15 décembre 2008
Tournée d'adieu de George Bush: le président américain évite de justesse une paire de chaussures en Iraq
Les adieux de George Bush à l'Afghanistan
Source: rfi.fr (Article publié le 15 décembre 2008)
Le président afghan Hamid Karzaï a accueilli le président américain George W. Bush ce 15 décembre 2008.
(Photo : Musadeq Sadeq/Reuters)
George Bush poursuit sa tournée surprise d'adieu. Le président des Etats-Unis est en Afghanistan, aujourd'hui. Il a rencontré des soldats américains engagés dans la lutte contre les talibans. Il s'est entretenu avec le président du pays, Hamid Karzaï. L'occasion, à chaque fois, de défendre les actions qu'il a menées au cours de son mandat, en Afghanistan. George Bush est arrivé à Kaboul, en provenance de Bagdad, où il venait de passer quelques heures.
Avec notre correspondante à Atlanta, Anne Toulouse
C’est l’adieu aux armes de George Bush, sur les fronts des deux guerres qui ont marqué sa présidence. Après une visite de quelques heures en Irak, il est arrivé sur la base Bagram en Afghanistan, où il s’est adressé aux troupes, avant de rencontrer le président Hamid Karzaï.
Ces visites ne sont jamais annoncées à l’avance pour des raisons de sécurité, mais il paraissait probable que le président se rendrait en Irak avant son départ de la Maison Blanche. C’est sa quatrième visite depuis 2003. En revanche on l’a vu moins souvent en Afghanistan, où il s’était rendu une seule fois, en 2006. Ce pays est considéré comme une étape à haut risque, lors de la visite de Dick Cheney, en 2007, un attentat-suicide avait visé la base de Bagram, où se trouvait le vice-président.
| Visite surprise en Afghanistan |
| Avec notre correspondant à Kaboul, Luc Mathieu Depuis l'aube, le ciel de Kaboul est sillonné par des hélicoptères et des avions de surveillance. Le président américain est arrivé à 7 heures ce lundi matin dans la capitale afghane. Il avait atterri dans la nuit sur la base militaire de Bagram, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Kaboul. A Bagram, il s'est félicité devant plusieurs centaines de militaires américains, d'avoir provoqué la chute du régime taliban. « Nous aurions pu remplacer ces voyous par un nouvel homme fort, mais l'Amérique s'est fixée un objectif ambitieux : aider la jeunesse afghane à grandir et à prospérer », a-t-il déclaré. A Kaboul, George Bush a brièvement rencontré le président afghan Amid Karzaï. Il a reconnu que la guerre en Afghanistan durerait longtemps. L'administration américaine vient en effet de changer de stratégie. Sous l'impulsion d'Obama, elle a décidé d'envoyer des renforts massifs de troupes. Près de 10 000 hommes supplémentaires devraient arriver d'ici la fin du mois de juin. Le président afghan, Amid Karzaï, semble approuver cette stratégie. Il estime que la mise en place d'un calendrier de retrait des forces étrangères est prématurée. « L'Afghanistan, a-t-il dit, ne laissera pas la communauté internationale l'abandonner tant qu'il ne sera pas assez fort pour se défendre ». |
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11 novembre 2008
Etats-Unis : Bush-Obama : premier tête-à-tête
Soure: rfi.fr (Article publié le 11/11/2008 Dernière mise à jour le 11/11/2008 à 03:28 TU)
Barack Obama a effectué ses premiers pas dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, où le président sortant George W. Bush l'a reçu.
(Photo: Reuters)
Il y a eu des images fortes, mais très peu de son. Lorsque Barack et Michelle Obama sont arrivés à la Maison Blanche, à 14 heures, heure locale, le couple présidentiel les attendait sur le pas de la porte et leurs échanges de salutations ont été noyés sous le bruit des appareils photo.
Les dames portaient toutes les deux une robe rouge. Elles se sont embrassées. Les hommes se sont passés la main dans le dos et très rapidement les deux couples ont disparu en bavardant à l'intérieur de la Maison Blanche.
Quelques minutes plus tard, George Bush et Barack Obama ont resurgi pour une autre image historique, marchant côte à côte, dans cette très jolie partie de la Maison Blanche, appelée la colonnade. Un passage ouvert sur le jardin, sur lequel donnent les portes-fenêtres du Bureau ovale.
Ce sont ces portes que représentait le décor devant lequel Barack Obama a prononcé son discours d'investiture à la Convention de Denver. Il les a franchies pour la première fois dans la réalité. S'il avait déjà été reçu plusieurs fois à la Maison Blanche, il n'était jamais entré dans le fameux bureau qu'il occupera à partir du 20 janvier.
George Bush et son successeur s'y sont entretenus en tête-à-tête pendant une heure, avant de passer une autre heure dans les appartements privés, où ils ont été rejoints par leurs épouses. Vers 16 heures, le couple Obama est reparti, sans qu'il y ait eu de déclaration à la presse.
Transition
La transition est l’une des grandes images de la démocratie américaine. Même si Barack Obama a pendant des mois déchiré la politique de George Bush et suscité des hués de ses partisans à chaque fois qu’il prononçait son nom, les deux hommes se sont retrouvés dans la situation unique de partager le pouvoir de la plus grande puissance du monde.
Nul ne sait ce qu’ils se sont dits pendant près de deux heures passées en tête-à-tête car sous une façade d’extrême courtoisie, leurs divergences sont nombreuses. Les collaborateurs de Barack Obama ont déjà annoncé que le futur président pourrait, dès son entrée en fonction, annuler par décret, certaines initiatives de George Bush, comme la restriction du financement public pour les recherches sur les cellules souches ou l’autorisation d’effectuer des forages dans certaines zones des Rocheuses.
Le nouveau président pourrait également presser le Congrès de voter un plan de relance économique destiné aux classes moyennes et renflouer les trois grandes entreprises d'automobiles de Détroit, un plan que l’actuelle Maison Blanche ne semble pas pour l’instant endosser.
Selon son porte-parole, le président Bush a voulu accélérer les étapes de cette transition en raison de la crise économique et de la crainte qu’un apparent flottement du pouvoir favorise des attaques terroristes.
15:52 Publié dans DIASPORA AFRICAINE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : barack obama, george bush
