05 décembre 2009

GUINEE

De retour à Conakry, le général Sékouba Konaté assure l'intérim de Dadis


Jeune Afrique          05 décembre 2009



sékouba konaté.jpgLe ministre de la Défense guinéen, le général Sékouba Konaté, est rentré à Conakry la nuit dernière après un voyage d’affaires de quelques jours au Liban.


A son arrivée, le n°3 de la junte, absent lors de l’attaque du 3 décembre contre le capitaine Moussa Dadis Camara, a été accueilli par des membres du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD), du gouvernement et des Forces armées.


Longtemps considéré comme un fidèle de Dadis, Sékouba Konaté a vu ses relations avec ce dernier se détériorer quand le chef du CNDD a commencé à afficher son goût pour le pouvoir et à entretenir le doute autour de ses véritables intentions. Le fossé entre eux s’est encore creusé après les massacres du 28 septembre.



Début octobre, Dadis s’était fermement opposé à l’arrestation, ordonnée par le général Konaté, du lieutenant Aboubacar « Toumba » Diakité, considéré comme le principal commanditaire des tueries du stade de Conakry.

04 décembre 2009

GUINEE

Dadis cible de tirs

 

Jeune Afrique         04 décembre 2009

 

Le capitaine Moussa Dadis Camara a été visé par des tirs alors qu’il se rendait jeudi au camp Koundara, dans la presqu’île de Kaloum, à l’extrême sud de la capitale. Des échanges de tirs nourris ont été entendus peu avant 18h, heure de Conakry.


 

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Ce camp militaire est aux mains du lieutenant Aboubacar « Toumba » Diakité, aide de Camp du chef de la junte et chef de la garde présidentielle.

 

« Toumba » aurait libéré des prisonniers, tous des militaires hostiles à Dadis, et enfermés parfois depuis plusieurs mois.



Jeudi soir, il avait le contrôle de la presqu’île.



D'après plusieurs sources militaires et civiles, le chef de la junte a été « blessé jeudi soir par son propre aide de camp » dans les accrochages. Une information que n’a pas voulu confirmer le ministre de la communication, Shérif Idrissa, contacté par Jeuneafrique.com.

 

Il assure que Dadis Camara est de retour « en bonne santé » au camp Alpha-Yaya-Diallo. Cependant, une source affirme à l'AFP que, à la demande du capitaine Dadis Camara, « le Sénégal a envoyé un avion médicalisé à Conakry pour amener Dadis vers Dakar ». Par ailleurs, des témoins ont rapporté qu’un hélicoptère tournait en début de soirée au dessus de l’hôpital Ignace Deen, dans la capitale guinéenne.



La querelle entre Dadis Camara et son aide de camp intervient alors que la commission d’enquête internationale sur les massacres de civils perpétrés par des militaires le 28 septembre, vient de terminer sa mission à Conakry.



Selon de bonnes sources, « Toumba », qui a été vu par des dizaines de témoins sur les lieux du drame, aurait refusé de porter la responsabilité des meurtres et des viols qui se sont déroulés ce jour-là.



Le chef de la garde présidentielle estime qu’il n’a fait qu’obéir à des ordres.



Plusieurs membres de la junte ont été interrogés dont le ministre de la lutte anti-drogue, le commandant Tiegboro Camara. Quant au ministre de la Défense, le général Sékouba Konaté, considéré comme le numéro 2 de la junte, il aurait quitté le pays mardi et serait actuellement au Liban.

01 décembre 2009

GUINEE / 28 septembre

trois enquêteurs à Conakry

 

Jeune Afrique          01 décembre 2009

 

Il a fallu plus d’un mois pour que Ban Ki-Moon, le secrétaire général de l’ONU, se décide à envoyer à Conakry une commission d’enquête sur les massacres du 28 septembre dernier. C’est en effet le 30 octobre qu’il a dévoilé le nom des trois juristes africains chargés de déterminer les circonstances exactes des violences qui ont ensanglanté le stade de Conakry : l’Algérien Mohamed Bedjaoui, la Burundaise Françoise Ngendahayo Kayiramirwa et la Mauricienne Pramila Patten.


 

La Burundaise Françoise Ngendahayo Kayiramirwa a notamment été ministre des Droits de l'HommeLa Burundaise Françoise Ngendahayo Kayiramirwa a notamment été ministre des Droits de l'Homme© Un Photo/Evan Schneider

 

 

Ancien chef de la diplomatie algérienne, Bedjaoui fut également président de la Cour internationale de justice à La Haye (Pays-Bas). Ngendahayo Kayiramirwa a été plusieurs fois ministre, notamment des Droits de l’homme, au Burundi. Elle a également été conseillère auprès du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) à Arusha, en Tanzanie. Quant à Patten, elle est avocate et auteure de nombreuses publications sur les violences faites aux femmes et sur les droits de l’enfant.

 

Après avoir reçu leur mandat, les trois juristes se sont envolés pour Genève, le 18 novembre, pour y rencontrer la responsable du Haut-Commissariat des Nations unies pour les droits de l’homme. Cette institution a mis à leur disposition une équipe d’une quarantaine de personnes. Leur tâche s’annonce difficile : ils n’ont que dix jours pour mener à bien leur enquête (25 novembre-4 décembre), et dix autres pour rédiger un rapport que Ban Ki-Moon transmettra au Conseil de sécurité le 15 décembre.

 

Les membres de la commission doivent rencontrer les principaux acteurs de la vie politique guinéenne et, surtout, les témoins des événements du 28 septembre. Dadis Camara, le chef de la junte, et Kabiné Komara, le Premier ministre, se sont engagés par écrit à faciliter le travail des enquêteurs. « L’accès aux témoins et la protection de ces derniers font partie de cet engagement », souligne Mohamed Bedjaoui.

30 novembre 2009

Pourparlers interguinéens

S’achemine-t-on vers le blocage ?

 

L'observateur paalga          30 novembre 2009

 

N’eussent été la sagesse et la clairvoyance de quelques émissaires des Forces vives qui ont retenu la bride de certains faucons, le facilitateur aurait été récusé le 20 novembre 2009 suite à sa proposition d’Accord politique global interguinéen (APGIG).

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N’eussent été la sagesse et la clairvoyance de quelques émissaires des Forces vives qui ont retenu la bride de certains faucons, le facilitateur aurait été récusé le 20 novembre 2009 suite à sa proposition d’Accord politique global interguinéen (APGIG).

 

 

Regroupé en 7 dispositions, ce cadre de travail ébauché par le médiateur fait, il est vrai, la part belle au CNDD, puisque la revendication essentielle des Forces vives soutenue par la communauté internationale, à savoir le départ de Dadis, n’a pas été suivie par Blaise Compaoré (cf. disposition IV).

 

Ce qui a provoqué la colère des Forces vives, qui ont envisagé sérieusement à un certain moment de remettre en cause cette médiation, avant de se raviser. En remettant leurs contrepropositions qui maintiennent leurs exigences initiales, ces Forces vives n’ont donc pas bougé d’une semelle, s’arc-boutant au principal sujet qui fait bouillir le marigot guinéen : le départ de Dadis et la dissolution du CNDD.

 

La surenchère politico-diplomatique se poursuit avec l’antienne des militaires résumée en ces bouts de phrases que répètent ses thuriféraires : « Ce ne sont pas les Forces vives qui ont mis Dadis à la présidence... Dadis est un citoyen comme les autres ... sa candidature n’est pas annoncée mais s’il se prononçait, cette candidature devrait être forcément acceptée... ». Pire, alors que les pourparlers vont reprendre aujourd’hui 30 novembre 2009 après la trêve de la Tabaski, le facilitateur semble, face à un cul-de-sac, avec ce nouveau mémorandum de la junte : la mise hors service de tous les anciens Premiers ministres de Guinée du processus électoral et un audit des 10 dernières années de Conté.

 

Pas besoin d’être un politologue pour comprendre que Dadis veut éliminer tous ceux qui sont susceptibles de lui barrer la route de la présidence lors d’un duel à la régulière. Otez Sidya Touré,Celloun Dallein Diallo,François Fall, Alpha Condé ... de la prochaine course à la magistrature suprême et le patron de la junte se retrouve sur un boulevard qui mène au pouvoir suprême.

 

La configuration de la Guinée offre donc le spectacle suivant : d’un côté la junte, de l’autre les Forces vives et au milieu des populations prises en otages. D’ailleurs, ces Guinéens n’ont jamais eu la liberté de choisir leur destin, écrasés qu’ils ont été par le pouvoir concentrationnaire de Sékou Touré et celui « laisse guidon » de Lansana Conté.

 

Que peut à présent le Facilitateur, que d’aucuns trouvent partial, car militaire comme l’ont souligné les deux dames de fer (1) qui ont été très acerbes à l’égard du chef de l’Etat burkinabè ? Si la junte, depuis le massacre du 28 septembre, est disqualifiée pour conduire la transition, elle a le pouvoir et possède les armes. Moralité : pour le moment, il faut composer avec le CNDD. Les Forces vives devraient d’ailleurs avoir comme boussole le fait que la politique est aussi l’art du possible, surtout que certains de leurs leaders ont occupé quelques années la primature.

 

Pourtant, il faut craindre un éventuel blocage, car ce que redoutait le médiateur le 11 novembre dernier prend forme de part et d’autre, les tentatives d’exclusion. Autant à l’heure actuelle il est impossible de contourner la junte, autant cette dernière ne doit pas, par des subterfuges, chercher à disqualifier des adversaires politiques. D’ailleurs, chaque Guinéen gagnerait à revisiter l’histoire récente de la Côte d’Ivoire, où, à coups d’artifices constitutionnels, on a voulu étouffer les ambitions d’un ex-Premier ministre. Cela a plongé le pays dans cette tambouille sans fin. Comparaison n’est pas raison mais quand des citoyens d’un pays sont confinés en seconde zone et qu’ils se rebiffent...

 

Et lorsqu’on écoute les protagonistes guinéens, les tonalités ne militent pas à l’avènement d’un consensus. « Nous pas bouger », martèle le CNDD. « Je ne suis pas sûr que par le dialogue on puisse amener Dadis à la raison », clame Celloun Dallein Diallo. Le médiateur pourra-t-il concilier les différentes positions ? Ou sera-ce la médiation de trop pour Blaise ?

 

La rédaction

(1) Aïssatou Fall et Louise Arbour respectivement deputé PS au Sénégal et présidente de International Crisi Group sur RFI et BBC

 

 

lobservateur

26 novembre 2009

MASSACRE DU 28 SEPTEMBRE EN GUINÉE : Gros boulot pour la Commission d’enquête internationale

Le pays          26 novembre 2009

 

Le travail qui attend la commission d’enquête internationale, c’est peu de le dire, est tout simplement titanesque. Le diplomate et juriste algérien Mohamed Bédjaoui, la Burundaise Françoise N. Kayiramirwa, ancien membre de la Cour pénale internationale (CPI) et la Mauricienne Pramila Patten, membre du comité de l’ONU contre la discrimination envers les femmes, ont beau être expérimentés et coutumiers du fait, ce trio nommé par Ban-Ki-Moon aura fort à faire à Conakry.

 

 

Les faits sont connus : des civils innocents, des femmes et des hommes ont été pris au piège dans l’enceinte du stade de la capitale guinéenne où ils se sont fait bastonner et tirer dessus comme de vulgaires lapins. Les femmes ont tout simplement vu leur dignité et leur honneur bafoués à jamais. Même si la junte au pouvoir a annoncé ses bonnes intentions en promettant de coopérer, tout le monde s’accorde à dire que ce sont les militaires qui ont perpétré les meurtres et qui ont porté gravement atteinte aux droits humains.

 

La bande à Dadis a annoncé, elle aussi, qu’elle mènera sa propre enquête. Quel crédit faudra t-il accorder aux conclusions qui en découleront ? On devine bien que Dadis Camara ne se fera pas hara-kiri et ne s’auto-flagellera point. Dans le même temps, nombreux sont ceux qui pensent que les militaires au pouvoir à Conakry sont les seuls coupables de la tragédie. Les esprits devraient alors se préparer à accueillir deux commissions d’enquête et deux résultats distincts, même si on est enclin à penser que les travaux de la commission d’enquête de l’ONU sont plus neutres, plus objectifs, par conséquent plus proches de la vérité.

 

Les enquêteurs internationaux ne manqueront certainement pas de témoins pour raconter ce qu’ils ont entendu ou vu. En vérité, les témoins se compteront par foules dont la majorité sera hostile au chef de la junte. Les fins limiers devraient donc distinguer les commentaires objectifs des préjugés ou des partis pris.

 

 

Certains témoignages seront douloureux à supporter dans la mesure où il faudra revivre des scènes ou raconter des situations que les victimes souhaitaient refouler aux confins de leur subconscient. Ne faudrait-il pas aussi exhumer des cadavres pour leur faire parler ? En tous les cas, ce serait des passages obligés pour la manifestation de la vérité ; celle qui consistera à désigner nommément les responsables, les coupables ou les niveaux d’implication des uns et des autres.

 

Si tous les feux sont braqués sur les militaires de la junte, les organisateurs du rassemblement de la foule, manifestation au préalable interdite, ne devraient pas pouvoir s’en tirer à bon compte. Au contraire, ils doivent eux aussi assumer les conséquences de leur entêtement à conduire d’innocentes populations à l’abattoir dans le seul but d’assouvir leur soif du pouvoir, même si la démocratie est une aspiration légitime des Guinéennes et des Guinéens. La responsabilité de Dadis Camara est peut-être engagée car il est le chef de la troupe. Il ne devrait cependant pas être le seul à porter le chapeau. La possibilité qu’un complot ait été ourdi contre le Capitaine ambitieux n’est totalement pas à écarter. Au cas où sa culpabilité serait avérée, il faudrait craindre que des bâtons ne soient mis au travers des roues de la médiation conduite par Blaise Compaoré et qui vise à réconcilier les Guinéens et à remettre le pays sur les rails. Il importe cependant de faire la distinction entre médiation et enquête.

 

Le moment de rendre compte approche et il importe de tout mettre en oeuvre pour démasquer les donneurs d’ordres et les exécutants. Certes, le rapport d’enquête, dont les conclusions ne seront pas rendues avant plusieurs mois, ne manquera pas d’épingler des Guinéens. Il ne faudrait cependant pas perdre de vue le fait que c’est le destin de tout un peuple qui est en jeu. Assurément, un gros boulot attend la Commission d’enquête internationale à Conakry.

 

25 novembre 2009

Crise guinéenne Les contre-propositions des Forces vives

l'observateur paalga          25 novembre 2009

 

Après le rejet par les Forces vives du projet d’accord interguinéen, proposé par le facilitateur, Blaise Compaoré, celles-ci ont été invitées à fournir leurs contre-propositions. C’est chose faite depuis hier, où Jean-Marie Doré et ses 11 compagnons ont remis leurs préoccupations au chef de l’Etat burkinabè : lesquelles portent sur le nombre des membres de la transition (75 au lieu de 150),le Conseil national de transition qui doit être l’organe législatif, son président qui doit être militaire... le départ et la non- candidature de Dadis sont maintenus...

 

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Les Forces vives, qui, depuis le 20 novembre ont rencontré plusieurs fois le facilitateur pour échanger ont donc enfin remis leurs préoccupations, elles n’aiment pas le vocable « contre-propositions ». Rien que hier 24 novembre aux alentours de 11h 30, Jean-Marie Doré est retourné à Kosyam pour voir Blaise Compaoré.

 

« Fondamentalement, le projet présenté par le facilitateur a totalement ignoré les propositions prises par les Forces vives ... nous n’avons pas fait de contre-propositions, nous nous sommes tenus à nos préoccupations initiales, appuyées par la communauté internationale », vous répète-t-on à l’envi lorsqu’on évoque les contre-propositions des Forces vives avec certains des 12 officiels de ce groupe.

 

Le départ de Dadis ? On vous répond en substance qu’il en était question avant le 28 septembre et que cela est devenu impératif après, surtout avec l’oukase de la communauté internationale en date du 12 octobre 2009.

 

De la cacophonie autour des émissaires ? C’est à l’extérieur, pas au sein des envoyés officiels nous ne sommes pas responsables de ce que disent des gens qui prétendent être des forces vives.

 

Il est stipulé dans le préaccord à polémique que le président et le premier ministre de transition doivent être consensuels et civils. Où trouver ces oiseaux rares qui seront acceptés et par les forces vives et par le CNDD ? Avec 12 millions de Guinéens on peut en trouver,vous répond-t-on aussi. En fait les Forces vives ont un peu nuancé certaines de leurs revendications tout en en maintenant d’autres. Ainsi, même si rien n’a filtré officiellement, on apprend que :

 

- au titre III concernant le Conseil national de transition(CNT), les forces vives proposent 75 membres au lieu de celui, pléthorique, de 150, proposé par Blaise. Il sera, selon l’esprit et la lettre des forces vives, l’organe législatif et devra être dirigé par un militaire qui ne peut être candidat à la prochaine présidentielle. Les syndicats et la société civile y seront représentés. Le total du Bureau de ce CNT est toujours de 20.

 

- concernant la disposition IV, relative aux élections ,les opposants au CNDD proposent que la transition soit conduite par un exécutif civil : un président et un premier ministre civils ;



- le président de la transition, le chef de l’Etat et le premier ministre nommeront le président de la Cour constitutionnelle et celui du conseil économique et social ;



- Jean-Marie Doré et Cie maintiennent le départ et la non-candidature de Dadis à la magistrature suprême à venir ;



- la durée de la transition parait aussi longue pour elles.


Bref, le casse-tête du « cas Dadis » semble demeurer pendant.

 

Et lorsqu’on évoque le fait que Dadis fait de la résistance parce qu’il ne sait pas s’il aura une vie tranquille après la présidence, les forces vives estiment qu’il n’a jamais été question de chasse aux sorcières. Du reste, pour elles, à l’intérieur de la Guinée et dans l’intérêt suprême du pays, on peut arriver à des compromis, mais la communauté internationale, qui est impliquée dans leur crise, est là aussi. Peut-on la dissuader, par exemple, de poursuivre des personnes si elle décide qu’il y a eu crimes contre l’humanité ? s’interroge-t-on chez les forces vives.

 

Et pourquoi pas la proposition d’Alpha Condé, vieille d’il y a plusieurs années, qui veut qu’on amnistie les chefs d’Etat pour leur permettre de quitter le pouvoir sans crainte ? Pour les forces vives, il faut d’abord que Dadis dise qu’il va partir, tout le reste pouvant être envisageable.

 

On retiendra en substance que pour les Forces vives, la Guinée a souffert durant 50 ans et elles estiment que soit avec ces pourparlers les Guinéens voient le bout du tunnel, ou il n’est « pas question de signer quoi que ce soit ». La balle est à présent dans le camp du facilitateur, qui doit, après avoir rencontré les envoyés du CNDD, dégager un nouveau projet d’accord. Ce sera pour après la fête de la Tabaski, apprend-on.

 

Coulisses des pourparlers

 

- Golf maintient les 6 officieux dans leurs chambres. Samedi 21 novembre, les 6 membres non officiels des Forces vives avaient été enjoints par un membre du service du protocole d’Etat de quitter leurs chambres de l’hôtel Silmandé Mercure à midi au plus tard, sinon ce serait à leurs frais qu’ils logeraient désormais. Informé de cela grâce à l’écrit de la presse, le colonel Gilbert Dienderé aurait semble-t-il, managé la situation, et les intéressés sont finalement demeurés dans leurs gîtes.

 

- Celloun et son cheik-up à Paris. Le fait que les pourparlers se sont étendus jusqu’au mardi 24 novembre entre Blaise et les Forces vives risque de faire rater à Celloun Dallein Diallo son cheik-up à Paris. Il devait y retourner pour son contrôle par suite du traumatisme qu’il a subi lors des massacres du 28-Septembre.

 

- Reprise après la Tabaski ? C’est à un véritable chassé-croisé qu’on assiste à Ouaga : en principe, le CNDD devait y arriver hier soir et les forces en repartir. Mais, au finish, la plupart des délégués des forces vives repartiront aujourd’hui. On murmure que les pourparlers pourraient reprendre après la fête de la Tabaski.

 

- 100 partis en Guinée Il n’y a pas que le Burkina qui ait un grand nombre de partis politiques : en Guinée, ils sont une centaine. Beaucoup sont nés peu avant la fin du règne de Conté, notamment en 2008. Le défunt président avait mis en place un fonds d’un milliards de francs guinéens (150 millions CFA),si fait que certains, qui voulaient bénéficier de ces subsides, ont rapidement préféré être la tête d’un rat que la queue d’un lion. Pour ce qui est des syndicats, on en compte 8. Le CNT aura pour mission, entre autres, de forger des regroupements en mettant fin aux ethno-partis, véritables plaies dans le microcosme guinéen.

 

- Quand Celloun jouait les arbitres entre Conté et Blaise. On sait que les relations entre Lansana Conté et Blaise étaient exécrables. Un homme tentait souvent d’arrondir les angles : Celloun Dalein Diallo Ainsi apprend-on qu’à l’investiture de Blaise en 2005, c’est le même Celloun qui est venu représenter « Péssè » (celui qui parle dru en langue soussou) à la cérémonie.

 

Lansana Conté n’était pas particulièrement enchanté que Dallein vienne, mais en a été convaincu par l’ex-PM. Blaise était d’ailleurs étonné, à l’époque, de le voir à Ouaga 2000.

 

Zowenmanogo Dieudonné Zoungrana

 

lobservateur

24 novembre 2009

POURPARLERS INTERGUINEENS : Alain Yoda a reçu les contre-propositions des Forces vives

Le pays          24 novembre 2009

 

 

 

arton193.jpgLes Forces vives ont remis leurs contrepropositions sur le projet d’accord du facilitateur au ministre des Affaires étrangères burkinabè, Alain Bedouma Yoda, le lundi 23 novembre 2009 aux environs de 17h.

 

 

Celui-ci devrait les transmettre au facilitateur du dialogue interguinéen, Blaise Compaoré, qui doit les recevoir en principe aujourd’hui. Quant aux membres du CNDD, ils seront présents à Ouagadougou, en principe, aux environs de la mi-journée, avec les observations du capitaine Moussa Dadis Camara sur le projet d’accord de sortie de crise en Guinée.

 

C’est aux environs de 16h que Jean Marie Doré, Baa Dicko et Yamodou Touré ont quitté l’hôtel Silmandé, où ils sont descendus, pour aller remettre leurs contrepropositions. A 17h 37, ils étaient de retour. Aussitôt la porte du hall franchie, ils prirent l’ascenseur pour, dirent-ils, rendre compte aux autres, lesquels sauront donc que le document qui contient leurs contrepropositions a été remis au ministre des Affaires étrangères et de la coopération régionale du Burkina, Alain Bedouma Yoda.

 

Il serait probable aussi qu’ils soient reçus aujourd’hui par le président du Faso, médiateur du dialogue interguinéen. La délégation du CNDD, quant à elle, sera de retour de la Guinée-Conakry avec les observations du Capitaine Dadis Camara sur le projet d’accord du facilitateur Blaise Compaoré.

 

 

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Par Abdou ZOURE

23 novembre 2009

DIALOGUE INTERGUINEEN : Les Forces vives remettent leurs contre-propositions aujourd’hui

Le pays          23 novembre 2009

 

Le second round des négociations interguinéennes a commencé depuis le 18 novembre 2009. Si du côté du CNDD (Conseil national pour la démocratie et le développement), on se montre assez satisfait, ce n’est pas le cas chez les Forces vives guinéennes. En effet, elles ont rejeté la synthèse proposée par le facilitateur, Blaise Compaoré. Ce dernier les a rencontrées le samedi 20 novembre 2009 et leur a demandé de rédiger un document qui contiendra leurs contre-propositions. Ce document sera, en principe, remis au facilitateur aujourd’hui lundi.


 

Blaise Compaoré, facilitateur du dialogue interguinéen, a soumis à tour de rôle, le 19 novembre dernier, aux deux camps le projet d’accord politique interguinéen qui contenait la synthèse de leurs propositions recueillies lors du premier round. Des principaux points de cet accord, il ressort l’institution d’une commission d’enquête pour faire la lumière sur les évènements du 28 septembre 2009 ; celle du Conseil national de transition (CNT) présidé par le chef de l’Etat, le capitaine Dadis Camara, qui nommera un Premier ministre issu des Forces vives. Et la tenue d’élections d’ici octobre 2010 et auxquelles tous les membres du CNT peuvent se présenter à condition de démissionner de leur poste quatre mois plus tôt. Mais la rencontre qui devait mettre face à face le CNDD et l’opposition le lendemain 20 novembre pour décider de la signature ou non de l’accord, n’a pas eu lieu. En effet, le camp des Forces vives a envoyé une déclaration qui rejetait les propositions du projet d’accord. Cette déclaration, en plus du rejet, sous-tendait une éventuelle remise en cause de la médiation du facilitateur burkinabè. Mais quelques heures plus tard, à l’hôtel Silmandé, base des Forces vives, Sydia Touré, Louseny François Fall, Sy Mariama Diallo et Jean Marie Doré, diront : "C’est le document qui est rejeté et non le médiateur."

 

Le lendemain 21 novembre, une conférence de presse a été convoquée, mais arrivés sur les lieux, les journalistes ont été informés qu’elle a été décommandée. Mais il s’en est trouvé une personne qui a tenu à s’exprimer. ll s’agit de Cheick Tidiane Traoré, secrétaire permanent du parti GPT (Guinée pour tous). Pour lui, les Forces vives sont divisées car les jeunes leaders sont exclus des négociations. Parmi les 12 membres de la délégation officielle, il n’y avait aucun jeune leader. "Les jeunes ont formé leur mouvement et sont venus à Ouaga à leurs frais. Le protocole de la présidence du Faso est venu nous dire qu’à midi, les frais de l’hôtel seront à notre charge." Selon lui, tout ceci s’expliquerait par le fait que les jeunes leaders veulent que le Premier ministre de la transition soit un jeune. Par ailleurs, il ne rejetait pas l’accord du facilitateur et appelait les autres à rejoindre la table du dialogue. "Je suis actuellement seul mais j’irai jusqu’au bout pour cela."

 

Quoi qu’il en soit, les Forces vives ont été reçues quelques heures plus tard par Blaise Compaoré qui leur a demandé de ne pas perdre confiance en sa médiation. Il leur a ensuite demandé de produire un document où seront consignées leurs contre-propositions. Il s’agit entre autres, de la non-candidature du capitaine Dadis Camara et de tout autre membre du CNDD aux élections. De ne pas mettre à la tête du CNT un chef de l’Etat, car à leur avis, le CNT est un organe consultatif ou législatif. Et enfin, de revoir la composition du futur gouvernement d’union nationale, qui ne se composerait que d’un tiers des Forces vives. Ces contre-propositions seront remises, en principe, aujourd’hui lundi au facilitateur pour que celui-ci fasse une éventuelle révision du projet d’accord politique, pour une sortie de crise en Guinée-Conakry.

 

Les points de désaccord

 

Voici la déclaration n°13 portant rejet des Forces vives (l’article A.2 de l’annexe 1) du projet d’accord politique.

 

"A l’invitation de Son Excellence, Monsieur Blaise Compaoré, président du Faso et médiateur dans la crise guinéenne, une délégation du forum des Forces vives de Guinée s’est rendue à Ouagadougou (Burkina Faso) du 18 au 20 novembre 2009. A cette occasion, la délégation a reçu du médiateur un projet d’accord politique global interguinéen. Après un examen approfondi dudit projet, la délégation a relevé avec un grand étonnement que : 1 - Les préoccupations fondamentales des populations guinéennes par le forum des Forces vives exprimées dans le mémorandum remis au facilitateur, pour une transition apaisée en République de Guinée, n’ont pas été prises en compte dans le projet d’accord politique. 2 - Les recommandations, les résolutions et communiqués finaux de la CEDEAO, du Groupe international de contact sur la Guinée, de l’Union africaine, de l’Union européenne ainsi que le conseil de sécurité des Nations unies ont été purement et simplement ignorés : notamment, ceux relatifs à la non-candidature aux prochaines élections nationales des membres du CNDD, de son président, du Premier ministre et des membres du gouvernement, ainsi que la mise en place, sur la base du retrait du CNDD, des nouvelles autorités de transition. En conséquence, la délégation du forum des Forces vives a pris la décision de rejeter le projet d’accord politique, tel qu’il lui a été soumis. En outre, elle se réserve le droit, après consultation de sa base en Guinée, de se prononcer quant à sa position par rapport à la médiation. Au demeurant, le forum des Forces vives lance un appel solennel au peuple de Guinée pour qu’il reste mobilisé afin de défendre ses droits légitimes pour l’avènement de la démocratie, de la justice et du progrès économique et social.

 

Ouagadougou, le 20 novembre 2009 Depuis Ouaga, Forum des Forces vives de Guinée"

 

Quid du Conseil national de la transition

 

Le bureau exécutif du CNT est composé de vingt (20) membres répartis comme suit :

- Président : le chef de l’Etat issu du CNDD ;

- Vice-président : un représentant du forum des Forces vives de Guinée ;

- Membres : représentants des Forces de défense et de sécurité (4) ; représentants des partis politiques (6) dont 4 issus du forum des Forces vives et 2 hors du forum des Forces vives ; représentant des organisations syndicales (2) ; représentantes des organisations féminines (2) ; représentant des organisations de la jeunesse (2) ; représentants des communautés religieuses (2).

 

Source : Projet d’accord politique global interguinéeen (Article A 2)

 

Ce que devrait être le gouvernement d’union

 

En application du paragraphe 3.3.2. de l’Accord politique global interguinéen, les postes ministériels au sein du gouvernement d’union nationale sont répartis ainsi qu’il suit :

- 10 issus du CNDD ;

- 10 issus du forum des Forces vives de la Guinée ;

- 10 venant d’horizons divers.

 

Source : Projet d’accord politique global interguinéeen (Article 2)

Par Abdou ZOURE

21 novembre 2009

Pourparlers inter-guinéens à Ouagadougou

Furieuse, l'opposition rejette les propositions du médiateur


RFI          21 novembre 2009

 

L'opposition guinéenne a rejeté ce vendredi à Ouagadougou les propositions du médiateur Blaise Compaoré qui autorisent le maintien au pouvoir du capitaine Dadis Camara. Pour les Forces vives, « les préoccupations fondamentales du peuple guinéen n'ont pas été prises en compte ».



Blaise Compaoré, médiateur dans la crise en Guinée.
Par RFI

 

Dans son dernier rapport, le président burkinabé Blaise Compaoré donne la possibilité au capitane Moussa Dadis Camara de rester en place, et de se présenter à la présidentielle. Le chef de la junte serait à la tête d'un Conseil national de transition (CNT), pour une période de dix mois. Le Premier ministre serait issu des Forces vives et ces dernières n'apprécient pas. L'opposition guinéenne semble furieuse.

 

Dans une déclaration rendue publique, vendredi après-midi à Ouagadougou, les Forces vives rejettent le projet d’accord politique que le médiateur Blaise Compaoré leur a proposé jeudi. La délégation de l’opposition guinéenne dit « se réserver le droit – après consultation de sa base en Guinée – de se prononcer quant à sa position par rapport à la médiation ». Que faut-il entendre par-là ? Est-ce à dire que les Forces vives iraient jusqu’à récuser le médiateur Blaise Compaoré ? On n’en est pas encore là, mais le choc est perceptible, après ce que certains membres des Forces vives ont eux-mêmes appelé « le coup de massue » qu’ils ont reçu, avec les propositions du médiateur.

 

« Les préoccupations fondamentales de la population guinéenne n’ont pas été prises en compte, avec le projet d’accord politique », ont écrit les Forces vives dans une lettre qu’elles ont transmise au médiateur. Cette lettre a été envoyée également aux représentants de l’Union africaine (UA), des Nations unies et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui assistaient le médiateur.

 

Y aura-t-il une rencontre entre le président burkinabé et l’opposition guinéenne après cette réaction des Forces vives ? On parle d’un probable rendez-vous, samedi, selon certaines sources. Mais, dans l’incertitude et la déception, certains leaders s’apprêtent dejà à quitter Ouagadougou dès samedi matin.

 

L’opposition guinéenne veut une explication de texte

 

Après avoir reçu leurs réactions hier soir, le médiateur devrait rencontrer ce samedi les Forces vives. Sans doute, devrait-il y avoir une explication de texte entre Blaise Compaoré ou ses collaborateurs et l’opposition guinéenne. Celle-ci juge le document proposé par le président burkinabè trop favorable à la junte au pouvoir en Guinée.

 

Dans une déclaration rendue publique vendredi 20 novembre, les Forces vives ont rejeté en bloc le texte de la médiation. Et aussitôt, elles ont reçu à leur hôtel la visite du ministre burkinabè des Affaires étrangères et de la Coopération régionale. Une réunion qualifiée d’informelle mais qui n’a pas changé la position des leaders de l’opposition guinéenne. Certains d’entre eux quittent Ouagadougou dès ce samedi  avant même la dernière rencontre prévue avec Compaoré.

 

Tous se disent déçus par le texte du médiateur, et pourtant « ce n’est qu’un premier jet qui ne lie personne pour l’instant », réagit Alain Yoda, ministre burkinabè des Affaires étrangères. « Même si c’est un membre du CNDD qui reste à la tête de l’Etat », explique-t-il, l’essentiel des pouvoirs est concentré dans les mains d’un Premier ministre de transition proposé par les Forces vives ».

20 novembre 2009

Crise guinéenne Faut-il désespérer de la médiation ?

L'observateur paalga          20 novembre 2009

 

On ne se lassera pas de le répéter : que va faire le facilitateur Blaise Compaoré pour arracher un modus vivendi entre les protagonistes de la crise guinéenne ? Question lancinante, tant coalition des Forces vives et junte au pouvoir affichent, depuis, des positions diamétralement opposées.

 

 

blaisecomp5b15d1.jpgL’une, rappelons-le, fait du départ du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) au pouvoir la mère de toutes ses revendications, l’autre, qui ne veut pas en entendre parler, concède la formation d’un gouvernement d’ouverture que pilotera un Premier ministre de consensus. Après un premier round de rencontres séparées avec le président Compaoré au cours desquelles chacune des deux parties a décliné ses desiderata, représentants des Forces vives et mandataires du CNDD sont de retour chez le facilitateur, à qui ils ne facilitent pas du tout la tâche. L’intransigeance des uns et l’arrogance des autres constituant des postures qui annihilent tout effort de sortie de crise.

 

Et au moment où s’ouvre cette deuxième série de consultations, certainement pas la dernière, aucune lueur d’espoir ne pointe de cette éclipse de la raison et du réalisme qu’est devenue la scène politique guinéenne. Pire, si quelque chose s’est produit entre-temps, cela s’est fait dans le sens contraire des attentes du médiateur. En effet, à quelques jours de l’ouverture des présents pourparlers, on apprend, avec effroi, la création d’un nouveau parti, l’Union guinéenne pour la démocratie (UGD), dont l’inspirateur n’est autre que le capitaine Moussa Dadis Camara.

 

Celui-là même dont les errements, l’inconstance, les penchants tyranniques et la boulimie du pouvoir sont à l’origine de l’aventure présente qui prévaut dans le Château d’eau de l’Afrique de l’Ouest. Celui-là donc à qui l’opposition montre du doigt la caserne pour qu’il y retourne et, surtout, y demeure. Aussi apprend-on que les deux délégations seront reçues séparément par le Facilitateur pour la présentation de son projet de cadre de dialogue. A quand véritablement les pourparlers interguinéens ?

 

Quand est-ce que les choses sérieuses vont commencer ? Blaise Compaoré, on le constate, a opté de cheminer lentement vers la sortie de crise. On espère qu’il y va sûrement. Au moment où nous bouclions le présent éditorial, rien n’avait filtré de ces consultations à huis clos. Mais en attendant, quelle thérapeutique le docteur honoris causa de la clinique de Kosyam va-t-il prescrire ? Un médicament placébo ou un traitement de cheval ?

 

La solution par le placébo consistera, quelles qu’en soient les mesures d’accompagnement, comme la formation d’un gouvernement d’ouverture et la nomination d’un Premier ministre de consensus, à offrir la possibilité au chef de la junte de se présenter à la prochaine présidentielle. Et pendant que nous y sommes, quel Premier ministre peut travailler librement sous la présidence d’un homme aux manières cavalières, à l’humeur imprévisible, enclin à l’improvisation ? Aucun !

 

La guérison par le traitement de cheval consistera, quant à elle, à mettre sur la table la dissolution du CNDD et le retrait pur et simple de son numéro 1 de la scène politique. Une éventualité qui rejoint la position de l’Union africaine, laquelle avait lancé un ultimatum à Dadis pour qu’il renonce à sa candidature. Le facilitateur osera-t-il aller à contre-sens de l’exigence de l’institution communautaire ?

 

On le voit, quelle que soit la prophylaxie, la pilule sera difficile à avaler dans un camp comme dans l’autre. Faut-il alors désespérer de la facilitation actuelle et verser dans la résignation selon laquelle « de toute façon il n’y a pas de crise sans fin » ? Le problème est avant tout guinéen et la solution ne procédera que de la volonté des Guinéens. La Guinée sera ce que ses fils actuels veulent qu’elle soit.

 

Par Alain Saint Robespierre

 

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