30 juin 2009

Sommet de l’UA : Le cirque de Syrte

Source : lobservateur.bf (Article publié le 30 juin 2009)

 

C’est en Libye que se tient le prochain sommet de l’Union africaine (UA). Chez Mouammar Kadhafi, qui n’espérait certainement pas mieux. Car c’est Madagascar qui devrait abriter cette grand-messe des chefs d’Etat du continent noir. Mais, pour des raisons évidentes de crise politique, le guide libyen s’était proposé d’accueillir cette rencontre ; il en a vraiment les moyens.

 

 

1.Kadhafi.jpgCe richissime bédouin va donc recevoir sous sa tente certains de ses affidés pour tenter, encore une fois de plus, de leur faire avaler sa pilule des Etats-Unis d’Afrique. Déjà, au Conseil des Ministres en prélude au sommet, Kadhafi qui s’est fait attendre, a, comme à son habitude, fait dans l’improvisation pour ne pas dire dans la digression, obsédé qu’il est par sa volonté d’imposer coûte que coûte, vaille que vaille, sa vision de l’unité africaine.

 

L’homme est réputé pour ses frasques et ses comportements ubuesques, et il n’hésite pas, partout où il passe, à se faire remarquer. Et maintenant qu’il est chez lui, Kadhafi ne manquera certainement pas de faire subir à ses convives des numéros de cirque plutôt agaçants. Pourtant, les sujets sérieux à débattre et de grande importance ne manqueront pas sous ce chapiteau de Syrte.

 

Il y a, par exemple, la sempiternelle question de la bonne gouvernance, toujours au stade des beaux discours que l’on nous sert au détour de moult fora, l’alternance démocratique (une véritable vue de l’esprit dans bien de contrées, il faut le dire), des constitutions qu’on tripatouille par-ci, des coups d’Etat perpétrés par-là. Et le président de la Commission de l’UA, Jan Ping, de marteler qu’en l’espace de 40 ans, 31 chefs d’Etat ont été assassinés.

 

En faisant cette remarque, Jan Ping entend probablement marquer son souci de voir les choses changer pour une accession au pouvoir, autrement que par coup de force. Kadhafi peut donc encore renvoyer aux calendes grecques son fameux projet d’Etats-Unis d’Afrique (un rêve que le guide libyen ne veut absolument, pas abandonner), surtout que ses homologues, in petto, n’en ont cure ; en tout cas pas d’Etats-Unis à la Kadhafi. Ainsi donc « chassez le naturel, il revient au galop », nous enseigne le proverbe.

 

C’est dire que le colonel Kadhafi a tout le loisir de bousculer les règles de bienséance et les usages protocolaires pour s’adonner à son jeu favori, prendre intempestivement la parole ou adresser des pics à ses contradicteurs, quitte à être boudé, comme c’est déjà arrivé : on se souvient qu’à la conférence de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD) tenue à Cotonou au Bénin en 2008, alors que c’est le président du Faso, Blaise Compaoré, qui exerçait la présidence de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le guide « éclairé » de la Libye avait, dans son discours, traité de tous les noms d’oiseaux cette institution sous-régionale et réclamé même sa suppression pure et simple ; ce qui avait donc déplu au chef de l’Etat burkinabè, qui avait boudé à l’époque le dîner auquel le plus fortuné des bédouins avait convié ses hôtes.

 

A l’ouverture du Conseil des Ministres des Affaires étrangères préparatoire au sommet de Syrte le week-end dernier, l’hôte libyen s’est encore fendu de propos pour le moins inattendus : il a réclamé urbi et orbi la suppression des organes des grands ensembles sous-régionaux. Décidément, cet homme ne finit pas de surprendre… désagréablement. Alors qu’il y a plus sérieux que son cirque !

 

Agnan Kayorgo


 

lobservateur

SORTIE DE CRISE AU NIGER : Les trois scénarios catastrophes

Source : lepays.bf (Article publié le 30 juin 2009)

 

 

 

1.mamadoutandja.jpgEntendre la mésaventure du président du Honduras, ces jours-ci, on ne peut manquer d’établir le parallèle avec Mamadou Tandja, le Nigérien. Et pour cause, tous les deux ont manifesté le même entêtement à taillader une constitution, dans le but de la rendre à leur propre mesure, alors que leurs compatriotes, jalousement, tenaient à la garder intacte. Il en a résulté pour le président Zélaya ce que à présent tout le monde sait : il a été pris manu militari et expatrié à son corps défendant au Costa Rica. De son nouveau pays d’exil, il crie au non respect de la Constitution et continue de croire dur comme fer qu’il est toujours le président légitime du Honduras qui l’a vomi. C’est de bonne guerre.

 

Mais cela fait sourire. Le président nigérien, dans le combat qui l’oppose à son propre peuple au sujet de son projet de réforme de la loi fondamentale du pays, loin de fléchir, a tendance à se durcir. Il s’est octroyé depuis peu les galons d’un dictateur et ne régit à présent que par ordonnances et décrets. Cela lui sied d’ailleurs comme un gant, puisqu’il a réussi la prouesse de faire le vide autour de lui : opposition, société civile, Assemblée nationale et même ses propres partisans n’y auront vu que du feu. Et désormais, silence, le maître règne. Mais sur qui, en réalité ? Excepté de zélés thuriféraires qu’il aura pris soin de façonner pour le service de sa propre cause, on se demande qui, aujourd’hui, au Niger, est satisfait des entêtements excentriques du maître de Niamey.

 

Les Nigériens, parce qu’ils manifestent tant d’amour pour la légalité des choses, méritent qu’on leur tire bien bas le chapeau. Jusqu’à l’heure actuelle, et en dépit des brimades et autres mesures impopulaires que leur aura imposées Tandja, ils auront su se montrer sereins et auront choisi de manifester leur mécontentement, en restant dans le cadre bien défini de la légalité. Il faut le faire.

 

Au Honduras, le bras de fer n’aura pas connu la même longueur du temps. Et au final, c’est bien le président déchu qui regrette sans doute, mais un peu tard, certains écarts de conduite. La vigilance de l’armée aura eu raison de son obstination. Et justement, au Niger, on se demande à présent quelle position elle décidera d’adopter, d’autant que la société civile lui a instamment demandé de refuser de se soumettre au nouveau dictateur sahélien. Il faudra sans doute attendre les jours qui suivent pour le savoir.

 

Mais une chose dont on est sans doute déjà certain, c’est que Mamadou Tandja ne s’est pas mis en route pour s’arrêter en si bon chemin. Et c’est ce qui inquiète le plus. Mais pas tout le monde. Car le silence assourdissant de la communauté internationale étonne au plus haut point. L’ancienne métropole par exemple, observe et compte les coups, mais on le sait, tant que l’uranium ne sera pas vraiment menacé, elle ne pipera mot. Là aussi c’est de bonne guerre. Mais c’est que ce qui a cours au Niger risque d’avoir plusieurs issues possibles.

 

L’entêtement de Tandja peut se révéler payant. L’homme sort victorieux de tout le monde, réussit son passage en force et met sous coupe réglée adversaires et partisans. Mais, il peut aussi échouer : lassés autant qu’irrités, les militaires nigériens peuvent lui réserver le châtiment infligé il y a une dizaine d’années seulement à son prédécesseur Maïnassara. Ou encore, ils peuvent décider de l’exporter sur quelque désert où il pourra à loisir, méditer sur les concepts de "respect", "peuple" et "constitution".

 

Mais à supposer que l’un de ces scénarii se passe réellement, il est fort à parier que des condamnations fuseront de toutes parts, se montrant plus acerbes les unes que les autres. A se demander de quelle utilité elles seront, puisque intervenant avec l’urgence du médecin qui surgit après le décès du patient.

 

Par Jean Claude KONGO

PRESIDENTIELLE EN GUINEE-BISSAU : Campagne sanglante, scrutin calme

Source : lepays.bf (Article publié le 30 juin 2009)

 

 

2.guineebissau.jpgLe dimanche 28 juin à 17 heures, on a poussé un ouf de soulagement en Guinée-Bissau. Le premier tour du scrutin présidentiel s’est déroulé dans un calme presque céleste après l’ouragan sanglant qui a dévasté le paysage politique lors de la campagne électorale. Un ouragan dont les coups de foudre ont emporté certains candidats dont Baciro Dabo et Helder Proença, assassinés le 5 juin dernier. Un calme encourageant quant à la suite du processus de stabilisation du pays, même si la participation de la population à l’élection a été assez timide. On peut d’ailleurs difficilement leur en vouloir car la pièce qu’ont jusque-là jouée les acteurs de la scène politique, n’avait rien d’excitant pour les mettre en confiance quant à leur sécurité. Mais le vote des 600 000 Bissau-Guinéens a suffi pour valider l’élection qui devra, en principe, par ses résultats, remettre le pays sur les rails de la stabilité et de la paix. A moins que tous les candidats se proclament gagnants. Ce qui, à coup sûr, renverra le processus de stabilisation aux calendes guinéennes.

 

En effet, il est possible de constater de par le monde que les contestations post-électorales passent rarement par le tapis rouge de la légalité. L’exemple de l’Iran, du Zimbabwe, pour ne citer que ceux-là, sont des illustrations de ce qui pourrait arriver en Guinée-Bissau si les perdants n’ont pas la délicatesse et la courtoisie d’être de bons perdants. Mais il le faut parce que la Guinée-Bissau a assez pleuré des larmes de sang. Cette petite portion de la terre africaine a assez accueilli en son sein des corps chaudement fauchés par les balles brûlantes des armes à feu. Il le faut parce que pendant la guerre de libération du pays, les Bissau-Guinéens savaient qu’ils étaient fauchés par les armes du colon pour que les générations futures n’aient pas à courber éternellement l’échine.

 

Mais aujourd’hui, ceux qui sont six pieds sous terre savent-ils pourquoi ils perdent leur vie par les armes tenues par des mains frères ? Autant de raisons qui doivent amener les acteurs de la classe politique bissau-guinéenne à mettre en scène un scénario moins tragique. Et la communauté internationale, qui a financé la campagne électorale à hauteur de 5,1 millions d’euros, doit encore plus s’impliquer, notamment à travers la lutte contre les narco-trafiquants. Véritables gangrènes de la société bissau-guinéenne, ils musellent les dirigeants avec les baillons et la camisole de l’argent de la cocaïne pour ensuite sectionner le talon d’Achille du développement du pays que sont les jeunes, principales proies de la drogue.

 

Mais avant d’en arriver là, le souci immédiat est que le processus de stabilisation arrive à bon port, et même si en cours de chemin, quelques candidats veulent protester, qu’ils le fassent dans la légalité pour qu’enfin, en Guinée-Bissau, les vivants vivent dans la sérénité et que les morts reposent en paix.

 

Par Abdou ZOURE

29 juin 2009

Mamadou Tandja : Jupiter rend fou ceux qu’il veut perdre

Source : lobservateur.bf (article publié le 29 juin 2009)

 

« Personne ni rien n’arrêtera le président nigérien Mamadou Tandja dans sa course effrénée pour se maintenir au pouvoir en faisant fi de la légalité constitutionnelle de son acte », avons-nous écrit à plusieurs reprises. L’évolution de la situation au Niger confirme cette assertion. En effet, le Parlement, majoritairement hostile à l’idée d’un troisième mandat, a été dissous par le chef de l’Etat en vertu de ses prérogatives.

 

 

http://www.lexpress.fr/medias/246/niger-sarkozy_293.jpg

Lors de la visite du président français, Mamadou Tandja avait affirmé ne pas avoir l'intention de modifier la constitution pour se maintenir au pouvoir.

 

 

La Cour constitutionnelle, qui veille à la constitutionnalité de la loi, n’est pas passée par quatre chemins pour émettre un avis défavorable à son projet. L’homme fort de Niamey, furieux, a durci le ton et bandé les muscles dans un discours radiotélévisé à la Nation dans lequel il a indiqué qu’il n’est nullement tenu par la décision de la cour constitutionnelle, ce, en vertu de l’article 49 de la Loi fondamentale qui stipule que "le président de la République peut, après avis de l’Assemblée nationale et du président de la Cour constitutionnelle, soumettre tout texte qui lui paraît devoir exiger la consultation directe du peuple, à l’exception de toute révision de la présente Constitution, qui reste régie par la procédure prévue au titre XII". Or il se trouve que, dans ladite procédure, l’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au président de la République et aux membres de l’Assemblée nationale. Et puisque le Parlement n’existe pas, Tandja reste seul maître à bord pour conduire à bon port son initiative malgré les tempêtes qui viennent de toutes parts.

 

Et ce n’est pas tout. Le colonel Tandja vient de sortir l’artillerie lourde, en annonçant vendredi dernier dans un nouveau message à la Nation, qu’il prenait des « pouvoirs exceptionnels » que lui confère l’article 53 de la Constitution et qu’il allait désormais gouverner par décrets et ordonnances, puisque « le gouvernement et le président sont contrariés dans leurs actions faute d’instruments juridiques ». Il va donc « utiliser tous les pouvoirs que lui confère la loi pour diriger correctement le pays et préserver l’intérêt supérieur du Niger ». Une sorte d’Etat d’urgence pour conduire les affaires du pays en mettant entre parenthèses les institutions républicaines. Les pouvoirs législatif et judiciaire ainsi muselés, il ne reste plus que l’Exécutif et son chef, Mamadou Tandja, qui veut montrer aux Nigériens que « L’Etat, c’est moi ».

 

Face à la situation, l’opposition appelle l’armée et la police à désobéir. Il n’est pas sûr que cet appel à la désobéissance soi observée par les intéressés. Mais, dans un contexte de blocage comme celui-là, un militaire hardi sortirait du rang pour renverser l’obstiné Tandja qu’on pourrait parler de ces fameux "coup d’Etats salvateurs" (dix Laurent Bado). On se demande à la fin pourquoi il a foncé droit dans le mur. N’est-ce pas parce que Jupiter rend fou ceux qu’il veut perdre ? On a bien peur que cette histoire, qui rappelle la paralysie du pays en 1996, laquelle a amené le coup d’Etat d’Ibrahim Baré Maïnassara, finisse mal pour Mamadou Tandja et son régime.

 

 

lobservateur

Moumouni Dagano : Bolton ou Saint-Etienne ?

Source : fasozine.com (Article publié le 29 juin 2009)

Moumouni Dagano

Au cours d’une récente discussion informelle, le goléador burkinabè n’avait pas caché son envie de « relancer sa carrière par un projet sportivement plus intéressant qu’Al Khor » précisant « avoir des contacts avec certains clubs qui vont déterminer la suite de ses vacances ».


Bolton wanderers qui a terminé 13e au cours de la saison 2008-2009 et qui a vu passer des joueurs prestigieux comme les français Nicolas Anelka, Bruno Ngotty , Youri Djorkaeff  , l’espagnol Fernando Hierro , le japonais Hidetoshi Nakata , le nigérian Jay Jay Okocha et le sénégalais El Hadj Diouf a clairement fait part de son intérêt depuis plusieurs semaines pour le meilleur buteur des éliminatoires combinées CAN/Coupe du Monde 2010 .


Pour espérer s’attacher les services de Dagano, Gary Megson devra casser la tirelire pour convaincre les dirigeants qatari et l’entraineur français de Al Khor, Bertrand Marchand de libérer l’international une année avant la fin de son contrat.


Momouni Dagano suscite aussi l’intérêt des clubs français de Saint Etienne et de Lorient. Le championnat français ne lui est pas étranger : il a baladé sa masse athlétique impressionnante sur le front de l’attaque de Guingamp et de Sochaux. Il avait quitté le Doubs emportant dans ses bagages une relique de la coupe de France, remportée face à l’Olympique de Marseille et le souvenir d’un but magnifique salué par l’ancien président français Jacques Chirac (Fasozine.com vous propose de revivre les temps forts de cette finale avec notamment l’égalisation de Dagano)

UNESCO: Les Ruines de Loropéni sur la liste du patrimoine mondial

Source : lobservateur.bf (Article publié le 29 juin 2009)

 

Les ruines de Loropéni, dans le sud-ouest du Burkina Faso, ont été inscrites le vendredi 26 juin au patrimoine mondial de l’Unesco. Cette décision a été annoncée dans l’après-midi par le Comité du patrimoine mondial, réuni à Séville (Espagne), au cinquième jour de sa session annuelle, qui se réunit jusqu’à mardi.

 

Ainsi, Loropéni a une « valeur universelle exceptionnelle ». En l’inscrivant sur sa liste, l’UNESCO adopte la déclaration de valeur suivante : « Les spectaculaires et mémorables ruines consistent en de hauts murs impressionnants de moellons de latérite, allant jusqu’à 6m de haut, entourant un grand établissement abandonné, sont les mieux préservés parmi les dix forteresses similaires que comporte la région du lobi, et font partie d’un plus grand ensemble d’une centaine d’enceintes en pierre. Elles semblent refléter la puissance et l’influence du commerce transsaharien de l’or et ses liens avec la côte Atlantique.

 

De récentes fouilles ont permis des datations au Carbonne 14 suggérant que les murs d’enceintes de Loropéni remontent au moins au XIe siècle de notre ère et que le site a connu une période florissante entre le XIVe et le XVIIe siècle, plaçant le site au cœur d’un réseau de constructions ».

 

L’ouvrage est inscrit au patrimoine mondial au titre du critère III, c’est-à-dire qu’il est un site qui apporte « un témoignage unique ou du moins exceptionnel sur une tradition culturelle ou une civilisation vivante ou disparue ». Pour l’UNESCO, « Loropéni est l’exemple le mieux préservé d’un type d’établissement fortifié dans une vaste région de l’Afrique de l’Ouest, associé à la tradition de l’extraction de l’or, qui semble avoir persisté pendant au moins sept siècles.

Etant donné sa taille et sa portée, Loropéni reflète un type de structures assez différent des villes fortifiées de l’actuel Nigeria, ou des villes du Haut-Niger qui s’épanouirent dans les empires du Ghana, du Mali et du Songhaï. Elles peuvent donc être considérées comme un témoignage exceptionnel d’un type d’établissement généré par le commerce de l’or ». En Afrique, d’autres sites ont été inscrits au titre du même critère III. On peut citer, par exemple, les Palais Royaux à Abomey au Bénin et le site du Great Zimbabwe.

 

http://www.linternaute.com/voyager/magazine/selection/100-lieux-majestueux-a-decouvrir-avant-qu-il-ne-soit-trop-tard/image/ruines-loropeni-burkina-faso-320577.jpg

Vue aérienne des ruines de loropéni.

 

Après Loropéni, d’autres sites ont été également inscrits au patrimoine mondial :


- le palais Stoclet à Bruxelles ;
- la Tour d’Hercule de l’Espagne ;
- le pont-canal et le canal de Pontcysyllte au Pays de Galles (Royaume-Uni) ;
- la ville cap-verdienne de Cidade Velha ;
- les salines des Salins-les-bains, dans l’est de la France ;
- Les villes horlogères de La Chaux-de-Fonds et Le Locle, en Suisse ;
- la Montagne sacrée de Sulamain-Too du Kirghizistan ;
- le système hydraulique historique de Shushtar (Iran)
- les Tombes royales de la dynastie Joseon (République de Corée) ;
- le réseau de réserves du récif de la barrière de Belize, en Amérique centrale ;
- le Parc national de los Katios en Colombie.

 

Des déceptions

 

L’œuvre architecturale et urbaine du Français d’origine suisse Le Corbusier, répartie sur plusieurs pays (Allemagne, Argentine, Belgique, France, Japon et Suisse) n’a pas été retenue par le comité samedi. La ville ivoirienne de Grand-Bassam a été renvoyée au pays pour compléments d’informations.

 

Toutefois la plus grande décision de cette année reste l’exclusion de la vallée de l’Elbe à Dresde (Allemagne). Elle a été exclue jeudi de la liste du patrimoine mondial de l’Unesco ; cette décision, largement attendue après un avertissement lancé à la ville en raison d’un projet de construction de pont routier en centre ville, est la toute première adoptée non par consensus comme ce fut le cas pour le site d’Oman mais par vote. Il y avait, sur 19 voix exprimées, 14 bulletins en faveur de l’exclusion.

 

Le Comité du patrimoine mondial, réuni jusqu’au 30 juin à Séville pour sa 33e session et présidé par María Jésus San Segundo, Ambassadrice Déléguée permanente de l’Espagne auprès de l’UNESCO, va poursuivre l’inscription de sites et examiner l’état de conservation de biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial. Au jour d’aujourd’hui, une douzaine de sites dont deux africains ont été inscrits. Les trois pays qui compétissaient pour la première fois (Burkina Faso, Cap-Vert et Kirghizistan) ont réussi leur examen. La délégation burkinabé rentre à Ouagadougou le mercredi 1er juillet 2009 à 19h 45.

 

Lassina Simporé

 

lobservateur

 

28 juin 2009

Burkina-Usa: Welcome Mrs Brown!

Source : fasozine.com (Article publié le 25 Juin 2009)


Le président américain Barack Obama a nommé Madame Gayleatha Beatrice Brown comme ambassadeur des Etats Unis au Burkina Faso . Diplomate chevronnée, Mme Brown qui était précédemment ambassadeur au Benin succède à Jeanine Jackson arrivée en fin de mission en mars dernier .


 

Spécialiste des questions de développement - Mme Brown a travaillé à l'agence pour le développement international des Etats Unis ( USAID) - Elle est aussi rompue aux questions financières et économiques puisqu'elle a occupé , tour à tour , les fonctions de Représentant de l'Officier chargé des affaires économiques à l'ambassade américaine à Paris , officier chargé des finances à Abidjan et chef de bureau en charge des négociations du crédit d'exportation à la banque Export-Import des Etats-Unis .


Son "high'' profil d'économiste n'est sans doute pas étranger à sa nomination au Burkina Faso . Elle pourra ainsi veiller à la bonne utilisation des fonds alloués par son pays dans le cadre du « Millennium Challenge Account » pour la réduction de la pauvreté au Burkina .


Membre honoraire du Rotary , tres active sur le plan social et caritatif , Mme Brown avait crée au Bénin le "club des amis" du Centre national hospitalier et universitaire et Hubert Koutoukou Maga .


Polyglotte ( anglais , francais , swahili ) ,passionnée de poésie , de Gospel et de musique classique , la diplomate américaine est attendue dans les prochaines semaines à Ouagadougou .


Chercheur en relations internationales au niveau doctoral de l'université John Hopkins de Washington , titulaire d'une licence et d'une maitrise avec mention de l'université Howard , Gayleatha Brown connait le continent pour avoir servi dans de nombreux pays africains : Afrique du Sud , Zimbabwé , Tanzanie , Cote d'ivoire et tout récemment le Bénin .

 

Par Samori NGANDE

Etats-Unis Michael Jackson : les causes de la mort sont encore incertaines



Des fans de Michael Jackson ont déposé des couronnes de fleurs en hommage au chanteur disparu, devant le batiment de l'Institut médico légal de Los Angeles.( Photo : Phil McCarten/ Reuters )

Des fans de Michael Jackson ont déposé des couronnes de fleurs en hommage au chanteur disparu, devant le batiment de l'Institut médico légal de Los Angeles.
( Photo : Phil McCarten/ Reuters )


Il faudra attendre encore quelques semaines avant de savoir précisément quelles sont les causes de la mort de Michael Jackson. Le porte-parole de l'Institut médico-légal a cependant annoncé que les médecins n'avaient trouvé sur le corps du chanteur aucun signe de "traumatisme" ou de violence. Selon ses proches, le chanteur était un consommateur important de médicaments et son médecin personnel a disparu.

Avec notre correspondante à Washington, Donaig Le Du


L’autopsie réalisée vendredi sur le corps de Michael Jackson n’a pas permis de déterminer la cause de sa mort, a indiqué le médecin légiste de la police de Los Angeles, au cours d’une conférence de presse retardée à deux reprises dans l’après-midi de ce vendredi. Les autorités veulent procéder à des analyses toxicologiques, avant de pouvoir se prononcer. Cela pourrait prendre de quatre à six semaines.

 

L'enquête scientifique relance les rumeurs ici sur le décès du chanteur. Michael Jackson prenait des médicaments ; son médecin personnel, qui se trouvait à ses côtés au moment de l’accident, et qui l’a accompagné jusqu’à l’hôpital, a d’ailleurs pris la poudre d’escampette après l’annonce de la mort du chanteur. Sa voiture a été saisie par la police. Plusieurs sources dans la presse américaine affirment qu’il aurait injecté un dérivé de morphine à Michael Jackson, quelques minutes avant qu’il ne fasse un arrêt cardiaque.

 

Michael Jackson aurait-il succombé à une overdose ? Tout porte à croire en tous cas qu’il n’y avait déjà plus d’espoir lorsque les secours sont arrivés.

 

L'appel reçu par Police Secours, reçu jeudi à midi et demi, en témoigne. « Il ne respire plus, explique l’interlocuteur, on tente de le ranimer mais il ne réagit pas. »

Madagascar : Andry Rajoelina teste son costume présidentiel

Source : rfi.fr (Article publié le 27 juin 2009)

 

Andry Rajoel, le Président de la transition malgache.( Photo : RFI )

Andry Rajoel, le Président de la transition malgache.
( Photo : RFI )

 

Andry Rajoelina a présidé pour la première fois ce vendredi 26 juin, la fête nationale malgache, en tant que chef de la transition. Une fête célébrée dans une ambiance tendue en raison de la crise politique. Le discours d'Andry Rajoelina laissait entrevoir ses ambitions présidentielles mais peu de pistes pour une sortie de crise. Les partisans du président évincé Marc Ravalomanana ont fêté aussi de leur côté ce 49e anniversaire de l'indépendance du pays.

 

En huit minutes de discours en français, Andry Rajoelina a réussi le tour de  force de ne dire qu’une seule fois le mot « transition » pour annoncer que celle-ci « accompagnera la jeunesse

 

Mieux, il n’a jamais prononcé les mots « élections », alors que sa mission est de guider le pays vers un nouveau scrutin présidentiel, ou encore « négociations » alors que celles-ci sont au point mort.

 

Comme un président légalement élu


On en saura donc pas plus sur les perspectives de sortie de crise. En revanche, on a vu que Andry Rajoelina semblait se plaire dans son costume, il a parlé de développement et encouragé tous les Malgaches à prendre leur avenir en main pour en finir avec le système d’assistanat. Bref, on aurait cru entendre un président légalement élu.

 

Evoquant longuement l’indépendance dont on fêtait le 49e anniversaire, il a laissé entendre que le mouvement qu’il l’a porté au pouvoir était une nouvelle libération, mais que, privé de l’aide financière des bailleurs de fonds, le pays est quelque peu prisonnier de la situation de transition.

 

Ce vendredi, les diplomates qui plaident inlassablement pour le retour à l’ordre constitutionnel étaient absents des cérémonies.

27 juin 2009

Nigeria : Le Mend réplique à l'offre d'amnistie du président



http://www.france24.com/files_fr/story/nigeria-mend-m.jpg

Des rebelles du Mend préparant une attaque, dans le delta du Niger, le 17 septembre 2008.
(Photo : AFP)

 

Un porte-parole du Mend, un des groupes rebelles actifs dans le delta du Niger, réagit au micro de RFI à la proposition d'amnistie offerte jeudi 25 juin par le président. Selon les autorités, la période de grâce de 60 jours entrera en vigueur le 6 août et s'achèvera le 4 octobre pour tous ceux qui déposeront les armes et renonceront au militantisme. Pendant cette période, les forces de sécurité nigériannes devraient observer un cessez-le-feu. Les autorités nigériannes se sont également engagées à libérer Henry Okah qui est considéré comme le leader du Mend. Le but de cette offre d'amnistie est évidemment de mettre un terme à l'instabilité dans la zone pétrolifère du Delta.

 

Quelques heures après l'offre du président Yar'Adua ; RFI a joint le porte-parole du Mend, le Mouvement d'émancipation du delta du Niger. L'homme se fait appeler Tom et voici sa réaction à la proposition d'amnistie : « Le Mend ne répondra directement, car tout d'abord, le Mend ne pense pas que l'offre du président s'adresse à lui, mais aux groupes criminels. Les gangs armés, les braqueurs de banque, les violeurs, ceux qui commettent des kidnappings pour avoir de l'argent. Le président aurait dû aborder les problèmes de fond pour lesquels les combattants de la liberté ont pris les armes ».

 

« L'un de ces problèmes, poursuit le porte-parole du Mend, c'est le contrôle et la répartition de nos ressources. Nous réclamons entre autres un fédéralisme fiscal. Le président ne mentionne pas non plus la force militaire conjointe déployée dans le delta. Il ne dit pas si elle va être retirée et si des mesures seront prises pour punir les membres de cette forces qui ont commis de nombreuses atrocités dans la région. Touites ces questions n'ont pas été évoquées, c'est pour cela que nous ne pensons pas que cette offre s'adresse à nous et le Mend n'y répondra pas officiellement ».

 

RFI : Pour l'heure, le Mend estime qu'il n'est pas concerné par cette offre d'amnistie car elle ne prend pas en compte les problèmes de la région. Mais est il déjà engagé dans des discussions avec le gouvernement ?

 

Porte-parole du Mend : « Nous n'avons pas encore commencé les discussions directes avec le gouvernement. S'il veut discuter, il doit s'adresser en premier lieu à Henry Okah. Si Henry Okah est relâché, s'il nous rejoint et s'il nous demande de déposer les armes alors oui, nous prendrons cette demande en considération. Car nous le respectons en tant que leader. Ils doivent donc d'abord parler avec lui. Nous les combattants nous sommes dans l'attente, et nous faisons ce que nous avons à faire pour mettre la pression sur le gouvernement. Nous sabotons l'économie en faisant en sorte que les exportations de pétrole et de gaz tombent à zéro. C'est cela qui fait que le gouvernement nous prend au sérieux. Comme vous le savez, la plupart des dirigeants africains, des despotes africains ne comprennent pas le dialogue. Donc nous les combattants de terrain nous n'avons pas d'autre choix que l'usage de la force. Si le gouvernement veut discuter il doit le faire avec Henry Okah qui est actuellement en détention ».

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