02 mars 2007
Didier Drogba sacré roi d'Afrique
Juste récompense que celle qui distingue l’Ivoirien Didier Drogba meilleur footballeur africain de l’année 2006. Après trois années où il fut chaque fois précédé par le Camerounais Samuel Eto’o, l’attaquant ivoirien de Chelsea a atteint en 2006 un niveau exceptionnel.
Commencée par une finale de Coupe d’Afrique des Nations, prolongée par une finale de Ligue européenne des champions (perdue contre le FC Barcelone et son rival camerounais), mondialiste en Allemagne avec les « Eléphants », l’année 2006 de Didier Drogba a valu plus encore par une incomparable réussite à partir du coup d’envoi du championnat d’Angleterre 2006-2007. A l’heure où ces lignes sont écrites, l’Ivoirien totalise 28 buts en 41 matches, toutes compétitions confondues. Il est meilleur buteur de la Premier League (17 buts), également co-leader de la Ligue des champions (5 buts en 7 matches). Au début de la saison, l’arrivée de l’Ukrainien Chevtchenko avait fait craindre une concurrence redoutable pour Drogba. Mais c’est lui qui a donné un coup d’accélérateur, dépassant le meilleur de ce qu’il avait déjà donné depuis que Chelsea était parti le chercher à Marseille il y a deux ans et demi. Vue sa forme actuelle, « le meilleur attaquant au monde » si l’on en croit son co-équipier Frank Lampard .
Né le 11 mars 1978 à Abidjan, Didier Drogba a débarqué très tôt, à l’âge de cinq ans, en France, chez son oncle Michel Goba, footballeur professionnel, à Brest. Après un passage à Vannes (Morbihan), il signe une licence à Levallois-Perret, dans la toute proche banlieue parisienne. A 19 ans, il rejoint l’équipe du Mans où il signe son premier contrat professionnel. En janvier 2002, il est transféré à Guingamp où en une saison et demie, il inscrit 24 buts en 50 matches. L’Olympique de Marseille cherche un buteur, Drogba est l’heureux élu. Au cours de la saison 2003-2004 qui s’achève par une finale de la Coupe de l’UEFA (perdue contre les Espagnols de Valence), l’Ivoirien marque 34 buts en cinquante-cinq matches. Chelsea aligne les zéros sur le chéquier de son propriétaire-mécène Roman Abramovic. Drogba n’est pas chaud pour quitter l’OM ; le public ne veut pas le voir partir ; les dirigeants hésitent ; mais 34 millions d’euros est un pactole qui ne se refuse pas. Monsieur-but quitte la Canebière pour Londres et les « Blues » de Chelsea. L’adaptation à une nouvelle culture n’est pas facile. Parfois l’Ivoirien passe à côté, parfois Jose Mourinho le laisse sur le banc, mais il faut rendre hommage à ce dernier qui a toujours dit que le joueur avait toujours sa confiance. Et cette année, il s’impose à l’égal de ce qu’il avait montré lors de son année marseillaise au cours de laquelle il aurait peut-être déjà mérité le sacre de « Roi d’Afrique ». Il aura patienté sans faire une obsession de cette distinction depuis si longtemps dévolue à Samuel Eto’o. Un Samuel Eto’o dans l’impossibilité de concourir pour une quatrième couronne consécutive en raison d’une sérieuse blessure et d’une opération qui l’auront stoppé net en septembre 2006.
Les deux meilleurs attaquants du monde sont aujourd’hui probablement africains. Mais l’Afrique n’a pas que des artilleurs. Elle compte des artificiers capables d’allumer à tout moment des mèches et de placer des attaquants sur orbite. Elle dispose de défenseurs solides. Jamais de toute son histoire, elle n’a sans doute eu autant de talents évoluant dans les plus grands clubs du monde. Plus de mille, rien qu’en Europe. Au plus haut niveau, en première division. Drogba en est le Roi mais les prétendants au trône fourbissent déjà leurs armes pour le trophée 2007.
par Gérard Dreyfus
Source: http://www.rfi.fr
10:44 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Didier Drogba, ballon d'or africain, Sédogo Abdoulaye
30 janvier 2007
Michel Platini élu président de l’UEFA
(Photo: AFP)
D’aventure en aventure, la carrière professionnelle de Michel Platini est couronnée de succès. Né le 21 juin 1955, Michel Platini, vedette incontestable du football des années 80, a été élu trois années consécutives Ballon d’or, en 1983, 1984 et 1985. Ses plus grands succès, il les a obtenus avec le club italien de la Juventus de Turin, de 1982 à 1987, en remportant notamment la Coupe d'Europe des clubs champions, en 1985, la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe en 1984. La même année, il remporte aussi la Super Coupe de l’UEFA et permet à la France de remporter le Championnat d’Europe des nations, où il s’impose meilleur buteur de la compétition. Un impressionnant palmarès, auquel ne manquera qu’un seul titre, le titre suprême, la Coupe du Monde.
Après avoir été sélectionneur, de 1988 à 1992, Michel Platini a poursuivi sa carrière dans la sphère dirigeante du football : co-président du Comité français d’organisation du Mondial 1998, Conseiller spécial de Sepp Blatter, le président de la FIFA, vice-président de la Féderation française de football, depuis janvier 2001, membre du comité exécutif de l’Union européenne de football (UEFA) et membre du comité exécutif de la FIFA depuis avril 2002.
par Elisa Drago
11:10 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Platini; président de l'UEFA
13 décembre 2006
Algérie: Zinédine Zidane en visite au pays
(Photo : AFP)
«Retrouver mes origines, retrouver ce qui est la terre de mes parents, tout ça bien sûr, j’ai envie de le vivre. Et je dois le vivre.», avait déclaré Zinédine Zidane en répondant à l’invitation officielle du président algérien Abdelaziz Bouteflika, le 9 juillet dernier. Chose dite, chose faite : jusqu’au 13 décembre, l’icône mondiale du monde du football est en pèlerinage, pour quatre jours, en Algérie, un voyage qui doit être marqué par des visites d’ordre caritatif, politique et médiatique. L’ex-capitaine des Bleus est d’origine algérienne. S’il n’a jamais renié ses attaches, l’Algérie le lui rend bien et est fière de recevoir l’enfant du pays.
Zinédine Zidane n’était pas revenu au pays depuis 1986. Cette visite a provoqué une telle excitation que les honneurs prévus pour son accueil n’ont pas pu être rendus. Trop de bousculades. Trop de désordre. La rencontre avec le ministre algérien des Sports, Yahia Guidoum, n'a pas eu lieu. La cérémonie au cours de laquelle deux fillettes, en costume traditionnel algérien, devaient lui offrir un bouquet de fleurs, en signe de bienvenue, a été annulée. Et une quinzaine d’adolescents en survêtement aux couleurs du drapeau algérien -vert, rouge et blanc- ont dû quitter l’aéroport, frustrés de ne pas avoir pu approcher leur idole comme c'était prévu. La visite de l’enfant prodigue sur la terre natale de ses parents représente plus qu’un pèlerinage personnel, c’est aussi une visite d’Etat au programme chargé, initiée par le président Abdelaziz Bouteflika et largement organisée par le ministre algérien de la Solidarité, Djamal Ould Abbas.
Il y eut le fameux «coup de boule» de Zidane, asséné à l’Italien Marco Materazzi lors de la finale de Coupe du monde perdue par les Bleus, un geste brutal dont l'image fit le tour de la planète. Commentant l'impulsivité du joueur, le chef d’Etat algérien avait d’emblée fait preuve d'indulgence, estimant que seule une «une grave agression» pouvait avoir fait réagir l’enfant du pays. «Vous avez réagi en homme d’honneur avant de subir, sans sourciller, le verdict», avait déclaré Abdelaziz Bouteflika. «Comme vous n’avez jamais oublié le pays de vos origines, l’Algérie et les Algériens sont fiers de vous», avait-il ajouté en l’invitant. Mercredi, le président Bouteflika recevra personnellement la star internationale du football.
«La venue de Zinédine Zidane est un événement et suscite un grand engouement en Algérie.», écrivait ce matin le quotidien El Watan, alors que Zidane, ses parents et deux de ses frères étaient accueillis à la sortie de l’avion présidentiel algérien par Djamal Ould Abbas. Alors, certes, «aller dans mon pays d’origine avec mon papa, l’emmener là où il a grandi, dans un village de la région de Bejaïa [180 km à l’est d’Alger], dans la montagne où il était gardien de moutons, c’est une chose qui me tient à coeur», a déclaré Zinédine Zidane. Il se rendra donc, vendredi, en hélicoptère en Kabylie pour déjeuner avec les membres de sa famille. Avant de participer à ce déjeuner offert par les habitants du village, l’ancien champion du Monde aura accompli des visites plus officielles.
«Il a grandi en France, mais tous les Algériens sont fiers de sa carrière»
Zinédine Zidane s’est également rendu en Algérie pour inaugurer, à Béni Amrane et à Corso (région de Boumerdès, à l’est d’Alger), deux institutions pour enfants handicapés. Les équipements médicaux de ces établissements ont été financés par les recettes d’un match de football de solidarité, organisé le 6 octobre 2003, après le grave séisme du mois de mai la même année -qui avait fait quelque 2 300 morts et plus de 10 000 blessés. Cette inauguration a été effectuée dès l'arrivée de l'ex-capitaine de l'équipe de France, lundi. D'autres visites sont programmées, demain 12 décembre au centre hospitalier pour enfants à Thénia, à la pouponnière de Boumerdès, au centre sportif de Sidi Moussa (en cours de construction), dans le service de pédiatrie de l’hôpital Mustapha Bacha (Alger centre) et celui de l’hôpital Saint-Georges d’El-Djazaïr.
Source: http://www.rfi.fr/actufr/articles/084/article_48115.asp
13:02 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Zidane, football, SEDOGO Abdoulaye
05 octobre 2006
Eto'o: cent matches avec le Barça
(Photo : AFP)
Samuel Eto’o a disputé contre Valence, lors de la quatrième journée du championnat d’Espagne, son centième match sous le maillot blaugrana du Barça. Arrivé en Catalogne il y a deux saisons, il s’est rapidement imposé comme l’un des tout meilleurs joueurs de sa génération. Certes on connaissait ses qualités de buteur, mais on attendait de le voir sous les couleurs d’un grand club. Il n’a cessé de grandir au point de postuler désormais au « Ballon d’or », récompense suprême pour un footballeur évoluant en Europe. S’il continue à engranger les buts en Liga et en Champion’s League, il pourrait bien être consacré à la fin de cette année, en dépit de l’absence des Lions Indomptables au dernier Mondial.
Initialement repéré par le Real Madrid, il n’y a joué, curieusement que trois rencontres, une au début de la saison 98-99 après un retour de prêt à Leganes, en deuxième division, puis deux autres la saison suivante après une fois encore été prêté, cette fois à Majorque. Un club qu’il rejoint ensuite, à titre définitif en 2000, au sein duquel, il ne cessera de s’imposer au poste d’avant-centre. Au point d’être transféré au début de la saison 2004-05 à Barcelone. Titulaire à part entière, il inscrit vingt-quatre buts la première saison, terminant deuxième du classement des buteurs ; et la saison dernière il gagne le titre convoité de « Pichichi » (meilleur buteur de la Liga) avec vingt-six buts. Il devient le complément idéal de Ronaldinho dans une équipe intraitable en championnat. Son palmarès, déjà conséquent avant qu’il ne devienne une étoile du Nou Camp, s’étoffe de deux titres espagnols, et mieux encore d’une Ligue européenne des champions. Trois trophées qui s’ajoutent à la médaille d’or des Jeux Olympiques de Sydney (2000), deux Coupes d’Afrique des Nations (2000, 2002), une Coupe d’Espagne (2003), sans oublier une place de finaliste à la Coupe des Confédérations (2003). A 25 ans, il s’est déjà constitué un palmarès qui ferait envie à beaucoup de retraités du ballon rond.
Au total, Samuel Eto’o a disputé 210 matches de championnat d’Espagne (plus 28 en deuxième division) et inscrit 108 buts dont 75 sous le maillot de Barcelone. En Coupe d’Europe, il en est actuellement à 37 rencontres avec une moyenne d’un but tous les deux matches (18 buts). Incontestablement, le Lion de Nkon marche au super. Son ambition dévorante est d’être distingué meilleur joueur d’Europe. En 2006 ? Ce n’est pas impossible car son absence en Allemagne n’aura pas été un handicap, aucun joueur ne s’imposant comme un futur lauréat. Il le sait, pour atteindre son rêve, Eto’o devra continuer à marquer. Quatre buts en quatre journées de championnat, c’est plutôt bien parti.
par Gérard Dreyfus
17:29 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Eto'o, sport, Abdoulaye SEDOGO, Ablo des As
29 septembre 2006
Sacré Drogba!
jeudi 28 septembre 2006
Grâce à un triplé de son attaquant ivoirien Didier Drogba, l'équipe de Chelsea a obtenu une belle et large victoire sur la pelouse du Levski Sofia, mercredi, pour le compte de la deuxième journée de la Ligue des Champions.
Un succès qui permet aux Londoniens de prendre la tête du groupe A avec six points, avant les deux rencontres face au FC Barcelone.
Et un, et deux, et trois !
Didier Drogba est dans une forme étincelante ! Après avoir marqué le but de la victoire face à Liverpool, transmis une passe décisive à Frank Lampard face à Fulham, l'ancien Marseillais a signé un triplé face à Levski Sofia, en Bulgarie. Un hat-trick, même, expression anglaise qui récompense l'auteur de trois buts consécutifs dans une même partie. Le début du festival a commencé à la 39e minute. Drogba avait touché la barre transversale adverse, comme son équipier Michael Ballack avant de faire enfin trembler les filets. Le jeune Obi Mikel frappait une première fois au but. Petkov, le portier de Sofia, repoussait sur l'attaquant ivoirien qui, opportuniste, ouvrait la marque (0-1, 39e). Au retour des vestiaires, il doublait la mise par un but... à la Drogba. Servi dos au but par Wayne Bridge, il enchaînait amorti de la poitrine et frappe puissante à ras de terre qui laissait Petkov impuissant (0-2, 52e).
Encore un chef d'oeuvre

Le meilleur était à venir. Sur une frappe puissante de Frank Lampard, cadrée mais sans doute non décisive, Didier Drogba déviait la course du ballon d'une roulette géniale. Un geste de magicien qui soulevait l'enthousiasme de ses partenaires. José Mourinho, pour ménager son joyau, le remplaçait deux minutes plus tard par Arjen Robben, sous les applaudissements bien mérités d'un public connaisseur. Si le Levski sauvait l'honneur par Ognyanov, Chelsea avait assuré l'essentiel, les trois points de la victoire.
18:40 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15 septembre 2006
Allez OM!
«On sait que le joueur qui est derrière nous ou devant nous va aussi se donner à fond et, grâce à ça, il va marquer des buts. C’est ça qui fait en sorte, que quand on joue, on a envie de donner le maximum» expliquait Habib Bamogo après le match aller face au Mlada Boleslav. Et, à travers le buteur du soir, c’est la force du roulement opéré par Albert Emon depuis le début de saison qui est à l’honneur. Contre les tchèques, des éléments comme Alain Cantareil ou Renato Civelli (déjà précieux à Paris) ont aussi prouvé que l’OM pouvait miser sur un groupe élargi.
«Tout le monde est prêt à jouer, apte et compétiteur dans l’âme» clame un Ronald Zubar ravi de constater, qu’en son absence, la défense olympienne conservait son hermétisme. «Le coach a instauré un bon système. Parfois, il fait souffler les titulaires habituels et ceux qui jouent un peu moins se donnent vraiment à fond. Ils montrent que l’on peut compter sur eux à tout moment, c’est ça un groupe. Le plus important, c’est ce collectif. Pour que l’on continue notre série, il faudra garder cet état d’esprit» poursuit Toifilou Maoulida. Car, au regard des performances marseillaises depuis le début de la saison, les joueurs entrés en jeu ont souvent apporté leur pierre à l’édifice. Wilson Oruma à Dniepr’, Toifilou Maoulida contre Rennes ou Mickaël Pagis à Paris ont à chaque fois marqué alors qu’il avait démarré sur le banc. Le point d’orgue de ce «système» était bien sûr le succès sur le Mans quand les deux entrants Samir Nasri et Habib Bamogo firent plier la défense sarthoise en deuxième période. 
«Il y a une volonté de la part du groupe pour que la concurrence ne blesse personne et que cela crée une émulation afin que chaque joueur aille chercher sa place sur le terrain» constate avec satisfaction Albert Emon qui a pris note des bonnes performances d’Habib Bamogo notamment. «Bamogo a marqué des points hier mais il en a aussi marqué depuis le début de la saison. L’état d’esprit est intéressant et il va falloir le garder tout au long de la saison» confie-t-il. «Avec tous les matches que l’on aura à jouer, cela permet à certains de récupérer surtout au mois de septembre qui est très chargé» souligne Toifilou Maoulida. Dès dimanche, les joueurs n’ayant peu ou pas joué contre les tchèques comme Ribéry, Niang, Zubar ou M’Bami montreront certainement que les batteries sont à bloc pour défier les Girondins.
19:46 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11 septembre 2006
PSG 1-3 OM : Les Marseillais rois du Parc
L'OM s'est imposé au Parc des Princes pour la première fois depuis 1999, grâce à des penalties de Niang, Nasri et un troisième but de Pagis. Une démonstration de force qui permet aux Olympiens de garder la tête du classement !
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Cela a failli se limiter à une histoire de penalties. Une histoire sans fin. Mais ce fut finalement bien plus beau que cela. Grâce à une fin de match impressionnante, les Olympiens ont marqué les esprits ce dimanche soir au Parc des Princes. Ils ont vaincu en terre parisienne. Et grâce à cela, ils sont toujours leaders du championnat. Un succès incontestable. D’autant que sur les trois penalties sifflés lors de la rencontre, le dernier, celui qui fit la décision, ne mérite aucun débat : un fauchage les deux pieds en avant de Mario Yepes sur Mamadou Niang, en position idéale, après un rush supersonique de Franck Ribéry couloir gauche. Sur la transformation, Mickaël Landreau repoussait une première fois le tir de Samir Nasri. En vain. Le milieu reprenait et marquait. 1-2.
L’air de la première victoire phocéenne sur la pelouse du PSG depuis octobre 1999 commençait alors à flotter. Il enivrait les 2000 supporters marseillais qui exultaient une dernière fois à la 89e minute. Avec de nouveau Franck Ribéry au service, qui grillait son vis-à-vis à gauche. Et cette fois, Mickaël Pagis à la conclusion, du plat du pied sous la barre. Imparable. 1-3.
Et du délire dans la zone visiteurs que prolongera le salut triomphal des hommes d'Albert Emon quelques minutes plus tard.

C’était déjà au pied de cette tribune qu’en tout début de match Mamadou Niang était venu partager son bonheur après le premier penalty du match. Dès la 7e minute. Stéphane Bré avait en effet affiché la couleur en marchant dans les pas de Tony Chapron, l’arbitre de Sochaux-PSG. C'est-à-dire en ne faisant pas dans la demi-mesure en matière de penalty. Le Sénégalais marqua une fois… puis dut le faire une deuxième, car l’arbitre avait vu des joueurs entrer dans la surface sur sa première tentative.0-1, le public du Parc hurlait sa fureur, mais il devait se rendre à l’évidence. L’homme en noir était d’une impartialité sans faille. Puisqu’il tirait la photocopie, à la 22e minute, en sifflant à l'autre bout du terrain un petit accrochage du bras de Traoré par Niang. Penalty donc. Et Pauleta à l’œuvre. Sauf que Cédric Carrasso sortait le tir. Joie express puisque monsieur Bré avait là encore vu du bleu ciel dans la zone de vérité. Le Portugais ne laissait pas passer une deuxième fois sa chance et égalisait (1-1).
Dès lors, un frémissement parcourait le stade à chaque coup de pied arrêté. On guettait le moindre collé serré. On redoutait que le « classique » de la Ligue 1 bascule sur une nouvelle décision, et non sur un exploit. Crainte évacuée à la 67e minute quand Franck Ribéry s’arrachait sur un ballon le long de la ligne de touche. Une course exceptionnelle pour devancer Traoré, qu’il laissait sur place, avant donc de servir Mamadou Niang sur un plateau. La suite s’écrivait avec les buts de Samir Nasri et Mickaël Pagis. Un final de toute beauté pour un plaisir infini... Laurent Oreggia
Source: OM.net
11:01 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16 juillet 2006
Zizou l’enchanteur
(Photo RFI)
Incompréhensible, inexplicable et, surtout tellement inattendu. La France hébétée a suivi dimanche dernier le coup de tête de Zinedine Zidane sur Marco Materazzi . Interloqués. Nous étions tous interloqués. Interdits, muets devant l’acte de celui qui n’avait cessé d’être depuis tant d’années encensé, adoré, idolâtré. Ce soir du 9 juillet, Z comme Zorro a brutalement jeté le masque et offert un visage qu’on lui connaissait mais qu’on avait tôt fait d’oublier, lui qui faisait rêver aussi bien les Français que le reste de la planète. Quelques heures auparavant, la presse du monde entier le louangeait, l’encensait, le portait aux nues. Plus brillant que les autres étoiles. Magique parmi les magiciens. Prodigieux parmi les faiseurs de miracles. Le talent, l’élégance du geste, la perfection de ses arabesques, l’envoûtement qu’il dégageait de son art si finement ciselé. Ses adversaires lui déroulaient le tapis rouge ; «avec lui, disait l’un, tu vois la balle, tu ne la vois plus, tu vois la balle, tu ne la vois plus…». «Tu lui envoies un boulet, ajoutait un autre, il te renvoie une caresse». «Contre Zidane, enchérissait un troisième, vous n’avez qu’une chose à faire, prier. D’abord il t’embrasse, ensuite il t’expédie en enfer». Ni tout à fait ange, ni tout à fait démon. Chacun d’entre nous a sa face visible et sa face cachée. On l’avait trop vite pris pour un saint, un intouchable. On avait oublié ses coups de sang sur les terrains, et il y en a eu. Il lui était déjà arrivé de disjoncter, de péter les plombs. L’image de l’homme lisse, sur lequel tout passe était trop polie pour être tout à fait réelle. Zidane était – puisqu’il faut désormais parler du footballeur au passé – était aussi ce teigneux qui réplique dès qu’il a le sentiment d’une injustice, d’une provocation. Mais il nous avait tous envoûté. Le juger serait inutile. Il sait bien que son geste est inexcusable .Il l’a confessé Il en est et en sera la première victime. Réfugié dans les vestiaires quand ses coéquipiers se battaient encore avec l’énergie du désespoir. Réfugié ensuite dans son propre malheur à dix petites minutes de la fin d’une carrière commencée il y a presque vingt ans. Malheureux Zidane comme tous ceux – et ils sont des millions et des millions partout dans le monde - qui l’ont tant aimé. Zidane est comme vous et moi avec ses contradictions, ses générosités et ses emportements, sa part d’humanité tout simplement. Un homme comme le sont tous les hommes, avec un don en plus, celui de Zizou l’enchanteur. Ce don qui, pour beaucoup, les a convaincus qu’il était un être à part, une sorte de Dieu vivant à l’abri de tous les péchés. Rares sont ceux qui tendent l’autre joue quand ils ont reçu une gifle. A force de déifier nos champions d’exception, faute de mieux, c’est nous qui nous sommes mis hors jeu. Coupable, innocent ? A vous de juger, en votre âme et conscience.
par Gérard Dreyfus
11:47 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Mahamadou Diarra va-t-il quitter Lyon?
(Photo : AFP)
Le nouvel entraîneur du Real Madrid, Fabio Capello (ex-Juventus de Turin) serait très chaud, selon la presse espagnole, pour le recrutement du milieu de terrain malien de Lyon. le club champion de France le laissera probablement partir si le montant du transfert est conséquent.
Diarra est sous contrat avec le club rhodanien jusqu'en 2009.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que les choses s’accélèrent pour Mahamadou Diarra puisque l’AC Milan (qui a récemment éliminé Lyon en Ligue des Champions) est désormais sur les rangs pour le faire signer. L’ AC Milan ? Non. Plutôt le Real de Madrid. Pour comprendre l’étrange équation de l’arrivée au Real de Diarra via le club italien, il faut savoir que depuis le limogeage en décembre 2005 de son entraîneur brésilien Wanderlei Luxemburgo, le club madrilène recherche activement un grand entraîneur. Et celui sur lequel il a jeté son dévolu, c’est l’Italien Carlo Ancelotti, l’entraîneur de l’AC Milan qui avait été fortement séduit par le Malien, lors des deux confrontations Lyon - AC Milan.
Coup double pour le Real ?
La revue espagnole AS qui a abondamment commenté la venue de Diarra au Real en publiant sa photo en couverture, s’est fait l’écho des propos de Carlo Ancelotti qui aurait vivement conseillé aux dirigeants madrilènes, de s’attacher aussi les services du puissant milieu lyonnais. Ce qui voudrait dire que le Real de Madrid qui commence à prendre ses dispositions pour redorer son blason, ferait coup double en faisant signer pour la saison prochaine, et l’entraîneur italien et l’international malien.
Très recherché désormais (Fiorentina, Manchester united, Real Madrid, AC Milan, sans oublier Lyon qui n’a pas dit son dernier mot), Mahamadou Diarra a trout juste vingt-cinq ans -il est né le 18 mai 1981 à Bamako). Solide gaillard de 1m83 pour 76 kg, le joueur est solide sur pieds et ses sorties sur l’adversaire sont souvent dévastatrices.
Dans l’œil des recruteurs
Mahamadou Diarra débute le football dans les rues de Médina-Coura à Bamako. Sa volonté de réussir et son physique irréprochable le mettent rapidement au-dessus du lot. Il se retrouve en deuxième division au sein du CSK Bamako, club fondé par l’ancienne étoile Salif Keita et, à 17 ans à peine, contribue à la montée du club en première division. En 1997, une année plus tôt, il joue la finale de la Coupe d’Afrique des cadets puis, deux ans plus tard, il participe brillamment à la 3e Coupe du monde des moins de 21 ans. Cette année-là, les juniors maliens terminent à la 3e place. Les agents recruteurs européens le remarquent. Il quitte le Mali pour la Grèce et en 2002, brille de mille feux lors de la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations jouée à domicile. Le Mali est éliminé en demi-finale et Mahamadou Diarra est élu meilleur espoir du tournoi.
Contrairement à de nombreux footballeurs africains qui, en Europe, ont évolué dans des divisions inférieures avant de goûter aux joies de la première division, Mahamadou Diarra n’a joué que dans la division supérieure, que ce soit à l’OFI Crète lors de la saison 98-99 ou aux Pays-bas à Vitesse Arnhem trois saisons durant (1999-2002) et depuis 2001, à Lyon, club avec lequel il a déjà gagné plusieurs titres de champions de France de Ligue 1 (2003, 2004, 2005 et 2006 sûrement). Titulaire incontestable, c’est aux blessures que Mahamadou Diarra doit d’avoir manqué certaines rencontres.
Défenseur, ratisseur et… buteur
Ses qualités : un physique irréprochable, une disponibilité permanente, un excellent jeu de tête et une technique au-dessus de la moyenne. Il a une bonne protection de balle et sait jouer juste. Campé dans son rôle de milieu récupérateur, il est constamment attiré par les buts adverses et l’usage qu’il fait des ballons ratissés lui donne parfois l’allure d’un meneur de jeu, tellement il se laisse aller à faire jouer les partenaires. Toujours droit devant, il ne se complique jamais la tâche et joue donc utile comme on dit.
Très bon des deux pieds (son meilleur pied étant le pied gauche), Mahamadou Diarra marque aussi des buts importants comme celui qu’il réussit le 4 avril 2006 contre le Milan AC en Ligue des Champions lorsqu’il reprit rageusement de la tête, un ballon que le portier Dida ne capta pas après une sortie hasardeuse. N’eût été les erreurs défensives des trois dernières minutes, ce but égalisateur aurait pu être celui de la qualification lyonnaise pour les demi-finales de cette prestigieuse compétition. Bien qu’il ne soit pas un attaquant, Diarra a marqué à ce jour, 16 buts dont 11 en Crète et aux Pays-Bas où les consignes défensives lui permettaient sûrement d’aller un peu plus de l’avant. Quelle sera la prochaine destination de celui qu’on surnomme au Mali, « Djila », Espagne, Italie, Angleterre ? Choisira-t-il de rester à Lyon ?
Difficile de répondre à ces questions. Et surtout ne vous fiez pas aux rumeurs. Pas plus que Drogba il y a deux ans, Essien, son ancien partenaire à Lyon, l’année dernière, Diarra n’est « intransférable ».
par Dave Wilson
11:39 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

