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30 juin 2007
Côte d'Ivoire : Questions après l'attentat raté contre Guillaume Soro
( Photo: AFP )
10:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : attentat manqué contre Guillaume SORO, processus de paix en Côte d'Ivoire, SEDOGO Abdoulaye
12 juin 2007
Nouveau gouvernement du Burkina formé le dimanche 10 juin 2007 suite aux élections législatives du 06 mai 2007
- Ministre d'Etat, ministre de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques : M. Salif Diallo (ancien)
- Ministre d'Etat, ministre de la Santé: M. Bédouma Alain Yoda (ancien)
- Ministre de l'Economie et des Finances : M. Jean Baptiste Marie Pascal Compaoré (ancien)
- Ministre de la Justice, garde des Sceaux : M. Zakaria Koté (nouveau)
- Ministre de la Défense : M. Yéro Boly (ancien)
- Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale : Colonel Djibril Ypènè Bassolé (change de portefeuille) - Ministre des Transports : M. Gilbert G. Noël Ouédraogo (ancien)
- Ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l'Etat : M. Seydou Bouda, (change de portefeuille).
- Ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation : M. Clément Pègwendé Sawadogo (ancien)
- Ministre de la Sécurité : M. Assane Sawadogo (nouveau)
- Ministre des Carrières, des Mines et de l'Energie : M. Abdoulaye Abdoulkader Cissé (ancien)
- Ministre du Commerce, de la Promotion de l'entreprise et de l'Artisanat: M. Mamadou Sanoh (nouveau)
- Ministre de la Culture, du Tourisme et de la Communication, Porte-parole du Gouvernement : M. Philippe Sawadogo(nouveau)
- Ministre des Infrastructures et du Désenclavement : M. Hippolyte Lingani (ancien)
- Ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique : Pr Joseph Paré (ancien)
- Ministre de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation : Mme Odile Bonkoungou née Balima (ancien)
- Ministre du Travail et de la Sécurité sociale: M. Jérôme Bougouma (ancien)
- Ministre chargé de missions auprès du Président du Faso, chargé de l'Analyse et de la Prospective : M. Gueda Jacques Ouédraogo (nouveau poste)
- Ministre de la Jeunesse et de l'Emploi : M. Justin Koutaba (ancien)
- Ministre de l'Action sociale et de la Solidarité nationale : Mme Pascaline Tamini née Bihoun (ancien)
- Ministre des Ressources animales : M. Sékou Bâ (change de portefeuille)
- Ministre de la Promotion des Droits humains : Mme Salamata Sawadogo née Tapsoba (nouveau)
- Ministre des Postes et des Technologies de l'information et de la communication : M. Joachim Tankoano (ancien)
- Ministre de l'Environnement et du Cadre de vie : M. Laurent Sedego (ancien)
- Ministre de la Promotion de la Femme : Mme Céline M. Yoda née Konkobo (nouveau)
- Ministre de l'Habitat et de l'Urbanisme : M. Vincent D. Dabilgou (nouveau)
- Ministre des Sports et des Loisirs : M. Jean-Pierre Ardjouma Morry Palm (ancien)
- Ministre chargé des Relations avec le Parlement : M. Salif Sawadogo (nouveau)
Ministre délégué auprès du Ministre de l'Economie et des Finances chargé du Budget : M. Lucien Marie Noël Bembamba (nouveau)
- Ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale, chargée de la Coopération régionale : Mme Minata Samaté née Sessouma (nouveau)
- Ministre délégué auprès du Ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation, chargé des Collectivités territoriales : M. Soungalo Ouattara (ancien)
- Ministre délégué auprès du Ministre d'Etat, ministre de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques, chargé de l'Agriculture : M. Issaka Maïga (nouveau)
- Ministre délégué auprès du Ministre de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation, chargé de l'Alphabétisation et de l'Education non formelle: M. Ousseini Tamboura (nouveau)
- Ministre délégué auprès du Ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, chargé des Enseignements techniques et de la Formation professionnelle : M. Maxime Somé (nouveau)
12:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gouvernement Tertius, Lucien Marie Noël Bembamba
04 juin 2007
Justice internationale: Charles Taylor face à ses juges
(Photo : AFP)
Le procès historique du chef de guerre Charles Taylor devait s'ouvrir lundi à La Haye, aux Pays-Bas. Mais l’ancien président du Liberia a refusé de comparaître devant ses juges dénonçant un procès inéquitable. Charles Taylor doit répondre de crimes contre l’humanité et de violations des Conventions de Genève, commis en Sierra Leone, entre 1997 et 2002.
Le Tribunal spécial pour la Sierra Leone, devant lequel il comparaîtra à partir du 25 juin, a convoqué 139 témoins.
Le procès devrait durer 18 mois.
Ce procès qui devait s’ouvrir ce lundi, et qui est finalement reporté au 25 juin, devrait s’étendre sur plus de 18 mois; le procureur devrait conduire 139 témoins à la barre.
L’une des difficultés majeures sera de prouver que l’ancien président libérien, qui n’était pas physiquement présent sur les sites de crimes, a contrôlé, armé, financé, soutenu et formé les rebelles du Front révolutionnaire uni dans une guerre, qui a fait près de 200 000 morts et 2 millions de déplacés.
Pour le procureur général du tribunal spécial, «l’une des techniques de recrutement consistait à enlever des jeunes personnes, les forcer à commettre des crimes vicieux, quelquefois contre leurs familles, leurs voisins, en leur donnant des drogues, en fournissant les armes, en les formant et en leur donnant l’impression de pouvoir, d’invincibilité».
Le procureur prévoit de faire venir quelques «insiders», des hommes de l’intérieur de la machine Taylor.
Mobile des crimes : les mines de diamants
Dans les années 1980, Charles Taylor rencontrait son comparse, Foday Sankoh, dans les camps d’entraînement de Kadhafi, en Libye. Les deux hommes font alors «cause commune» écrit le procureur dans son acte d’accusation. En mars 1991, Taylor exporte sa guerre du Liberia vers la Sierra Leone et le Front patriotique national du Liberia (NPLF) dont il a pris les rênes, renforce les rebelles du RUF de Foday Sankoh. Accusé par le tribunal spécial, ce dernier est décédé avant le début de son procès.
Aux hommes de Foday Sankoh, en lutte contre le gouvernement de Freetown, Charles Taylor fourni des équipements, des armes, des moyens de communication et une base arrière.
Pour le procureur, en faisant «cause commune», les chefs de guerre liberien et sierraleonais visaient à contrôler le territoire pour s’emparer des zones diamantifères et déstabiliser le régime. Bois, diamants, minerais, échangés contre armes et dollars.
Depuis la mise en accusation de Charles Taylor, en mars 2003, le Parquet à Freetown a demandé à plusieurs reprises aux États de geler les comptes de Charles Taylor et de ses comparses. Le chef de guerre figure sur les listes noires dressées par le Comité des sanctions des Nations unies, mais aucun État ne s’est manifesté. Sur ce point, la coopération avec le Liberia est bureaucratique, lente et lourde. Pour retracer les comptes de l’accusé, il faudrait des moyens considérables, dont le Parquet de Freetown ne dispose pas.
Une menace pour l’Afrique de l’Ouest
Dans le quartier pénitentiaire de Scheveningen, Charles Taylor prépare son dossier, mais se plaint du manque de moyens et supporte mal la cuisine néerlandaise. Après son arrestation au Nigeria le 29 mars 2006, l’ancien président avait été transféré aux Pays-Bas, à la demande notamment de la présidente du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, au motif que Charles aylor continuait de menacer la stabilité de l’Afrique de l’Ouest. Ses partisans, futurs témoins à décharge, seraient encore nombreux dans la région. Provisoirement au moins, Charles Taylor a été écarté du pouvoir, et suite à un accord entre le tribunal spécial, les autorités néerlandaises et la Cour pénale internationale (CPI), comparaîtra donc à La Haye. La CPI loue ses infrastructures aux juges internationaux de la cour de Freetown.
Pour obtenir l’accord des autorités néerlandaises, qui accueillent déjà les accusés du tribunal pour l’ex-Yougoslavie et le premier détenu de la CPI, le milicien congolais, Thomas Lubanga, le Royaume-Uni avait accepté d’accueillir Taylor dans ses prisons, une fois ce dernier condamné.
L’ancien président risque la perpétuité.
| Le Tribunal spécial pour la Sierra Leone |
| ■ Le tribunal a été créé le 16 juin 2002 par les Nations unies et le gouvernement sierra léonais pour «poursuivre les personnes portant la plus grande responsabilité dans les violations du droit international humanitaire et du droit sierra léonais» pour tous les crimes commis à partir du 30 novembre 1996, en Sierra Leone. |
par Stéphanie Maupas
17:22 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02 juin 2007
Niger: La majorité parlementaire explose
(Photo : AFP)
Le refus du Premier ministre de répondre aux convocations de la commission d’instruction de la Haute Cour de justice, à propos de l’affaire MEBA (ministère de l’Education de base et de l’alphabétisation) était à l’origine de la motion de censure déposée par les députés de l’opposition. Au-delà des clivages politiques, les députés ont été sensibles aux arguments de lutte contre la corruption, l’impunité et la notion de responsabilité politique martelées par l’opposition parlementaire. Cette cinquième motion de censure a eu raison d’Amadou Hama, Premier ministre depuis 2000. Le fidèle du président de la République, dauphin déclaré, connaît aujourd’hui un bégaiement de sa carrière politique.
Le citoyen Amadou Hama
La commission d’instruction de la Haute Cour de justice ne se privera pas maintenant de convoquer le citoyen et justiciable, comme le commun de Nigériens, qu’est redevenu Amadou Hama. La chute de son gouvernement ouvre de nouvelles pages à remplir dans le lourd dossier du Plan décennal du développement de l’éducation (PPDE), dont les fonds auraient été détournés par des ministres avec la complicité de nombreux fonctionnaires. L’un des ministres écroués laisse entendre que les malversations financières n’auraient pu être possibles sans la couverture des services du Premier ministre. Amadou Hama s’en défend et parle de «machination». Les magistrats qui étaient entrain de boucler leur dossier pourront maintenant le rouvrir et travailler à la manifestation de la vérité.
Mais, le souci du président de la République est ailleurs. Faut-il dissoudre ou non l’Assemblée nationale comme il en a le pouvoir et convoquer des élections législatives dans les 45 jours ? Cette option est peu probable. Au vu de ce qui s’est passé à l’Assemblée nationale le président de la République ne devrait pas prendre le risque d’un renversement de majorité qui l’obligerait à une cohabitation. Il devrait faire le choix de la nomination d’un nouveau Premier ministre, dans le même parti majoritaire à l’Assemblée nationale, le MNSD, pour l’accompagner, si possible, jusqu’au bout de son second mandat, à la fin 2009.
par Didier Samson
17:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Niger, motion de censure

