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30 avril 2008
Changer le monde
Un vieil homme était sur le point de mourir. Avant de quitter notre monde pour l’au-delà, il a décidé de donner une dernière leçon aux membres de sa famille qui étaient réunis à son chevet. Il leur a dit ceci :
« Quand j’était jeune et libre, et doté d’une imagination sans limites, je rêvais de changer le monde. Devenu plus sage avec les années, j’ai compris que le monde ne changerait pas, alors j’ai réduit quelque peu mes visées et j’ai décidé de transformer seulement mon pays.
« Mais lui aussi semble immuable.
« En Approchant de la vieillesse, dans une suprême et désespérée tentative, j’ai décidé de ne penser qu’à changer ma famille, ceux dont j’étais le plus proche. Hélas ! Vous n’avez rien voulu entendre, vous non plus !
« Et maintenant, étendu sur mon lit de mort, je comprends soudain : « Si seulement je m’étais changé moi-même, alors à mon exemple, vous auriez également changé. Et, grâce à vos actions, vous auriez inspiré d’autres personnes à trouver la force et le courage d’améliorer notre pays et, qui sait ? Peut-être même de changer le monde ! »
« N’essayez pas de changer le monde, commencez par vous même. Beaucoup de gens essaient de changer les gens qui sont dans leur entourage. Il s’agit en fait d’une tâche quasi impossible. Si seulement ces personnes essayaient de se transformer elles=mêmes, elles comprendraient à quel point cette transformation est difficile. Le premier changement doit toujours venir de soi, et à notre exemple, les autres changeront également.
Si vous voulez que votre vie soit une magnifique histoire, réalisez que vous en êtes l’auteur et que vous avez l’opportunité chaque jour d’en écrire une nouvelle page.
« Avant d’essayer de vouloir conquérir le monde, commencez donc par faire conquête de vous-même. »
Patrick Leroux (Livre : Pour le cœur et l’esprit)
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26 avril 2008
Manifestation à Dakar contre la vie chère
Source: rfi.fr Article publié le 26/04/2008
Plusieurs milliers de personnes – 5 à 6 000, selon les organisateurs, 6 à 7 000, selon la police - ont manifesté samedi 26 avril à Dakar à l'appel des mouvements de la jeunesse du Front Siggil Senegaal («pour un Sénégal debout», en wolof), la plateforme de l'opposition pour dénoncer la vie chère mais aussi le report des élections locales. Les manifestants ont défilé dans le calme en scandant des slogans hostiles au président Abdoulaye Wade, tels que « le riz est cher, va-t’en ! ».
Des manifestants brandissent des miches de pain, des sacs de riz vides et d'autres aliments, lors d'une marche organisée par l'opposition le 26 avril à Dakar pour protester contre la vie chère.
(Photo : AFP)
Avec notre correspondant à Dakar,
Une ambiance plutôt bonne enfant pour cette première marche autorisée de l’opposition depuis trois ans. Pas de débordement et une faible présence visible de la police mais des manifestants très motivés. Certains brandissaient des miches de pain, des sacs de riz vides. Et les slogans que l’on aura le plus entendu sont : « la vie est chère », « on a faim » et « le président doit partir ».
Beaucoup de critiques aussi contre la « Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance », lancée la semaine dernière par le chef de l’Etat pour lutter contre la crise alimentaire. On a également entendu des manifestants accuser Abdoulaye Wade d’avoir oublié les producteurs d’arachide, l’une des principales productions d’exportation.
Au bout du compte la jeunesse de l’opposition a donc réussi son pari : organiser une manifestation après plusieurs interdictions et reports en évitant tout dérapage, le seul couac ayant été l’arrestation de deux membres des jeunesses de cette opposition samedi matin qui ont passé la journée entre les mains de la police.
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23 avril 2008
Etats-Unis: Le vent a-t-il vraiment tourné ?
Hillary Clinton remercie ses militants à Philadelphie en présence de son mari, l'ex-président américain Bill Clinton.
(Photo : Reuters)
Hillary Clinton a remporté une victoire dont elle avait grand besoin, et elle l’a fait de façon convaincante, avec 10 points d’avance. Peut-on dire pour autant que le vent a tourné comme elle l’a affirmé mardi soir ? Cela n’est pas certain dans la mesure où Barack Obama conserve l’avantage dans trois domaines clés : c’est lui qui a remporté le plus d’états, le plus de délégués et le plus de votes populaires.
Mais Hillary Clinton a marqué des points en confortant son ancrage dans deux groupes importants : les femmes, qui sont des électrices fidèles du Parti démocrate et la petite classe moyenne. Cette dernière est particulièrement critique car elle peut déserter le Parti démocrate en faveur d’un candidat républicain qui saurait l’écouter, ce qui a été le cas du temps de Ronald Reagan. Jusqu'à présent Barack Obama n’a pas eu de bons résultats avec ce segment de la population. Si Hillary Clinton arrive à démontrer qu’il est vulnérable dans ce domaine au moment de l’élection générale, elle pourrait en tirer des bénéfices.
Les prochains testsReste à savoir si la Pennsylvanie constitue un cas particulier ou une tendance. Elle a une composition démographique favorable à Hillary Clinton, avec une population plus âgée que la moyenne nationale, une classe ouvrière importante et une communauté noire infiniment moins large que dans les états du Sud. L’ancrage des deux candidats dans les différents groupes sociaux sera mis a l’épreuve dans deux semaines, avec deux compétitions jumelles : la Caroline du Nord, qui en dépit de son nom se situe dans le Sud, et l’Indiana, un état du Middle-west.
La Caroline du Nord étant pratiquement acquise à Barack Obama, le véritable test se situera en Indiana, ou la compétition est ouverte. La Pennsylvanie offre un répit à Hillary Clinton et lui donne l’assurance d’aller jusqu’au bout de la course, qui se situera au début du mois de juin. A ce moment la, le parti démocrate a donné au super-délégués la consigne de faire leur choix et de se ranger derrière l’un des candidats. Il n’est pas sûr que cette consigne soit suivie d’effet, car les super-délégués, qui sont des élus et des notables du parti, n’ont pas manifesté un grand empressement à se jeter dans la bataille. Leur souci principal semble être d’attendre qu’un vainqueur se détache pour se rallier à lui. Ils devront portant trancher cette sélection, puisque mathématiquement aucun des deux candidats ne peux recueillir un nombre suffisant de délégués élus, lors des 9 scrutins restants, pour s’assurer l’investiture.
Un affrontement dommageable
Cela promet encore un mois et demi d’affrontements, qui risquent d’être dommageables pour les candidats. Lors des six semaines de campagne qui ont précédé l’élection en Pennsylvanie, ils se sont battus comme des chiffonniers ! Hillary Clinton a renforcé sa réputation d’agressivité, mais aussi de ténacité. Elle a essayé d’en tirer le meilleur parti, mardi soir, en expliquant qu’elle ne baissait jamais les bras, et que les Américains ne voulaient pas de dirigeants qui baissent les bras. Les sondages la rendent largement responsable du ton négatif de la campagne, mais elle a néanmoins réussi à casser l’image de politicien au dessus de la mêlée, que s’était donné Barack Obama. Pour l’instant cet affrontement a été favorable à John McCain. Contre toute attente les sondages le donnent à égalité avec les deux candidats démocrates dans une élection qui était considérée comme impossible à perdre pour le parti démocrate. Mais lui-même ne se fait pas d’illusion sur la durée de ce phénomène.
Dès qu’un candidat démocrate sera désigné, les électeurs resserreront les rangs derrière lui. Il y a tout de même le risque pour les candidats démocrates, si la fin de la compétition est conflictuelle, que certains groupes ne suivent pas totalement. Cela pourrait être le cas de la petite classe moyenne, si Barack Obama est candidat et de la communauté noire, s’il ne l’est pas. En tout cas un sondage devrait les faire réfléchir : 17% des électeurs de Barack Obama affirment qu’ils ne voteraient pas pour Hillary Clinton et 25% des électeurs d’Hillary Clinton ne voteraient pas pour Barack Obama. Ce chiffe se réduira considérablement après la désignation du candidat, mais cela laissera un résidu, qui peut être significatif, au moment de l’élection générales.
Article publié le 23/04/2008
par Anne Toulouse (source: rfi.fr)
14:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : elections présidentielles aux etats-unis, hilary clinton, barack obama

