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11 janvier 2009

Le Burkina signe un accord sur l'immigration avec Paris

Sources: RFI et AFP (Article publié le 11 janvier 2009)

L'accord prévoit que les salariés bukinabè sans-papiers en France seront régularisés. Ici, des employés du Val de Marne et de l'Essonne manifestent pour demander leurs papiers, le 15 avril 2008.(Photo : AFP)

L'accord prévoit que les salariés bukinabè sans-papiers en France seront régularisés. Ici, des employés du Val de Marne et de l'Essonne manifestent pour demander leurs papiers, le 15 avril 2008.
(Photo : AFP)

Les Burkinabè sans papiers en France mais ayant un contrat de travail vont être régularisés : c'est ce que prévoit l'accord sur les flux migratoires signé samedi à Ouagadougou avec le ministre français de l'immigration Brice Hortefeux, à l'issue de sa tournée en Afrique de l'Ouest. Un autre accord a été signé à Ouagadougou samedi avec l'Uemoa.

Mieux faire profiter les pays africains des initiatives et des ressources de leurs diasporas, voilà l'objectif affiché de l'accord signé entre la France et l'Uemoa. Les deux parties se sont engagées à financer, pendant trois ans, des projets des Africains (du Bénin, du Burkina Faso, de Côte d'Ivoire, du Mali, du Niger, du Sénégal, du Togo et de Guinée-Bissau) vivant dans l'Union européenne, des projets qui doivent bien entendu être à destination des pays de l'Uemoa. Il faut dire que l'apport financier des diasporas n'est pas négligeable pour les pays d'origine. Selon Brice Hortefeux, le retour des fonds des migrants représente 9 à 15% des PIB de chaque membre de l'Union monétaire ouest-africaine. « Il faut éviter de piller les élites des pays d'origine », a d'ailleurs déclaré le ministre français de l'Immigration.

Lors de son étape à Ouagadougou, Brice Hortefeux en a profité pour signer un autre accord avec le pays hôte, sans rapport avec le précédent. Le document prévoit la régularisation des Burkinabè vivant en situation irrégulière en France, mais possédant un contrat de travail légal.

L'accord permettra également aux étudiants burkinabè résidant en France ou ceux issus d'écoles au Burkina Faso ou ailleurs, qui ont une convention de délivrance de diplômes avec des écoles françaises, de bénéficier, à la fin de leurs études, d'une première expérience professionnelle d'un an en France. Selon M. Hortefeux, Paris délivrera 500 cartes professionnelles par an pour permettre à des Burkinabè de se rendre en France « dans la légalité et la transparence » pour bénéficier de « qualification et d'expérience sur le territoire français ».

Quatre mille Burkinabè vivent en France (légalement ou illégalement), à peu près autant que les Français vivant au Burkina. C'est le 8e accord sur les flux migratoires signé entre Paris et un pays africain (Cap-Vert, Gabon, République démocratique du Congo, Tunisie, Ile Maurice) dont trois de l'Uémoa (Sénégal, Bénin et Burkina Faso).

Trois autres accords sur la gestion négociée des flux migratoires sont en négociation, avec l'Egypte, le Cameroun et toujours le Mali, avec qui les négociations ont connu un nouvel échec cette semaine. Mais selon Brice Hortefeux, « en réalité 95% des points ne posent plus problème » avec Bamako.

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