali pour la Grèce et en 2002, brille de mille feux lors de la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations jouée à domicile. Le Mali est éliminé en demi-finale et Mahamadou Diarra est élu meilleur espoir du tournoi.

Contrairement à de nombreux footballeurs africains qui, en Europe, ont évolué dans des divisions inférieures avant de goûter aux joies de la première division, Mahamadou Diarra n’a joué que dans la division supérieure, que ce soit à l’OFI  Crète lors de la saison 98-99 ou aux Pays-bas à Vitesse Arnhem trois saisons durant (1999-2002) et depuis 2001, à Lyon, club avec lequel il a déjà gagné plusieurs titres de champions de France de Ligue 1 (2003, 2004, 2005 et 2006 sûrement). Titulaire incontestable, c’est aux blessures que Mahamadou Diarra doit d’avoir manqué certaines rencontres.

Défenseur, ratisseur et… buteur

Ses qualités : un physique irréprochable, une disponibilité permanente, un excellent jeu de tête et une technique au-dessus de la moyenne. Il a une bonne protection de balle et sait jouer juste. Campé dans son rôle de milieu récupérateur, il est constamment attiré par les buts adverses et l’usage qu’il fait des ballons ratissés lui donne parfois l’allure d’un meneur de jeu, tellement il se laisse aller à faire jouer les partenaires. Toujours droit devant, il ne se complique jamais la tâche et joue donc utile comme on dit.

Très bon des deux pieds (son meilleur pied étant le pied gauche), Mahamadou Diarra marque aussi des buts importants comme celui qu’il réussit le 4 avril 2006 contre le Milan AC en Ligue des Champions lorsqu’il reprit rageusement de la tête, un ballon que le portier Dida ne capta pas après une sortie hasardeuse. N’eût été les erreurs défensives des trois dernières minutes, ce but égalisateur aurait pu être celui de la qualification lyonnaise pour les demi-finales de cette prestigieuse compétition. Bien qu’il ne soit pas un attaquant, Diarra a marqué à ce jour, 16 buts dont 11 en Crète et aux Pays-Bas où les consignes défensives lui permettaient sûrement d’aller un peu plus de l’avant. Quelle sera la prochaine destination de celui qu’on surnomme au Mali, « Djila », Espagne, Italie, Angleterre ?  Choisira-t-il de rester à Lyon ?

Difficile de répondre à ces questions. Et surtout ne vous fiez pas aux rumeurs. Pas plus que Drogba il y a deux ans, Essien, son ancien partenaire à Lyon, l’année dernière, Diarra n’est « intransférable ».

 



 

par Dave  Wilson

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