13 décembre 2009

ETATS-UNIS/MALI

Des instructeurs américains pour former l'armée malienne


RFI          12 décembre 2009


A Gao, dans le nord du Mali, des militaires américains sont à pied d'œuvre pour former leurs collègues maliens. Il s'agit de renforcer la capacité de l'armée malienne à lutter contre l'insécurité et le terrorisme. Mardi 8 décembre, al-Qaïda au Maghreb islamique a revendiqué le rapt du Français Pierre Camatte et de trois Espagnols enlevés fin novembre, respectivement au Mali et en Mauritanie, et c'est justement pour déloger l'organisation de la région que les Etats-Unis participent à la formation des militaires maliens.


Des militaires américains seront les instructeurs de l'armée malienne à Gao, dans le nord du pays.
REUTERS/Justin Sullivan  Par RFI

 

 

Tout un hôtel de Gao loué, les circuits internes du réseau internet installés, les matériels militaires visibles, les forces spéciales américaines sont là. Elles entraînent plus de deux heures par jour les troupes maliennes, notamment aux techniques de combat dans le désert et à des séances de tir.

 

Plus de 150 militaires maliens viennent d’achever un cycle de formation, et d’autres sont encore sur le terrain. Pour tous, les Américains ne le cachent pas, il s’agit de former des troupes d’élite afin de lutter contre les ennemis communs dans la bande sahélo-saharienne. A la tête de ces ennemis, les Américains ont placé Aqmi (al-Qaïda au Maghreb islamique).

 

Aujourd’hui, une stratégie se dégage. Washington qui n’a pas pu s’installer militairement dans la zone a donc décidé de donner les moyens à ses partenaires. Bamako a récemment reçu du matériel militaire américain et d’après nos informations, ce n’est pas terminé. Le Mali de son côté apprécie la coopération militaire avec les Etats-Unis et souhaite qu’elle se poursuive.

 

ANDRE BRINK / INTERVIEW

« L'ANC est devenu l'ennemi du peuple »

 

Jeune Afrique          12 décembre 2009

 

A l'occasion de la publication de ses Mémoires, l'écrivain sud-africain commente le débat francais sur l'« identité nationale ». Et évoque l'évolution de la nation Arc-en-Ciel. Interview.

 

 

André_Brink_Portrait.jpgEn janvier 2010, le romancier sud-africain André Brink publiera une ­longue autobiographie intitulée Mes bifurcations (Actes Sud). Plus qu’un déroulé chronologique des événements marquants de sa vie – son engagement contre l’apartheid, ses amours, la publication d’Une saison blanche et sèche, la libération de Mandela… –, il s’agit d’une série de courts essais sur l’enfance, l’écriture, la musique, la question raciale, ­l’Afrique du Sud, la France, l’amour. « Tant que cela restera possible, je parlerai, je ne pourrai pas, je ne voudrai pas me taire. Tant qu’il y aura des bifurcations en chemin, je serai heureux d’emboîter le pas à l’hérétique Don Quichotte et je les emprunterai », écrit-il en guise de conclusion. Rencontre à Paris avec un écrivain qui, quinze ans après la fin de l’apartheid, conserve toujours son sens critique.

 

Jeune Afrique : En tant que romancier francophile, que pensez-vous de la polémique qui a opposé Marie NDiaye au député français demandant un « devoir de réserve » aux écrivains salués par le prix Goncourt ?


André Brink : C’est déplorable. C’est le métier d’un écrivain que de porter un regard lucide, sans ambiguïté et sans compromis sur l’ensemble de la société. Vouloir imposer aux romanciers le respect des autorités et des attitudes conventionnelles acceptables, c’est lamentable. Je ne m’attendais pas à ce type d’attitude en France, qui pour moi représente toujours le pays de la liberté, de l’égalité, de la fraternité. Je me range entièrement aux côtés de Marie NDiaye, contre l’attitude myope des autorités. J’espère que ce député n’est qu’une voix solitaire. S’il y en avait d’autres, il y aurait des raisons de s’inquiéter.

 

Comment réagissez-vous à l’expression « identité nationale », portée sur le devant de la scène par les autorités françaises ?


Cette expression me rappelle un sentiment que l’on rencontre trop souvent en Afrique du Sud – et que l’on rencontrait surtout dans l’ancienne Afrique du Sud. Il s’agissait alors de définir l’identité des Afrikaners par opposition à l’identité des Noirs ou des Blancs de langue anglaise. Aujourd’hui, l’Europe entière ressent la nécessité de se redéfinir, notamment en raison de l’arrivée d’un grand nombre d’immigrés venus d’Afrique et d’ailleurs. Il est peut-être nécessaire de redéfinir l’« identité nationale ».

 

Il faut à mon avis étendre les frontières et élargir notre conception pour s’orienter vers une notion de l’identité qui soit plus accueillante.

 

Vous avez vécu à Paris dans les années 1960. Quel regard portez-vous sur la France d’aujourd’hui ?


Je n’ai pas une impression très plaisante. Ni très rassurante. Je ne peux pas juger, car je n’en sais pas assez, mais je constate que la France n’est pas allée assez loin pour comprendre et accueillir les autres. Elle s’est repliée sur des définitions anciennes et des opinions périmées. C’est pourtant une belle aventure que de vivre dans une société de plus en plus diverse, porteuse de riches défis créatifs. J’aurais aimé que la France s’exprime avec moins d’appréhension, avec plus de générosité et de compréhension.

 

Pour en venir à l’Afrique du Sud, vous avez été très critique envers Jacob Zuma. Votre avis n’a pas ­changé ?


Si, un petit peu. Car l’accession de Zuma au pouvoir l’a rendu un peu plus mesuré. Il est disposé à apprendre et à s’adapter à la situation. Auparavant, il donnait l’impression d’être quelqu’un d’assez myope, incapable de trouver des solutions aux énormes problèmes de l’Afrique du Sud. Mais il a démontré une réelle compréhension de la situation et une véritable volonté d’écouter ce qu’avaient à dire les gens ordinaires, et pas seulement les dirigeants politiques. C’est cette volonté d’écouter et d’agir qui m’a impressionné. Je sais que c’est un homme politique, qu’il aime être respecté et populaire au point de verser dans un populisme dont je me méfie, mais il a fait montre d’une générosité d’esprit que je n’attendais pas de lui. Pour l’instant, je suis prêt à lui accorder le bénéfice du doute et à lui laisser le temps de faire ses preuves.

 

Dans votre autobiographie, Mes bifurcations, vous écrivez : « Depuis son accession au pouvoir, l’ANC est devenu l’ennemi du peuple » [p. 514]. C’est un jugement sévère…


Cela reste malheureusement mon avis. Quand je parle de l’ANC, je pense d’abord à l’ANC de Nelson Mandela et c’est cet ANC qui, je trouve, a été trahi. L’ANC actuel est un parti politique qui se prend toujours pour un mouvement de libération. Il manque d’ouverture d’esprit et semble avoir perdu sa base morale. Pour moi, peut-être parce que je suis écrivain, cette base reste le fondement le plus important de n’importe quel mouvement. Malheureusement, la rupture au sein de l’ANC, qui promettait il y a quelques mois une vraie ouverture vers l’Afrique et vers le monde, n’a pas encore pu aller assez loin, et l’identité de l’ANC n’a pas beaucoup changé.

 

Vous êtes très pessimiste ?


Même si je ne suis plus l’optimiste que j’étais, je n’en suis pas encore arrivé au stade du pessimisme. Dans cette situation assez ténébreuse, il y a toujours des lueurs qui continuent de me donner des raisons d’espérer. Si l’on prend un instant pour observer la scène politique et sociale actuelle et pour se souvenir de l’Afrique du Sud d’il y a quinze ans, il n’y a pas de quoi sombrer dans le pessimisme. Nous ne nous trouvons qu’au début d’une histoire démocratique.

 

La violence en Afrique du Sud vous inquiète toujours autant pour la cohésion du pays ?


Il devient de plus en plus indispensable d’apprendre à vivre ensemble. Je raconte souvent la même anecdote. Le fils d’un ami à moi, qui est blanc, s’est lié d’amitié avec un petit Noir à l’école maternelle. Ils sont devenus inséparables. Un jour, le fils de mon ami a rencontré le père de son camarade et s’est exclamé : « Tu ne m’avais pas dit que ton papa était noir ! » Pour moi, c’est l’expression parfaite de ce qui peut advenir. Si une amitié comme celle-là peut exister, si un enfant en arrive à ne plus savoir de quelle couleur est l’autre, il y a beaucoup d’espoir.

 

Vous êtes toujours opposé à la « discrimination positive » ?


Oui. Je comprends la nécessité d’une telle politique, notamment après la fin de l’apartheid. Mais cette discrimination prétendument positive a chassé des milliers de Sud-Africains blancs parmi les plus doués du pays vers le Canada, le Royaume-Uni, la Nouvelle-Zélande, l’Australie. Le pays ne pouvait pas se permettre et ne peut plus se payer cette hémorragie de talents. C’est une politique qui a agi contre le bien du pays. Il est certes nécessaire d’offrir des opportunités aux gens qui, auparavant, n’y avaient pas accès, mais il faut essayer de trouver les moyens de canaliser ces talents dans la bonne direction, sans sacrifier ceux des autres.

 

Le romancier et prix Nobel de littérature J.M. Coetzee a quitté l’Afrique du Sud pour l’Australie. Comprenez-vous cet exil ?


Franchement, non. J’ai beaucoup de respect pour lui en tant qu’écrivain et ami – même si ami est un mot sans doute trop fort car je ne crois pas qu’il ait vraiment des amis. Nous avons travaillé ensemble et dirigé des cours à l’université, mais il s’est toujours tenu à l’écart. Il est resté un étranger, quelqu’un de difficile à connaître. J’accepte qu’il ait eu ses propres raisons pour prendre une telle décision. Je ne peux pas en juger. C’est une grande perte pour la littérature sud-africaine car il compte parmi les plus grands de la littérature mondiale.

 

Vous êtes un écrivain politique. Diriez-vous engagé ?


L’écriture dite « engagée » appartient à une époque spécifique. Le monde a tellement changé depuis l’ère de l’existentialisme, l’époque de Camus et Sartre, que j’hésite à l’employer aujourd’hui. En même temps, je défends l’idée d’une écriture qui prenne en compte les problèmes humains, les angoisses et les soucis de l’individu, dans un monde de plus en plus complexe, de plus en plus confus, et qui aille jusqu’à se saisir à bras-le-corps des ­grandes questions politiques et sociales. Non pas pour résoudre des problèmes et donner des réponses ­faciles, mais pour indiquer une direction possible.

 

Pourquoi avez-vous décidé d’écrire votre autobiographie ?


Ça n’est pas tout à fait ma décision. J’ai eu des demandes de plusieurs éditeurs et j’ai résisté pendant très longtemps. Je me méfiais de la notion d’autobiographie qui, traditionnellement, prend comme point de départ la naissance, traverse toute la carrière et suit la ligne d’une vie jusqu’à sa fin. C’est mon mariage avec ma femme actuelle, Karina, qui m’a permis de trouver une forme pour cet écrit. Je me suis intéressé à elle en tant qu’étrangère à l’Afrique du Sud. Elle est polonaise de naissance et elle a grandi dans des circonstances tout à fait différentes, presque incomparables. J’ai essayé de lui raconter ma vie avec l’intention de me l’expliquer à moi-même. J’ai abordé plusieurs questions qui me tenaient à cœur sous forme d’essais. Cela m’a donné la liberté de raconter mon histoire sans pour autant insister sur une série d’expériences se succédant de façon chronologique.



Vous parlez surtout des autres, en réalité, des amis, des proches…


Je ne trouve pas intéressant de me préoccuper de moi-même. C’est une idée sartrienne : on se définit d’abord et surtout à travers les autres. C’est là aussi une idée profonde de la philosophie africaine. Je me trouve là où je me trouve grâce aux gens que j’ai rencontrés. C’est une façon de leur rendre hommage et d’essayer de définir ce que j’ai appris grâce à eux.

Les femmes occupent une place centrale dans votre vie…


C’est ce que je crois aussi ! Mais j’ai l’impression, que cette fois, j’ai trouvé mon chez moi avec Karina, ma femme actuelle. Je ne ressens plus le besoin de partir à la recherche de quelqu’un pour partager ma vie.

 

La France célèbrera bientôt les 50 ans de la mort d’Albert Camus. C’est un de vos auteurs favoris. Que vous reste-t-il de lui ?


Pour Camus, la définition des droits de l’homme s’enracinait dans l’idée de la révolte. C’est à partir de là qu’il a exploré ce qui contribue à élargir la notion de droits de l’homme. L’idée de dire non, c’est le refus des compromis, de l’injustice, du mensonge. C’est aussi accepter la nécessité de s’opposer à toute situation qui menace l’intégrité de l’être humain, sa dignité et ses choix. C’est là l’essence de Camus. 50 ans après sa mort, je crois que l’idée camusienne conserve toute sa pertinence.

 

Dans votre autobiographie, il y a un passage très sévère à l’égard d’Israël.


Je suis allé en Israël, j’ai visité la Palestine au début de ce siècle, j’ai vu ce qu’il s’y passait et c’est avec horreur que j’ai reconnu dans la situation des Palestiniens ce qu’étaient les conditions de vie de mes compatriotes noirs durant l’apartheid. J’ai une sympathie énorme pour ce que les Juifs ont vécu, en particulier durant la Seconde Guerre mondiale. J’ai visité plusieurs camps de concentration et cela compte parmi les expériences les plus bouleversantes de ma vie. J’ai vraiment un sentiment de respect et d’admiration pour les Juifs en général. Mais au regard de la politique officielle d’Israël, je pense que l’oppression dont sont victimes les Palestiniens dans leur propre pays est une des horreurs de notre époque.

 

La Coupe du monde de football 2010 approche. Pensez-vous que l’Afrique du Sud est prête pour ce grand événement ?


Je reste un peu inquiet, car je ne suis pas sûr que les autorités sud-africaines soient vraiment en mesure de contrôler la situation. Sur le plan de la violence, de la circulation publique, des transports… Des millions d’étrangers vont venir et voir ce qu’il se passe dans les bidon­villes et les quartiers noirs des villes. On n’a pas encore fait assez pour démontrer au monde qu’on s’occupait des besoins de la majorité noire et qu’on était en mesure d’assurer la sécurité de tous les visiteurs.

RD CONGO / FMI

Le FMI ouvre la voie à une remise de dette de 9 milliards de dollars

 

Jeune Afrique          12 décembre 2009

 

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé vendredi avoir accordé à la République démocratique du Congo (RDC) un prêt de 551,45 millions de dollars sur trois ans permettant au pays d'espérer une remise de dette de 9 milliards de dollars d'ici à la mi-2010.


La dette publique extérieure de la RDC s'élève actuellement à 13,1 milliards de dollars La dette publique extérieure de la RDC s'élève actuellement à 13,1 milliards de dollars © AFP

 

 


Le conseil d'administration du Fonds a accordé cette aide au titre de la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC), écrit le FMI dans un communiqué.

 

L'organisation ajoute avoir accordé une rallonge de 72,68 millions de dollars au titre de son initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE).

 

La FRPC et la PPTE sont deux programmes mis sur pied par le Fonds et la Banque mondiale pour faire en sorte que les pays pauvres ne se retrouvent pas sous le joug d'une "charge d'endettement intolérable" qui viendrait empêcher leur population de cueillir les fruits du développement.

 

"La RDC a accompli des progrès important sur le plan économique et social depuis 2001 (date de l'assassinat du président Laurent-Désiré Kabila), ce dont a témoigné la transition politique vers un gouvernement élu de manière démocratique", souligne le FMI.

 

"Permettre au pays de mieux se développer"


"Malgré cela, la situation économique et sociale reste mauvaise, les infrastructures du pays sont délabrées et la dette extérieure n'est plus tenable", ajoute le Fonds.

 

Le nouveau prêt "soutiendra les autorités (de RDC) dans la mise en oeuvre de leur programme de réforme destiné à réduire la pauvreté" et à permettre au pays de mieux se développer, poursuit l'organisation.

 

Le Fonds a mis vendredi à la disposition du gouvernement de Kinshasa la première tranche de ce prêt (environ 79 millions de dollars), qui sera débloqué en sept tranches au total, a indiqué à la presse le chef de la mission du FMI en RDC, Brian Ames, lors d'une conférence téléphonique.

 

Le principe de la FRPC prévoit que le déblocage des différentes tranches doit se faire au fur et à mesure que le gouvernement bénéficiaire avance dans la mise en oeuvre de politiques économiques et de réformes structurelles "axées sur la réduction de la pauvreté et sur la croissance" avec un souci de transparence et de maîtrise des dépenses publiques.

 

Faramineuse dette extérieure


Suivant ce processus, le pays doit atteindre le point dit d'"achèvement" lui permettant de bénéficier de l'allègement de dette au titre de l'initiative PPTE. En l'état actuel des choses, ce point devrait être atteint "d'ici le milieu de l'année 2010", a indiqué M. Aimes.

 

L'initiative PPTE est multilérale et porte aussi bien sur la dette due au FMI et à la Banque mondiale qu'aux autres banques régionales de développement ou encore aux créanciers publics réunis dans le Club de Paris.

 

Elle permettrait à la RDC de ramener à environ 4 milliards de dollars l'encours de sa dette publique extérieure, qui s'élève actuellement à 13,1 milliards de dollars (dont 40% dus au simple titre du service de la dette).

12 décembre 2009

Sommet de Copenhague

Le Sommet sous la pression de milliers de manifestants

 

RFI          12 décembre 2009

 

Des dizaines de milliers de personnes sont attendues dans les rues de Copenhague samedi 12 décembre où se tient le Sommet sur le climat. A l'appel de nombreuses ONG, elles manifesteront pour demander des mesures drastiquescontre le réchauffement climatique. Des défilés similaires sont également prévus à Sydney, Paris, Washington...

 

Le château de Christianborg, siège du Parlement danois, lieu de la manifestation. um.dk / Soren Kuhn

 

Plusieurs manifestations monstre sont prévues ce samedi 12 décembre 2009 à Copenhague à l’initiative de centaines d’ONG du monde entier. D’abord c’est une marée humaine qui doit se former, des centaines de jeunes de tous les pays d’Europe, arrivés en train dans la nuit vont se rassembler, tous habillés en bleu comme une marée humaine devant le Parlement danois. Rejoints plus tard par des dizaines de milliers de personnes venues de tous horizons à l’appel de l’« ultimatum climatique ».

Une marche de six kilomètres partira du Parlement, le Château de Christiansborg via le quartier alternatif de Christiania en direction du Bella Center, le centre de la conférence sur le réchauffement climatique où les manifestants allumeront des milliers de bougies.

 

Les forces de police sont évidemment sur les dents. Ils attendent au moins 50 000 personnes et craignent les débordements. La police danoise a d’ailleurs restauré le contrôle aux frontières et a déjà arrêté en ville, vendredi 11 décembre 2009, 75 manifestants, la plupart ont été relâchés dans la soirée.

 

Les habitants de Copenhague qui vont se joindre en masse à ce rassemblement international s’apprêtent à vivre une journée décidément très particulière.