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14 décembre 2006
Ah, les bamilékés!
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10:29 Publié dans Blagues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bamilékés, SEDOGO Abdoulaye, blague, humour
13 décembre 2006
Quand l'Afrique se soustrait à la marche du monde : de nouveaux esclaves?!!
Il arrive dans la vie qu'une conversation banale nous secoue pendant des heures, voire des jours. J'attendais tranquillement un ami au terminus d'autobus de Montréal quand un monsieur d'un certain âge a pris place à mes côtés avant d'engager l'une des conversations les plus enrichissantes de ma vie.
Professeur d'études stratégiques dans un institut international, l'homme connaît le continent africain comme le fond de sa poche. Son analyse, son point de vue sur notre avenir, donne froid dans le dos. Et s'il vous plaît, ne sortez pas la rancune du «colon nostalgique ». Lisez avec la tête et la raison ce qu'il dit. Je vous rapporte fidèlement ses constats :
« Cela fait maintenant plus de 25 ans que j'enseigne la stratégie. Dans ma carrière, j'ai eu affaire à des dizaines d'officiers et de hauts fonctionnaires africains. Je suis malheureusement obligé de vous dire ceci : du point de vue des études stratégiques, de l'analyse et de l'anticipation, je leur donne un gros zéro pointé. Nos stagiaires africains sont très instruits, ils ont de belles tenues militaires ou manient le français de manière remarquable, mais, dans les cours, ils ne nous apportent rien.
Tout simplement, parce qu'à ma connaissance, dans toute l'Afrique francophone, il n'y a pas un seul centre d'études stratégiques et internationales avec des vrais professionnels à leur tête. Je vais vous expliquer pourquoi je n'ai aucun espoir pour ce continent. Au moment où je parle, le monde fait face à trois enjeux principaux : l'énergie, la défense stratégique et la mondialisation. Donnez-moi un seul cas où l'Afrique apporte quelque chose. Rien. Zéro.
Commençons par l'énergie et précisément le pétrole. Tous les experts mondialement reconnus sont unanimes à reconnaître que d'ici 15 à 20 ans, cette ressource sera rare et excessivement chère. En 2020, le prix du baril tournera autour de 120 dollars. C'est conscients de cette réalité que des pays comme les USA, la France , la Chine , le Royaume Uni, etc. ont mis sur pied des task force chargés d'étudier et de proposer des solutions qui permettront à ces nations de faire main basse sur les ressources mondiales, de s'assurer que quoi qu'il advienne, leur approvisionnement sera assuré.
Or, que constate-t-on en Afrique ? Les dirigeants de ce continent ne sont même pas conscients du danger qui les guette : se retrouver tout simplement privés de pétrole, ce qui signifie ni plus ni moins qu'un retour à la préhistoire !
Dans un pays comme le Gabon, qui verra ses puits de pétrole tarir dans un maximum de 10 ans, aucune mesure de sauvegarde, aucune mesure alternative n'est prise par les autorités. Au contraire, ils prient pour que l'on retrouve d'autres gisements. Pour l'Afrique, le pétrole ne comporte aucun enjeu stratégique : il suffit juste de pomper et de vendre. Les sommes récoltées prennent deux directions : les poches des dirigeants et les coffres des marchands d'arme. C'est pathétique.
Ensuite, la défense stratégique. L'état de déliquescence des armées africaines est si avancé que n'importe quel mouvement armé disposant de quelques pick-up et de Kalachnikov est capable de les mettre en déroute. Je pense qu'il s'agit plus d'armées de répression intérieure que de guerre ou de défense intelligente. Pourquoi ? Parce que, comparées aux armées des nations développées, de la Chine , de l'Inde ou du Pakistan, les forces africaines rappellent plus le Moyen âge que le 21ème siècle. Prenez par exemple le cas de la défense anti-aérienne. Il n'y a quasiment aucun pays qui possède un système de défense équipé de missiles anti-aériens modernes. Ils ont encore recours aux canons antiaériens. Les cartes dont disposent certains états-majors datent de la colonisation ! Et aucun pays n'a accès à des satellites capables de le renseigner sur les mouvements de personnes ou d'aéronefs suspects dans son espace aérien sans l'aide de forces étrangères. Quelle est la conséquence de cette inertie ? Aujourd'hui, des pays comme les Etats-Unis, la France ou le Royaume-Uni peuvent détruire, en une journée, toutes les structures d'une armée africaine sans envoyer un seul soldat au sol. Rien qu'en se servant des satellites, des missiles de croisière et des bombardiers stratégiques. A mon avis, et je crois que je rêve, si les pays africains se mettaient ensemble, et que chacun accepte de donner seulement 10 % de son budget militaire à un centre continental de recherche et d'application sur les systèmes de défense, le continent peut faire un pas de géant.
Il y a, en Russie, en Ukraine, en Chine, en Inde, des centaines de scientifiques de très haut niveau qui accepteraient de travailler pour 3000 dollars US par mois afin de vous livrer des armes sophistiquées fabriquées sur le continent et servant à votre défense. Ne croyez pas que je rigole. Il ne faut jamais être naïf. Si la survie de l'Occident passe par une recolonisation de l'Afrique et la mainmise sur ses ressources naturelles vitales, cela se fera sans état d'âme. Ne croyez pas trop au droit international et aux principes de paix, ce sont toujours les faibles qui s'accrochent à ces chimères. Je pense qu'il est temps de transformer vos officiers (dont 90 % sont des fils à papa pistonnés qui ne feront jamais la guerre et je sais de quoi je parle) en scientifiques, capables de faire de la recherche et du développement. Mais, je suis sceptique. Je crois que ce continent restera enfoncé dans le sommeil jusqu'au jour où le ciel lui tombera sur la tête.
Enfin, la mondialisation. Malheureusement, comme dans tous les autres sujets qui ont fait leur temps, les stagiaires africains que nous recevons sont d'excellents perroquets qui répètent mécaniquement les arguments qu'ils entendent en Occident. A savoir, il faut la rendre humaine, aider les pays pauvres à y faire face. Vous savez, dans mes fonctions, il y a des réalités que je ne peux dire, mais je vais vous les dire. La mondialisation est juste la forme moderne de perpétuation de l'inégalité économique. Pour être clair, je vous dirai que ce concept a un but : garder les pays pauvres comme sources d'approvisionnement en biens et ressources qui permettraient aux pays riches de conserver leur niveau de vie. Autrement dit, le travail dur, pénible, à faible valeur ajoutée et impraticable en Occident sera fait dans le Tiers-monde.
Ainsi, les appareils électroniques qui coûtaient 300 dollars US en 1980 reviennent toujours au même prix en 2006. Et puisque l'Afrique n'a toujours pas un plan cohérent de développement économique et d'indépendance, elle continuera à être un réservoir de consommation où seront déversés tous les produits fabriqués dans le monde. Pour moi, l'indépendance signifie d'abord un certain degré d'autonomie. Mais, quand je vois que des pays comme le Sénégal, le Mali, le Niger, le Tchad ou la Centrafrique importent quasiment 45 % de leur propre nourriture de l'étranger, vous comprendrez qu'un simple embargo militaire sur les livraisons de biens et services suffirait à les anéantir.
Pour terminer, je vais vous raconter une anecdote. Je parlais avec un colonel sénégalais venu en stage chez nous il y a quelques mois. Nous regardions à la télévision les images de millions de Libanais qui défilaient dans les rues pour réclamer le retrait des soldats syriens de leur pays. Je lui ai demandé ce qu'il en pensait. Il m'a répondu : « Les Libanais veulent retrouver leur indépendance et la présence syrienne les étouffe ».
C'est la réponse typique de la naïveté empreinte d'angélisme. Je lui ai expliqué que ces manifestations ne sont ni spontanées ni l'expression d'un ras-le-bol. Elles sont savamment planifiées parce qu'elles ont un but : Israël piaffe d'impatience d'en découdre avec le Hezbollah et puisque Tel-Aviv ne peut faire la guerre en même temps aux Palestiniens, au Hezbollah et à la Syrie , son souhait est que Damas se retire. Une fois le Liban à découvert, Israël aura carte blanche pour l'envahir et y faire ce qu'elle veut. J'ai appelé cet officier sénégalais il y a deux jours pour lui rappeler notre conservation. Malheureusement, il était passé à autre chose. Son stage ne lui a servi à rien.
J'espère vraiment qu'un jour, les Africains auront conscience de la force de l'union, de l'analyse et de l'anticipation. L'Histoire nous démontre que la coexistence entre peuples a toujours été et sera toujours un rapport de force. Le jour où vous aurez votre arme nucléaire comme la Chine et l'Inde, vous pourrez vous consacrer tranquillement à votre développement. Mais tant que vous aurez le genre de dirigeants que je rencontre souvent, vous ne comprendrez jamais que le respect s'arrache par l'intelligence et la force.
Je ne suis pas optimiste. Car, si demain l'Union africaine ou la CEDEAO décide de créer un Institut africain d'études stratégiques crédible et fiable, les personnes qui seront choisies se précipiteront en Occident pour apprendre notre manière de voir le monde et ses enjeux. Or, l'enjeu est autre, il s'agit de développer leur manière de voir le monde, une manière africaine tenant compte des intérêts de l'Afrique. Alors, les fonctionnaires qui seront là, à statut diplomatique, surpayés, inefficaces et incapables de réfléchir sans l'apport des experts occidentaux se contenteront de faire du copier-coller, ce sera un autre parmi les multiples gâchis du continent.
Avant que vos Ministères des Affaires étrangères ne fassent des analyses sur la marche du monde, ils feraient mieux d'en faire d'abord pour votre propre « intérêt ».
Ousmane Sow (journaliste, Montréal)
27 juillet 2006
SVP : Veuillez transmettre ce message aux amis et connaissances africains et à tous ceux qui se soucient du réveil de l'Afrique.
17:55 Publié dans Politique, Sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : développement de l'Afrique, SEDOGO Abdoulaye, études stratégiques, mondialisation, énergie
Algérie: Zinédine Zidane en visite au pays
(Photo : AFP)
«Retrouver mes origines, retrouver ce qui est la terre de mes parents, tout ça bien sûr, j’ai envie de le vivre. Et je dois le vivre.», avait déclaré Zinédine Zidane en répondant à l’invitation officielle du président algérien Abdelaziz Bouteflika, le 9 juillet dernier. Chose dite, chose faite : jusqu’au 13 décembre, l’icône mondiale du monde du football est en pèlerinage, pour quatre jours, en Algérie, un voyage qui doit être marqué par des visites d’ordre caritatif, politique et médiatique. L’ex-capitaine des Bleus est d’origine algérienne. S’il n’a jamais renié ses attaches, l’Algérie le lui rend bien et est fière de recevoir l’enfant du pays.
Zinédine Zidane n’était pas revenu au pays depuis 1986. Cette visite a provoqué une telle excitation que les honneurs prévus pour son accueil n’ont pas pu être rendus. Trop de bousculades. Trop de désordre. La rencontre avec le ministre algérien des Sports, Yahia Guidoum, n'a pas eu lieu. La cérémonie au cours de laquelle deux fillettes, en costume traditionnel algérien, devaient lui offrir un bouquet de fleurs, en signe de bienvenue, a été annulée. Et une quinzaine d’adolescents en survêtement aux couleurs du drapeau algérien -vert, rouge et blanc- ont dû quitter l’aéroport, frustrés de ne pas avoir pu approcher leur idole comme c'était prévu. La visite de l’enfant prodigue sur la terre natale de ses parents représente plus qu’un pèlerinage personnel, c’est aussi une visite d’Etat au programme chargé, initiée par le président Abdelaziz Bouteflika et largement organisée par le ministre algérien de la Solidarité, Djamal Ould Abbas.
Il y eut le fameux «coup de boule» de Zidane, asséné à l’Italien Marco Materazzi lors de la finale de Coupe du monde perdue par les Bleus, un geste brutal dont l'image fit le tour de la planète. Commentant l'impulsivité du joueur, le chef d’Etat algérien avait d’emblée fait preuve d'indulgence, estimant que seule une «une grave agression» pouvait avoir fait réagir l’enfant du pays. «Vous avez réagi en homme d’honneur avant de subir, sans sourciller, le verdict», avait déclaré Abdelaziz Bouteflika. «Comme vous n’avez jamais oublié le pays de vos origines, l’Algérie et les Algériens sont fiers de vous», avait-il ajouté en l’invitant. Mercredi, le président Bouteflika recevra personnellement la star internationale du football.
«La venue de Zinédine Zidane est un événement et suscite un grand engouement en Algérie.», écrivait ce matin le quotidien El Watan, alors que Zidane, ses parents et deux de ses frères étaient accueillis à la sortie de l’avion présidentiel algérien par Djamal Ould Abbas. Alors, certes, «aller dans mon pays d’origine avec mon papa, l’emmener là où il a grandi, dans un village de la région de Bejaïa [180 km à l’est d’Alger], dans la montagne où il était gardien de moutons, c’est une chose qui me tient à coeur», a déclaré Zinédine Zidane. Il se rendra donc, vendredi, en hélicoptère en Kabylie pour déjeuner avec les membres de sa famille. Avant de participer à ce déjeuner offert par les habitants du village, l’ancien champion du Monde aura accompli des visites plus officielles.
«Il a grandi en France, mais tous les Algériens sont fiers de sa carrière»
Zinédine Zidane s’est également rendu en Algérie pour inaugurer, à Béni Amrane et à Corso (région de Boumerdès, à l’est d’Alger), deux institutions pour enfants handicapés. Les équipements médicaux de ces établissements ont été financés par les recettes d’un match de football de solidarité, organisé le 6 octobre 2003, après le grave séisme du mois de mai la même année -qui avait fait quelque 2 300 morts et plus de 10 000 blessés. Cette inauguration a été effectuée dès l'arrivée de l'ex-capitaine de l'équipe de France, lundi. D'autres visites sont programmées, demain 12 décembre au centre hospitalier pour enfants à Thénia, à la pouponnière de Boumerdès, au centre sportif de Sidi Moussa (en cours de construction), dans le service de pédiatrie de l’hôpital Mustapha Bacha (Alger centre) et celui de l’hôpital Saint-Georges d’El-Djazaïr.
Source: http://www.rfi.fr/actufr/articles/084/article_48115.asp
13:02 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Zidane, football, SEDOGO Abdoulaye
05 décembre 2006
Décès du Professeur Joseph Ki-Zerbo: un baobab est tombé
| La nouvelle du décès du Pr Joseph Ki-Zerbo s'est répandue comme une traînée de poudre, hier dans la journée. La mobilisation des parents, des autorités politiques, des amis et collègues au domicile du défunt Professeur ne s'est pas fait attendre qui défilaient au domicile du défunt à Koulouba. Chacun venait présenter à la veuve Jacqueline Ki-Zerbo et à ses enfants, les condoléances et leur souhaiter beaucoup de courage. L'Assemblée nationale était représentée au sommet par son président Roch Marc Christian Kaboré. | ![]() |
| 1922-2006, pendant 84 ans, le professeur Joseph Ki-Zerbo a tout donné au Burkina, à l’Afrique et au monde. |
L'ancien chef d'Etat Saye Zerbo est venu se prosterner devant la dépouille de l'illustre disparu. Me Halidou Ouédraogo, du MBDHP, a bravé sa convalescence pour venir saluer la dépouille de son compagnon de lutte Joseph Ki-Zerbo au sein du Collectif des organisations de masses et de partis politiques.
Des plus proches collaborateurs du Professeur, deux nous ont confié ce qu'ils retenaient de l'homme. «C'est un grand monument sur le double plan intellectuel et politique qui vient de tomber», a laissé entendre le député Etienne Traoré qui a suppléé au Professeur Ki-Zerbo à l'Assemblée nationale.
Pour lui le défunt Professeur est un «exemple politique» parce qu'il est toujours resté fidèle à ses engagements à défendre les causes justes, les pauvres...
![]() | «Son modèle et sa vision politiques m'ont inspiré quand j'étais encore à l'Université dans les années 73-74», se rappelle Etienne Traoré. Pour sa part, un autre professeur, Ali Lankouandé en occurrence, celui-là même qui a remplacé «Joseph» à la tête du PDP/PS, a dit toute sa tristesse. «Si vous êtes avec quelqu'un pendant plus de 40 ans, |
| L’ancien président Saye Zerbo (gauche) et le président de l’Assemblée nationale Roch Marc Christian Kaboré sont allés soutenir la famille Ki-Zerbo. |
qu'ensemble vous avez traversé toutes sortes de turbulences et qu'un matin ce dernier vous quitte, vous ne pouvez qu'être triste», a exprimé Ali Lankouandé.
Au-delà de la tristesse, il pense qu'il faut plutôt se montrer fier de l'œuvre de Joseph Ki-Zerbo pour le Burkina Faso, le continent africain, le monde entier.
| Il retient de son compagnon de 40 ans disparu, «un homme disponible en permanence, prêt à tout donner, qui ne sait pas dire non». La disparition de Joseph Ki-Zerbo entraîne certes un vide au PDP/PS (parti qu'il a crée), a reconnu le Pr Lankoandé. «Mais, nous sommes un parti de l'espoir et nous allons tâcher de réduire ce vide», a-t-il promis. | ![]() |
| La veuve Jacqueline Ki-Zerbo (à gauche) a reçu les encouragements de nombreuses personnes. |
Les obsèques du «baobab tombé» se sont poursuivis dans la soirée d'hier, avec une veillée funèbre à son domicile à Koulouba.
09:39 Publié dans Politique, Sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Abdoulaye SEDOGO, KI-ZERBO; Joseph Ki-Zerbo; Pr Joseph KI-ZERBO
VENEZUELA: Chavez, réélu, proclame « la victoire de la révolution »
(Photo : AFP)
C’est son meilleur score. Avec plus de 61% des voix, Hugo Chavez réalise une performance encore supérieure à celle de son élection en 98, ou de sa réélection en 2000. Son rival social-démocrate, Manuel Rosales, n’a même pas attendu la fin du dépouillement pour reconnaître sa défaite. Pas plus qu’Hugo Chavez qui dès dimanche soir a prononcé un grand discours au balcon du palais présidentiel de Miraflores, à Caracas pour proclamer la « victoire de la révolution », avant de lancer : « Le règne du socialisme est le règne du futur du Venezuela! » et de saluer son ami, le leader cubain Fidel Castro.
Les partisans du régime chaviste, sur le pied de guerre depuis l'aube, avaient fêté leur victoire attendue dès la clôture du scrutin, tirant des salves de feux d'artifice et de pétards dans les rues de la capitale. La mobilisation a été particulièrement forte dans les quartiers défavorisés, où le président a bâti sa popularité en développant des programmes sociaux, baptisés « missions » et financés largement par la manne pétrolière.
Reconnu pour sa gestion dans le riche Etat pétrolier de Zulia, son adversaire, Manuel Rosales, avait dénoncé durant la campagne un régime « cubano-communiste », promettant de défaire les liens avec les pays hostiles aux Etats-Unis, notamment au Proche-Orient. Lors de son discours dimanche soir, Hugo Chavez a au contraire stigmatisé une nouvelle fois les Etats-Unis : « Nous avons donné une leçon à l'impérialisme américain. C'est une autre défaite pour le diable qui prétend diriger le monde ».
09:31 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Abdoulaye SEDOGO; Hugo Chavez



