02 juillet 2008
Euro 2000: le 11 idéal européen 2008
Source: rfi.fr /par David Kalfa (Article publié le 01/07/2008)
Le meilleur gardien de l'Euro, Iker Casillas, et ses coéquipiers.
Photo: Reuters
Ne cherchez pas de Français ou d’Italiens dans le onze idéal de l’Euro. Les champions du monde et vice-champions du monde sont passés à côté de leur championnat d’Europe. Des sélections françaises et italiennes, seul Gianluigi Buffon aurait mérité un strapontin. Mais le portier transalpin a été éclipsé par son homologue espagnol, Iker Casillas, héroïque en quart de finale, face à… l’Italie.
Gardien :
Iker Casillas (Espagne)
Ça n’est pas pour rien que Casillas est surnommé « San Iker » par les supporters du Real Madrid. Dans les cages espagnoles, ce dernier a réalisé des miracles. Impressionnant sur sa ligne, bon dans ses sorties aériennes et au sol, excellent dans son jeu au pied et dans ses relances, le goal ibère s’impose progressivement comme le numéro un mondial à son poste. Et dire qu’il compte déjà 82 sélections à seulement 27 ans…
Arrière gauche :
Yuri Zhirkov (Russie)
Zhirkov appartient à un nouveau genre de défenseurs : celui des faux arrières gauches. Mais quelle magnifique imposture ! Le joueur du CSKA Moscou a plutôt l’habitude de jouer milieu offensif en club. Cependant, Guus Hiddink, le sélectionneur de la Russie, a tenu à utiliser ses qualités de contre-attaquant. Certes, Zhirkov a affiché ses limites défensives face à l’Espagne, en demi-finale. Mais pas au point de refroidir les ardeurs de plusieurs grands clubs anglais, désireux de s’attacher les services de ce talentueux joueur de 24 ans.
Arrière droit :
Sergio Ramos (Espagne)
Transparent au début de l’Euro, en conflit avec son sélectionneur Luis Aragones, le défenseur du Real Madrid s’est relancé de manière fulgurante face à la Russie (demi-finale) et l’Allemagne (finale). Une résurrection d’autant plus impressionnante qu’on oublie parfois que Sergio Ramos n’a que 22 ans. On comprend que Chelsea envisage de lui offrir un véritable pont d’or.
Défenseurs centraux :
Pepe, le défenseur portugais.
(Photo : Reuters)
Pepe (Portugal)
Pepe n’est pas toujours titulaire au Real Madrid. Mais en sélection, ce solide gaillard (25 ans, 190 cm, 81 kg) en impose. Au sein d'une selecçao irrégulière, il a surnagé. Preuve en est son but inscrit face à la Turquie, en match de poule (victoire 2-0).
Carles Puyol (Espagne)
Le stoppeur de Barcelone ne sera jamais le plus grand défenseur du monde. Mais son style atypique, tout en anticipation et en hargne, et son look improbable font de Carles Puyol une référence dans cet Euro. Indispensable.
Milieux défensifs :
Marcos Senna (Espagne)
Le Portugal avait son « Brésilien », Deco. L’Espagne, elle, a désormais le sien : Senna. A la nette différence que le métronome de Villarreal a remporté le championnat d’Europe, lui… Senna est même le premier international d’origine brésilienne à gagner un Euro. Au vu de son abattage sur un terrain, on ne peut que donner raison à Luis Aragones qui a insisté pour que le joueur soit naturalisé espagnol.
Xavi Hernandez (Espagne)
Le meilleur de l’Euro, tout simplement. Parfait complément de Senna, le Barcelonais a éclaboussé les matches de la seleccion de toute sa classe. Quelle vision de jeu et quelle lucidité ! Xavi a toujours le geste juste et la bonne inspiration. Un grand joueur, tout simplement.
Milieux offensifs :
Le Croate, Luka Modric.
(Photo : Reuters)
Luka Modric (Croatie)
Le petit prodige a confirmé tout le potentiel que les observateurs lui prêtaient. Modric n’est jamais aussi fort que quand il ouvre le jeu depuis une position reculée sur le terrain. Sa capacité à accélérer et son superbe jeu de passe en font un relanceur exceptionnel. Tottenham qui a recruté ce jeune joueur (22 ans) s’en frotte les mains.
Andreï Arshavin (Russie)
L’attraction de cet Euro. Relativement méconnu avant la compétition, le joueur du Zenit Saint-Pétersbourg (qui peut également évoluer en tant qu'attaquant de soutien) a étalé toute sa classe durant le tournoi. Doté d’une technique raffinée mais d’un caractère de diva, Arshavin est le joueur déstabilisant par excellence. Sauf surprise, le Russe devrait porter les couleurs du Barça, la saison prochaine.
Attaquants :
David Villa (Espagne)
Quel dommage que David Villa ait été blessé face à la Russie ! Cela ne l’a pas empêché de finir meilleur buteur de la phase finale (4 buts) ni de démontrer de très belles dispositions balle au pied. Villa a en effet eu le temps de se mettre en évidence. Tant mieux : son club actuel, Valence, est en pleine perte de vitesse. Et Arsenal et le real Madrid en ont fait une priorité de recrutement.
Fernando Torres (Espagne)
Résumer les prestations de Fernando Torres aux deux buts inscrits par l’avant-centre de Liverpool serait d’une stupidité confondante. Le « Kid » a été le cauchemar de toutes les défenses. Aucun autre attaquant n’a affiché un tel génie pour s’intercaler entre les lignes et prendre les espaces. Et puis, l’ex-Madrilène a marqué en finale, offrant le titre tant attendu à l’Espagne. Torres a encore grandi durant cet Euro.
L'attaquant espagnol Fernando Torres a marqué le seul but de la finale.
(Photo : Reuters)
Les 12 remplaçants :
Gardiens: Gianluigi Buffon (Italie), Edwin van der Sar (Pays-Bas)
Défenseurs: José Bosingwa (Portugal), Philipp Lahm (Allemagne), Carlos Marchena (Espagne), Giorgio Chiellini (Italie)
Milieux: Hamit Altintop (Turquie), Michael Ballack (Allemagne), Cesc Fabregas (Espagne), Wesley Sneijder (Pays-Bas)
Attaquants : Roman Pavlyuchenko (Russie), Ruud Van Nistelrooy (Pays-Bas), Lukas Podolski (Allemagne).
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