14 décembre 2009

Affaire Norbert Zongo

L'observateur paalga          13 décembre 2009


Une marche pour la réouverture du dossier

 

Très tôt le matin, les militants du Collectif des organisations démocratiques de masse et de partis politiques (CODMPP) et les partisans de la justice dans notre pays se sont retrouvés au cimetière de Gounghin pour se recueillir sur la tombe de Norbert Zongo, en ce triste anniversaire du drame de Sapouy.

 

 

Norbert Zongo.gifDe là, ils se sont retrouvés à la place de la Nation pour entamer une marche de plusieurs kilomètres à travers le centre-ville. Jalonnée par des arrêts, des chants et des slogans pour faire le procès des présumés assassins de Norbert Zongo, cette randonnée a connu la participation de milliers de marcheurs.

 

Le meeting, quant à lui, a été le lieu et la tribune offerts aux organisations démocratiques du Collectif de revenir sur l’événement du 13 décembre 1998 et son corollaire.

 

En effet, de l’UGEB au G-14, en passant par l’AJB et le CODMPP, ils étaient tous convaincus qu’il faut rouvrir le dossier Norbert Zongo. C’est ainsi que Moumouni Derra, président de l’UGEB, dans la “déclaration sur les arrestations des élèves à Ouagadougou et ses environs”, le 7 décembre dernier, a condamné ces agissements des forces de l’ordre.

 

C’était le 6 décembre 2000 que “le jeune Flavien Nébié, alors âgé de 12 ans, a été assassiné à Boussé, alors que les élèves de la localité manifestaient dans le cadre des activités du Collectif pour réclamer vérité et justice pour Norbert Zongo et ses trois compagnons”. C’est dans la commémoration de ce triste anniversaire que ces 22 élèves ont été arrêtés.

 

Pour le CODMPP, la cause réelle de ces manifestations est la culture de l’impunité qui a été érigée en système de gouvernance. Ce qui fait que jusqu’à ce jour, il n’y a ni justice ni vérité pour Henri Sebgo et pour Flavien Nébié.

 

C’est ainsi que les membres du Collectif et leurs militants et sympathisants réclament :


- la libération immédiate et sans conditions des élèves arrêtés ;


- la réouverture du dossier Norbert Zongo pour la manifestation de la vérité et de la justice ;


- le jugement et le châtiment des assassins et des auteurs des crimes économiques et de sang.

 

Dans cette optique, Me Bénéwendé Sankara, au nom du G-14, et Chrysogone Zougmoré, le président du Collectif, mettent en garde le régime actuel contre le tripatouillage de la Constitution qui se profile à l’horizon et ce, après avoir fait la peinture de la situation sociale et politique nationale. Situation guère reluisante du fait de la mauvaise gouvernance du pouvoir de la IVe République.

 

Ils appellent alors les militants à poursuivre le travail de sensibilisation et de mobilisation des populations. C’est seulement ainsi que “les assassins de Norbert Zongo et leurs commanditaires seront arrêtés”, a martelé M. Zougmoré.

 

Mohamed Arnaud Ouédraogo (Stagiaire)

 

 

lobservateur

NIGER

L'opposition manifeste pour le départ de Tandja

 

Jeune Afrique          14 novembre 2009

 

Des dizaines milliers de manifestants ont réclamé dimanche à Niamey le départ du président Mamadou Tandja qui a obtenu par un référendum controversé de rester au pouvoir jusqu'en 2012, a constaté un journaliste de l'AFP.


Tandja avait obtenu par un référendum contesté, en août, une prolongation de son mandatTandja avait obtenu par un référendum contesté, en août, une prolongation de son mandat© AFP


 

 


"Jour J-9 pour Tandja", "Abas les usurpateurs du pouvoir !", Alternance oui", ont scandé les manifestants, munis de banderoles et de pancartes hostiles au régime.

 

"C'est un signal fort du peuple pour signifier à M. Tandja que le délai légal de son dernier mandat prend fin le 22 décembre", a déclaré Issoufou Assoumane, un des principaux chefs de l'opposition lors d'un rassemblement devant le siège du Parlement.

 

La manifestation avait lieu à l'appel de la Coordination des forces démocratiques pour la république (CFDR), une coalition de partis politiques, d'organisations de défense des droits de l'Homme et de syndicats dénonçant le "coup d'Etat" du président Tandja.

 

Certains manifestants brandissaient des portraits des principaux opposants, comme l'ex-Premier ministre Hama Amadou, le président du parlement dissous en mai Mahamane Ousmane et Mahamadou Issoufou, qui vivent à l'étranger.

 

Passage en force de Tandja


En exhortant la communauté internationale à maintenir la pression sur Niamey, les manifestants apportent leur soutien à la médiation ouest-africaine pour une sortie de crise.

 

Au lieu de se retirer à la fin de deux mandats consécutifs en décembre, Mamadou Tandja avait obtenu par un référendum contesté, en août, une prolongation de son mandat.

 

Pour pouvoir organiser ce référendum, il avait dissous le parlement et la Cour constitutionnelle, plongeant le Niger dans une grave crise politique.

 

Le 22 novembre des milliers de personnes avaient déjà manifesté dans la capitale pour exiger le départ de M. Tandja, lui demandant d'organiser des présidentielles démocratiques avant de se retirer.

Obama Nobel de la paix

L'observateur paalga          14 décembre 2009

 

Il faut pourtant faire la guerre

 

« Dire que la guerre est parfois nécessité n’est pas un appel au cynisme, c’est la reconnaissance de l’histoire, des imperfections de l’homme et des limites de la raison ». De la part du commandant en chef d’une superpuissance militaire, l’affirmation tombe sous le sens. Et pourtant, dans la bouche de cet homme-là, elle a quelque chose d’incongru.

 

 

Barack_Obama_0.jpgLui, c’est Barack Obama, président démocrate des Etats-Unis d’Amérique, à Oslo alors qu’il recevait jeudi, le prix Nobel de la paix. Ainsi, celui qui vient d’envoyer pas moins de 30 000 boys sur le champ de bataille a choisi le parti d’assumer son treillis de chef de guerre, pour recevoir les lauriers de la paix. Et voilà qu’il se retrouve sur le même piédestal que des personnalités comme Nelson Mandela et Martin Luther King.

 

Vouloir la paix dans le monde et faire pourtant la guerre, c’est le grand paradoxe de ce Nobel de la paix 2009, qui, avec une profonde gratitude et une grande humilité, a reçu les honneurs que bon nombre de ses contemporains lui contestent.

 

Qui veut la paix, prépare la guerre, me direz-vous. Obama en est la preuve vivante, lui qui se trouve malencontreusement engagé dans deux conflits meurtriers auxquels il n’est pas près de mettre fin. Mais la fin justifiant les moyens, le président américain s’est fait l’apôtre de la guerre pour la bonne cause, préserver la paix.

 

Espérons seulement qu’une fois à la Maison-Blanche, ces lauriers rappelleront à leur titulaire, que la paix c’est surtout une mentalité, un comportement à la portée de l’homme le plus puissant de la planète.

 

 

lobservateur

Allégement de la dette ivoirienne

L'observateur paalga          14 décembre 2009

 

Coup de pouce électoral pour Gbagbo

 

La France a annulé, ce mercredi, 250 milliards de F CFA de la dette ivoirienne envers elle, et en a rééchelonné largement le payement de ce qu’il en reste, cela, comme prime à la bonne gestion, Abidjan ayant passé haut la main en mars l’examen d’éligibilité à l’initiative du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale en faveur des Pays pauvres très endettés. “C’est un jour très agréable pour la Côte d’Ivoire”, a déclaré Charles Diby Koffi, ministre ivoirien de l’Economie et des Finances.

 

 

LG.jpgSurtout pour le présidentiable sortant, Laurent Koudou Gbagbo, oui. Car si les crises économiques et les soubresauts sont souvent imputés et donc préjudiciables aux gouvernants, politico-électoralement notamment, les bonnes nouvelles, pour ne pas dire les événements heureux, leur sont favorables, particulièrement quand ils surviennent à un jet de pierre d’un scrutin.

 

La France aurait donc voulu booster ainsi la réélection du “Boulanger” qu’elle n’aurait pas trouvé meilleur moment pour faire ce cadeau à la Côte d’Ivoire, dont le ministre de l’Economie et des Finances a assuré de la détermination “à affecter prioritairement les ressources issues de ces allégements de la dette au financement des dépenses propauvres et des projets d’infrastructures de base...”. Lors de la cérémonie y relative, l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, S.E.M. Jean-Marc Simon, s’est réjoui, pour sa part, de la qualité des relations entre les deux pays.

 

A défaut d’avoir pu rompre avec la Françafrique, Sarkozy aura au moins réussi à tourner la page, tumultueuse, des rapports franco-ivoiriens, franco-rwandais sous Chirac, après avoir éteint son propre incendie franco-gabonais sous Bongo père. Pour insister sur le retour de la lune de miel entre Paris et Abidjan, Jean-Marc Simon a d’ailleurs promis que la dette dont le remboursement a été différé, 990 milliards de CFA s’il vous plaît, “ferait l’objet d’une annulation très importante au moment où la Côte d’Ivoire aura atteint le point d’achèvement de l’initiative PPTE...”

 

C’est dire que le pays de Gbagbo, s’il veut obtenir davantage, doit appliquer, sans dérapage, son programme de réformes économiques et sociales, un exercice momentanément difficile pour lui, période même préélectorale, plutôt propice aux revendications syndicales, oblige.

 

Les Etats-Unis, il y a deux mois et demi de cela, n’avaient-ils pas déjà annulé, au profit de la Côte d’Ivoire, des créances d’un montant de 98 milliards, libellés en quelle monnaie ?

 

Ajoutons à toutes ces bonnes nouvelles pour la Côte d’Ivoire, le Burkina et toute la sous-région que le Fonds européen de développement (FED) a signé, le lundi 7 décembre avec l’ex-Basse-Côte d’Ivoire, une convention de financement de 12, 87 millions d’euros, qui lui ont permis d’apurer définitivement ce qu’elle devait à la Banque européenne d’investissement (BEI). Vous l’aurez compris, les bailleurs de fonds et les partenaires au développement de la Côte d’Ivoire misent déjà sur la sortie de notre yaka (1) de la crise et sur son développement de plus belle.

 

Dommage pour le développement du Niger, voire de la sous-région, qu’alors que la Côte d’Ivoire reçoit des lauriers des bailleurs de fonds et des partenaires au développement pour bonne gestion, ce pays-là, par la faute de ses dirigeants, ne s’en attire, lui, que les foudres pour mauvaise gouvernance .

 

Ahl-Assane Rouamba


Notes : 1 - Voisin se dit yaka en mooré, langue des Mossis du Burkina

 

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