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30 décembre 2007
Sénégal: Le calife des mourides est mort
source:www.rfi.fr
Article publié le 29/12/2007 à 14:38 TU
Serigne Saliou Mbacké, calife général des mourides, une confrérie religieuse très influente au Sénégal, est décédé vendredi à 92 ans et a été inhumé le jour même à Touba, à 200 km à l'est de Dakar. L‘information n’a été divulguée que ce samedi. Dans la matinée, des milliers de fidèles affluaient vers Touba.
Le président sénégalais, Abdoulaye Wade, (à gauche) en compagnie de Serigne Saliou Mbacké, le 22 mars 2000.
(Photo : AFP)
Né en 1915 à Diourbel, Serigne Saliou Mbacké Ibn Cheikh Ahmadou Bamba était le dernier des fils du fondateur du mouridisme. Il devient calife général après le rappel à Dieu de son frère aîné, Abbou Khadr Mbacké.
Sa vie s'est limitée aux enseignements coraniques et aux travaux champêtres. Le Sénégal se souvient encore de son discours inaugural, où il déclarait : « Hormis l'Islam et la gestion de l'héritage de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, rien ne saurait retenir mon attention, encore moins susciter de ma part commentaires ou autres directives ».
L'homme a respecté ses engagements jusqu'à ce vendredi : à la fois ascète et savant, Serigne Saliou était spécialisé dans les sciences exactes, le droit et l'astrologie. Humble et très détaché des choses de ce bas monde, Serigne Saliou était aussi un bâtisseur. Sous son califat, qui a duré dix-sept ans, la ville de Touba a acquis une dimension de modernité.
A son actif : l'achèvement de l'université de Touba, avec une capacité d'accueil de plus de cinq mille étudiants ; la rénovation de la mosquée de Touba et l'installation d'une sonorisation d'une portée de douze kilomètres ; et un lotissement de cent dix mille parcelles, dont les deux tiers sont achevées et cédées gratuitement à quiconque voulait s'installer dans la cité sainte. Sans oublier le réseau d'assainissement ou l'hôpital, d'un coût de plus de six milliards.
Seul marabout chez qui Abdoulaye Wade s'agenouillait
De ce qu'il laissera à la postérité, on retiendra aussi l'exploitation agricole de Khelcom, bâtie sur la devise du mouridisme : le travail. Sur quarante-cinq mille hectares, il en a fait le plus grand pôle de production agricole du Sénégal.
Autre réalisation : l'acquisition d'un important immeuble à Taverny, en France, qu'il a mis gracieusement à la disposition de tout musulman, sans distinction de confrérie. Et pourtant, l'homme n'a jamais mis les pieds en France.
Homme très cultivé et très ouvert, il recevait le monde politique sénégalais, sans distinction. Seul marabout chez qui le président de la République, Abdoulaye Wade, s'agenouillait, chaque fois qu'il lui rendait visite.
Véritable régulateur social, Serigne Saliou laisse un grand vide aujourd'hui dans la communauté musulmane du Sénégal. Avec sa disparition à 92 ans, c'est le règne des petits-fils d'Ahmadou Bamba qui démarre, et c'est Serigne Bara Falilou Mbacké, âgé de 82 ans, qui devient le sixième calife général des mourides.
21:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Wade, Sérigne Saliou Mbacké
21 décembre 2007
Ligue 1 - Kaboré: "Je sais où j'arrive"
Marseille tient sa première recrue hivernale. Il s'agit de Charles Kaboré, jeune milieu de terrain burkinabé en provenance de Libourne Saint-Seurin. Agé de 19 ans, il affirme ne pas avoir peur de la concurrence et fera "tout pour réussir".
CHARLES KABORE, plusieurs clubs européens de gros calibres souhaitaient vous recruter. Pourquoi avoir choisi l"OM ?
C.K. : De tous les clubs qui m'ont sollicité, Marseille était le plus pressant. José Anigo a vraiment insisté pour que je signe à l'OM. Et puis tous les Africains rêvent un jour de porter le maillot marseillais. Même si d'autres clubs comme Arsenal, Chelsea, Tottenham, Bordeaux et surtout Toulouse m'avaient contacté, j'ai préféré choisir Marseille. Finalement, je n'ai pas trop hésité.
Vous avez joué à Libourne Saint-Seurin, tout comme Mathieu Valbuena et Vincent Gragnic. Ces deux joueurs peuvent-ils vous permettre de mieux vous intégrer dans le groupe ?
C.K. : En tant qu'ex-joueurs de Libourne, je pense qu'ils vont effectivement m'aider à trouver mes marques dans le club. Mais je compte aussi sur tous les autres joueurs pour m'adapter à Marseille et y rester longtemps.
Pouvez-vous nous décrire votre jeu ?
C.K. : Je suis milieu de terrain défensif. Mais j'aime le beau jeu. Mon modèle à ce poste est d'ailleurs Michael Essien. J'essaye d'être aussi combatif que lui.
Ne craignez-vous pas la concurrence au sein de l'effectif marseillais ?
C.K. : Je sais où j'arrive. Et je vais tout faire pour réussir. Il faudra pour cela que je sois patient et travailleur. A Marseille, rien n'est simple. Mais je vais être fort.
12:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Charles KABORE; OM
14 décembre 2007
Togo : nouveau gouvernement
par RFI
Article publié le 14/12/2007 Dernière mise à jour le 14/12/2007 à 11:20 TU

Le nouveau Premier ministre togolais, Komlan Mally.
(Photo : AFP)
C’est un gouvernement réduit de 34 à 21 ministres. Pas un seul de l’Union des forces de changement de Gilchrist Olympio, ni du Comité d’action pour le renouveau de Yawovi Agboyibo, les deux gagnants des dernières législatives, après le Rassemblement du peuple togolais, parti au pouvoir. Par contre, on note la présence de la Convention démocratique des peuples africains de Léopold Nininvi, qui lui-même laisse le ministère de l’Energie et des Mines, pour les Affaires étrangères, en tant que ministre d’Etat.
La Convergence patriotique panafricaine d’Edem Kodjo et l’Union pour la démocratie et la solidarité d’Antoine Folly y figurent. Principal départ, celui de Kpatcha Gnassingbé dont les Togolais n'ont pas fini de parler, demi-frère du président de la République, jusque-là ministre de la Défense et des Anciens combattants, un ministère désormais rattaché à la présidence de la République.
En somme, c’est dit-on un gouvernement de mission, mission de renforcer la démocratie et de reconstruire le Togo pour les perspectives de 2010. C’est à cela que doit s’atteler Pascal Bodjona, jusque-là directeur de cabinet de Faure Gnassingbé. A lui, revient le portefeuille de ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation, des Collectivités locales. Il devient également porte-parole du gouvernement. C’est donc lui qui doit revoir le découpage électoral et la refonte du code électoral.
15:43 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

