05 juillet 2009

Honduras : La crise politique s'accentue



Au Honduras, malgré le vote à l'unanimité de l'OEA (Organisation des Etats américains) et de l'ONU demandant le retour de l'ordre constitutionnel, malgré les pressions des Etats-Unis, qui ont suspendu 300 millions de dollars de prêts (215 millions d'euros), et les pressions diplomatiques de pratiquement tous les pays qui ont rappelé leur ambassadeur, le secrétaire général de l'OEA Jose Miguel Insulza estime qu'il sera difficile de changer les choses en quelques jours. Jose Miguel Insulza affirme par ailleurs que la destitution du président du Honduras, Manuel Zelaya, est « un coup d'Etat militaire ». De son côté, la Cour suprême a déclaré auparavant que la destitution de M. Zelaya était « irréversible ».


Jose Miguel Insulza, le secrétaire général de l'Organisation des Etats américains (OEA), à l'aéroport international de Tegucigalpa, le 3 juillet 2009. ( Photo : Dennis Montenegro/ Reuters )

Jose Miguel Insulza, le secrétaire général de l'Organisation des Etats américains (OEA), à l'aéroport international de Tegucigalpa, le 3 juillet 2009. ( Photo : Dennis Montenegro/ Reuters )

 

Les deux présidents du Honduras campent sur leurs positions. Manuel Zelaya, depuis son exil au Salvador, a annoncé qu’il planifiait son retour au Honduras dès que Jose Miguel Inzulsa, le secrétaire général de l’OEA, aura terminé sa visite à Tegucigalpa. Il espère que les négociations permettront de convaincre les putschistes de céder le pouvoir.

 

Jose Miguel Inzulsa a prévu des réunions avec les autorités de la Cour suprême, du ministère public et du Congrès. Il devrait également se réunir avec les membres de l’opposition qui soutiennent Manuel Zelaya.

 

L’autre président, Roberto Micheletti, a proposé pour sortir de la crise politique d’avancer les élections de novembre prochain, et a réaffirmé qu’il n’était pas question d’accepter l’ultimatum de l’OEA qui exige la restauration de l’ordre constitutionnel. Soutenu par des milliers de manifestants qui sont descendus dans la rue, Roberto Micheletti a prévenu que si Miguel Zelaya rentrait au Honduras, il serait arrêté et mis en prison.

 

Par Patrice Gouy

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