05 novembre 2008
Barack Obama réalise le rêve de Martin Luther King!

Le démocrate Barack Obama a remporté mardi une victoire écrasante sur son adversaire républicain John McCain, devenant, à seulement 47 ans, le 44e Président des États-Unis.
Pour être élu, il fallait obtenir 270 grands électeurs. Selon les premiers chiffres CNN, Barack Obama en a remporté 338 grâce à ses victoires dans les états-clés de Pennsylvanie, de l'Ohio et de la Floride. Son adversaire républicain John Mc Cain est largement battu avec 158 élus.
Participation record !
Le résultat de cette élection présidentielle américaine est lié en partie à la participation qui s'est révélée très importante, nettement supérieure à 65%. Selon, les experts, entre 130 et 135 millions d'Américains se sont rendus aux urnes, soit plus de 70% de participation. Ce serait dix millions de votants de plus qu'en 2004 où ils avaient été 126 millions à s'exprimer, un chiffre déjà record. Et ce pourrait être 25 millions de plus qu'en l'an 2000. «La participation est phénoménale», a ainsi déclaré Jean Jensen, la responsable des opérations électorales pour l'état de Virginie, «plus de 40% des électeurs avaient déjà déposé leur bulletin dans l'urne à 10 heures du matin».
Cette forte participation a joué en faveur de Barack Obama, notamment la forte mobilisation des jeunes et des nouveaux inscrits, en grande majorité issus des classes populaires.
Yes, We Can !
À l'occasion de son premier discours, Obama a rendu hommage aux pères fondateurs des États-Unis, à Abraham Lincoln l'abolitionniste et à Martin Luther King. Il a déclaré : «Il a fallu longtemps. Mais ce soir, grâce à ce que nous avons fait aujourd'hui et pendant cette élection, en ce moment historique, le changement est arrivé en Amérique. Si jamais quelqu'un doute encore que l'Amérique est un endroit où tout est possible, qui se demande si le rêve de nos pères fondateurs est toujours vivant, qui doute encore du pouvoir de notre démocratie, ce soir est la réponse».
L'adversaire républicain, John McCain, a salué la victoire d'Obama : «Le peuple américain a parlé, et il a parlé clairement», a ajouté le sénateur âgé de 72 ans.
Réactions en france :
Le Président Nicolas Sarkozy a salué la "victoire brillante" de M. Obama. "En vous choisissant, c'est le choix du changement, de l'ouverture et de l'optimisme qu'a fait le peuple américain", a estimé M. Sarkozy. "Au moment où nous devons faire face tous ensemble à d'immenses défis, votre élection soulève en France, en Europe et au-delà dans le monde un immense espoir. Celui d'une Amérique ouverte, solidaire et forte qui montrera à nouveau la voie, avec ses partenaires, par la force de l'exemple et l'adhésion à ses principes", a affirmé le président français. "La France et l'Europe, qui sont unies depuis toujours aux États-Unis par les liens de l'histoire, des valeurs et de l'amitié, y puiseront une énergie nouvelle pour travailler avec l'Amérique à préserver la paix et la prospérité du monde", a ajouté M. Sarkozy.
Réaction du webmaster de Métis Of Colors.net :
Enfin, le temps du changement est peut être arrivé pour les états unis, espérons que cela apportera la paix dans le monde, mais également que son élection permettra de mieux lutter contre ce racisme idiot dont la race noire est actuellement encore victime aux USA et dans le monde.
Nous félicitons le Président Obama et lui souhaitons la pleine réussite dans ces nouvelles fonctions... 
Source: http://metisofcolours.net
17:42 Publié dans DIASPORA AFRICAINE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : barack obama, présidentielle américaine
16 octobre 2008
Dernier débat télévisé : Le citoyen américain moyen, c'est Joe le plombier !
source: rfi.fr (article publié le 16 octobre 2008)
John McCain et Barack Obama se sont affrontés une dernière fois mercredi soir à l’université Hofstra, à Hempstead, dans l’Etat de New York. Ce débat s’est déroulé alors que le candidat républicain est distancé dans les sondages. C’était pour lui la dernière occasion de faire un coup d’éclat, à moins de trois semaines de l’élection présidentielle.

Le sénateur de l'Arizona n'est pas parvenu à déstabiliser son adversaire, serein sous les attaques.
( Photo : Reuters )
De notre correspondante à Atlanta, Anne Toulouse
Il y a une sorte de progression dans le format des débats. Lors du premier, les candidats sont debout derrière un pupitre et répondent aux questions d’un modérateur. Pendant le second, ils sont interrogés par un panel d’électeurs. Le troisième les place face à face, assis à la même table, ce qui les oblige à se parler directement. Du même coup, les échanges sont plus vifs et plus vivants.
Comme les deux précédents, ce débat s’est déroulé au soir d’une journée de forte baisse de la bourse et dans une atmosphère d’anxiété sur la situation économique. Cela a été le thème dominant des échanges, sans apporter vraiment d’élément neuf, puisque les deux candidats ont dévoilé au cours des derniers jours de nouvelles mesures, en particulier pour venir en aide aux familles malmenées par le marché immobilier.
Joe le plombier
L’un et l’autre se sont présentés en champion de la classe moyenne, incarnée par Joe le plombier, un artisan qui a interpelé Barack Obama lors d’une récente réunion électorale. John Mcain l’a cité le premier, et Joe le plombier a connu son heure et demie de gloire, en devenant la référence des deux candidats tout au long du débat. Le format du débat a permis de mettre en évidence les différences de John McCain et Barack Obama en matière de fiscalité, de commerce extérieur ou de couverture sociale.
La politique internationale n’était pas à l’ordre du jour, elle aurait dû faire l’objet du premier débat, qui a été, par la force des événements, consacré à l’économie.
Cette situation a été au désavantage de John McCain qui pensait distancer d’emblée son adversaire en s’imposant comme le choix le plus fiable pour la sécurité du pays. Les sondages montrent que c’est en fait Barack Obama qui est apparu le plus présidentiable au cours de ces échanges.
John McCain, qui a mené une campagne agressive au cours des dernières semaines, a été sanctionné par l’opinion publique et s’est trouvé à cours de munition lorsqu’il aurait eu besoin d’attaquer mercredi soir. Il n’a pas poussé la charge lorsque, par exemple, il a évoqué un dossier sur lequel son adversaire pouvait être vulnérable, l’affaire ACORN. Cette association à laquelle ont été liés Barack Obama et sa compagne est accusée d’avoir commis de sérieuses fraudes en recueillant des inscriptions sur les listes électorales.
« Je ne suis pas le président Bush »
Tout le poids de ce débat reposait sur les épaules de John McCain qui, distancé dans les sondages, devait retourner la situation à son avantage. Cela ne s’est pas produit, bien qu’il ait eu la meilleure réplique de la soirée. A son adversaire qui l’associe de façon systématique à l’actuel présidence, il a dit : « Je ne suis pas le président Bush, si vous vouliez vous présenter contre George Bush, il fallait vous présenter 4 ans plus tôt ! »
Barack Obama, qui avait la tache infiniment plus légère de traverser la soirée sans dommages, a fait davantage en consolidant sa position dominante. Ce débat était sans doute le meilleur des trois, mais il ne semble pas devoir changer le rapport de force de la course à la présidence.
15:21 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : joe le plombier, obama, mccain, présidentielle américaine
03 octobre 2008
Joe Biden domine le débat, mention honorable pour Sarah Palin
Source: Reuters (Article publié le 03 octobre 2008)
A en croire les sondages réalisés à chaud et les commentaires des politologues, le débat des colistiers a comme prévu tourné jeudi soir à l'avantage du démocrate Joe Biden, mais la républicaine Sarah Palin est semble-t-il parvenue à sortir de la spirale négative de ces derniers jours.
A l'heure de débattre avec ce vétéran de la politique américaine, élu depuis 1972 au Congrès, la gouverneur de l'Alaska choisie à la surprise générale par John McCain pour former le "ticket" républicain était au centre de toutes les interrogations sur ses compétences.
Les sondages réalisés juste après leur duel télévisé ne laissent guère place au suspense: Joe Biden est sorti vainqueur de ce seul et unique rendez-vous de campagne entre les deux vice-présidentiables.
Selon une étude CNN/Research Opinion, le sénateur démocrate du Delaware l'a emporté aux yeux de 51% des personnes interrogées contre 36% pour Palin. Le sondage réalisé par Knowledge Networks pour CBS auprès des électeurs indépendants donne Biden vainqueur par 46% contre 21% pour la colistière républicaine.
Mais Sarah Palin, fidèle à son franc-parler populaire et arrivée sur scène en lançant un clin d'oeil à la caméra, n'a pas réédité ses piètres performances des interviews accordées aux médias américains depuis sa nomination et qui font la joie des humoristes américains depuis quelques semaines. Plus d'allusion à la proximité géographique entre l'Alaska et la Russie pour expliquer sa connaissance de la situation russe.
Et lorsque Biden s'est interrogé sur le bilan économique des deux mandats de Bush, Palin lui a rétorqué: "Et vous voilà de nouveau braqué vers le passé, vous avez consacré tout votre avant-propos à l'administration Bush. Mais nom d'une pipe ! ("doggone it !"), regardons de l'avant et disons aux Américains ce que nous projetons de faire pour eux."
Pour 84% des personnes interrogées par CNN/Opinion Research, Palin s'en est mieux sortie que prévu (la proportion est de 64% concernant Biden).
"IL N'Y A PAS EU D'ACCIDENT"
Difficile de dire néanmoins si ce débat aura un impact fort sur la campagne de McCain, en difficulté face à un Barack Obama qui s'est détaché dans les sondages à mesure que la crise financière prenait de l'ampleur.
Mais le camp républicain pourra trouver matière à se réjouir de la prestation de Palin. "La barre n'était pas haute et elle l'a franchie avec succès, elle a remis McCain dans la course", affirme Scott Reed, stratège électoral du Grand Old Party.
Même David Axelrod, l'un des plus proches conseillers d'Obama, concède que Sarah Palin a fait la démonstration de son formidable talent pour toucher les gens, directement.
Mais il rappelle aussitôt que l'enjeu n'est pas là. "C'est toujours agréable de recevoir un clin d'oeil, mais c'est également agréable de recevoir un chèque, et c'est ça qui préoccupe la plupart des gens", disait-il dans la salle de presse de la Washington University de St Louis qui accueillait ce débat.
Liz Chadderdon, stratège du Parti démocrate, a rendu pour sa part hommage aux conseillers qui ont entraîné Palin pour ce rendez-vous. "Ceux qui ont préparé son débat ont fait vraiment du bon boulot. Je l'ai trouvée bonne. Je pense qu'elle aurait pu être sacrément plus mauvaise."
"En matière de politique étrangère, elle semblait réciter des notes, mais elle les a bien récitées", estime Paul Brace, politologue de la Rice University de Houston.
Les chiffres des audiences de jeudi soir ne sont pas encore connus. On s'attend cependant à que le débat Palin-Biden ait été très largement suivi. Pour des raisons en partie très éloignées des enjeux politiques: Bruce Merrill, spécialiste des médias de masse à l'Arizona State University, est ainsi convaincu que nombre des téléspectateurs étaient "comme ces gens qui se rendent aux 500 Miles d'Indianapolis pour voir un accident. Je pense que nombre de personnes ont allumé leur télé pour assister à un accident; il n'y en a pas eu."
Version française Henri-Pierre André.
14:40 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarah palin, joe biden, présidentielle américaine, débat des colistiers
28 septembre 2008
Présidentielle américaine : Un match équilibré, dominé par la situation économique
Article publié le 27 septembre 2008 (Source: rfi.fr)
Pour la première fois vendredi soir, John McCain et Barack Obama se sont retrouvés face à face, pour le premier débat de la campagne présidentielle. Sur le campus de l’université du Mississippi, dit « Ol’Miss », il se sont affrontés pendant une heure et demie, dans un format très ouvert, qui leur a permis, après avoir répondu pendant deux minutes à chaque question du modérateur, de se parler directement pendant 5 minutes. Le thème de ce débat devait être à l’origine la politique étrangère, mais la crise financière a bousculé les plans et les 40 premières minutes ont été consacrées à l’économie.
Les deux candidats ont évité ce que l’un et l’autre redoutaient le plus : commettre un impair.
( Photo : Reuters )
De notre correspondante à Atlanta, Anne Toulouse
A cause de la crise financière, ce débat a bien failli ne pas avoir lieu, puisque John McCain avait annoncé qu’il n’y participerait pas, si un accord sur un plan de sauvetage n’était pas conclu au Congrès. Il a changé d’avis vendredi en début d’après-midi, bien que cet accord soit encore en discussion, mais le sujet a largement rattrapé les candidats.
Plus du tiers de leurs échanges ont porté sur l’actuelle situation économique, ce qui a, en quelque sorte, équilibré les forces, Barack Obama étant plus à l’avantage sur ce terrain, alors que John McCain est plus à l’aise sur les questions internationales.
L’un et l’autre ont néanmoins prudemment esquivé la question essentielle : « A quelle partie de votre programme êtes vous prêts à renoncer face aux restrictions budgétaires imposées par la crise économique ? »
Ni impair, ni éclat
Lorsque la politique étrangère est enfin arrivée, elle a été sans surprise un catalogue des positions et des désaccords bien connus des deux candidats, en particulier sur l’Irak. John McCain a accusé son adversaire de n’avoir pas compris la stratégie du « surge », le renforcement des effectifs en Irak, Barak Obama a répliqué : « John McCain ne semble pas avoir compris cette guerre n’a pas commencé en 2007, mais en 2003 », il aurait fallu, a-t-il dit, ne pas la déclencher.
L’enjeu de ce débat était pour John McCain de mettre en évidence l’inexpérience de son adversaire, ce qu’il a tenté de faire en répétant à maintes reprises : « le sénateur Obama ne comprend pas », ou bien le « sénateur Obama a tort ».
Le candidat démocrate a maintenu fermement ses positions. Les deux candidats ont évité ce que l’un et l’autre redoutaient le plus : commettre un impair. Leurs échanges ont été argumentés, animés et polis. Ils ont pleinement rempli la fonction officielle de ces débats destinés à informer le grand public des positions de ceux qu’il s’apprête à élire. En revanche, il n’y a pas eu de ces coups d’éclat qui font basculer l’opinion publique, et aucune répartie ne restera dans les annales de ce genre d’exercice.
Le sheriff et le juriste
Les deux adversaires semblaient avoir retenu les leçons de ceux qui les ont préparés pendant plusieurs semaines. John McCain qui a un tempérament de pilote de chasse devait mettre son agressivité en veilleuse. Il a néanmoins rappelé avec un certain plaisir que ses collègues sénateurs l’ont surnommé « le sheriff ». Barack Obama, qui a un tempérament de juriste, devait lui simplifier son discours et ne pas donner des réponses verbeuses.
A première vue les candidats sortent ex aequo de cet échange, ce qui est, en fait, un avantage pour Barack Obama. Il a en un avantage de 4 à 9 points dans les sondages et il doit simplement maintenir le statu quo. L’actualité l’a servi en faisant que ce débat ne porte pas pendant 90 minutes sur les questions internationales, où John McCain avait plus de chance de marquer des points.
Il est cependant difficile de juger de l’impact de ces débats sur le résultat de l’élection, ni même de savoir, a priori, qui en est sorti vainqueur. John Kennedy ou Ronald Reagan ont réussi à retourner les électeurs en leur faveur en une soirée. En revanche, lors des deux précédentes élections présidentielles, face à George Bush, Al Gore et John Kerry n’ont pas concrétisé dans le grand public l’avantage que leur donnaient les analystes.
Ce débat pourrait en tout cas battre le record d’audience, enregistré en 1980, lors de l’affrontement entre Ronald Reagan et Jimmy Carter, qui avait été suivi par plus de 80 millions de téléspectateurs. 50 millions de personnes ont regardé mercredi soir la brève allocution de George Bush, ce qui donne la mesure de l’intérêt des Américains pour la politique en cette période de crise.
08:56 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité américaine, débat télévisé, obama-mccain, présidentielle américaine
25 septembre 2008
Campagne présidentielle américaine :
Source: rfi.fr (Article publié le 25 septembre 2008)
John McCain et Barack Obama vont se joindre à George Bush pour essayer de trouver des solutions à la crise financière.
(Photo : Reuters)
« Notre économie tout entière est en danger »
Cette extraordinaire mobilisation survient quelques jours après que le président ait annoncé un plan de 700 milliards de dollars pour renflouer les institutions financières, mises à genoux par la crise du crédit. L’énormité de ce chiffre a provoqué une véritable fronde dans l’opinion publique, qui n’admet pas que les contribuables subventionnent les erreurs du monde de la finance. Mardi et mercredi, les deux auteurs de ce plan de sauvetage, le ministre des Finances, Henry Paulson, et le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, ont reçu de plein fouet la vague de ce mécontentement, lors d’auditions au Congrès. Les parlementaires, qui pour la plupart affronteront les lecteurs dans 40 jours, se sont fait l’écho des messages entendus dans leurs circonscriptions et ont laissé entendre qu’ils ne voteraient pas le texte sans apporter de sérieuses modifications, notamment pour resserrer le contrôle de l’Etat sur les établissements qui demanderont sa protection.
George Bush est apparu dans le cadre solennel d’un discours diffusé à une heure de grande écoute par toutes les chaines de télévision et a défendu son plan avec des accents dramatiques. « Notre économie tout entière est en danger », a-t-il dit, « nous pourrions faire face à une longue et douloureuse récession, des millions d’Américains pourraient perdre leur emploi… ». Il a longuement rappelé l’historique de cette situation, née de la crise du marché immobilier. Il a expliqué que seul le gouvernement avait les moyens de racheter les hypothèques en défaut de payement en attendant que le marché se redresse.
Le fait même que le George Bush soit obligé de venir une seconde fois, en moins d’une semaine, expliquer le bien fondé de sa décision est significatif de la situation d’un président qui a déjà un pied en dehors de la porte. La rébellion du Congrès a été alimentée par l’opposition des deux candidats à la présidence, dont celui du propre parti du président, John McCain. Bien que le vice-président soit allé personnellement essayer de les convaincre, les parlementaires républicains ont semblé plus empressés de se ranger derrière un éventuel futur président que derrière celui qui s’en va. C’est d’ailleurs John McCain qui a, le premier, proposé que le président le reçoive avec Barack Obama. Le candidat républicain a manifestement saisi l’occasion d’illustrer l’un de ses arguments de campagne : il est celui qui sait transcender les divergences partisanes, pour se mettre au service de l’intérêt national.
Barack Obama avait dû avoir la même pensée, puisqu’il a appelé mercredi matin de bonne heure son rival républicain, pour évoquer le rôle qu’ils peuvent avoir dans une situation dont l’un des deux héritera dans un futur proche. Dans l’immédiat, le fait qu’ils soient l’un et l’autre sénateur, les oblige à s’engager sur un texte qui peut peser lourd dans leur campagne. En votant ils avaliseront obligatoirement des éléments impopulaires, mais en ne votant pas, ils subiraient les conséquences d’un éventuel effondrement financier.
La crise économique favorise Barack Obama
Pendant les deux dernières semaines, la crise financière et les événements extraordinaires qui l’ont accompagnée, ont relégué au second plan la campagne présidentielle. A partir de ce constat, John McCain essaye de retourner à son profit une situation qui n’est pas à son avantage. Les sondages montrent que, pour plus de la moitié des électeurs, l’économie est devenue la priorité absolue et que dans ce domaine ils font davantage confiance à Barack Obama. Cet état de chose explique en grande partie la remontée du candidat démocrate, qui a pris un avantage de 5 à 9 points dans la moyenne nationale, et qui passe en tête dans les intentions de vote d’Etats clés comme le Michigan, le Colorado ou la Pennsylvanie.
Le pari de John McCain dépendra de la tournure des événements au cours de prochaines heures. Pendant que George Bush s’adressait à la nation, le Congrès était en train de mettre au point une version amendée du plan de sauvetage et espérait le soumettre au vote dans les 48 heures. Si tel est le cas et si le texte est acceptable pour le gouvernement, le candidat républicain aura l’air d’avoir volé au secours de la victoire. Si, au contraire, la situation n’est pas résolue d’ici la fin de la semaine, il pourrait se présenter comme l’homme capable d’arracher un compromis.
Reste l’affaire du débat présidentiel, qui pour l’instant est dans les limbes. Ce premier affrontement entre les deux candidats a pour thème la politique étrangère, ce qui sur le papier coïncidait avec l’actualité, en pleine session de l’Assemblée générale des Nations unies. Mais dans la réalité le sujet apparait, en effet, décalé. Ni la commission des débats présidentiels, ni Barack Obama n’ont souscrit à la proposition de John McCain de le reporter au 2 octobre. Si celui-ci s’obstinait, Barack Obama se retrouverait en situation de débattre avec lui-même. Ce serait un nouvel élément extraordinaire dans une campagne qui en a déjà connu beaucoup !
Anne Toulouse
12:22 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : obama, mccain, crise financière internationale, présidentielle américaine
20 septembre 2008
Présidentielle américaine: Et si les américains n’étaient pas prêts à se faire gouverner par un Noir!
Depuis l’enclenchement du processus électoral aux Etats-Unis avec les primaires dans les camps démocrate et républicain, la fièvre électorale américaine s’est exportée sur le reste du monde, tant le destin de ces six milliards de terriens semble aujourd’hui lié aux options politiques et mêmes aux caprices des occupants de la Maison Blanche. En Afrique particulièrement, les débats sur la présidentielle américaine font rage. Et pour cause, l’un des protagonistes de la présidentielle américaine en est originaire. Barack OBAMA, puisque c’est de lui qu’il s’agit, serait élu à une majorité à la soviétique si les élections se passaient en Afrique. Normal, la jeunesse africaine se projette en OBAMA qui incarne à suffisance le rêve américain. Mais, la réalité est là : les élections se passent aux Etats-Unis et je me pose la légitime question de savoir si les américains sont prêts aujourd’hui à se faire gouverner par un « Black ».
Par Ablo des AS

J’aimerais bien le croire, en tant qu’Africain de voir mon alter prendre les rênes du pays le puissant du monde mais la réalité du terrain semble toute autre : les américains ne seraient pas prêts à se laisser gouverner par un « noir », pas plus que les Français en 2007 n’étaient prêts à se laisser gouverner par une « femme ».
Comparaison n’est pas raison …
A l’époque, au plus fort de l’ascension dans les sondages de Ségolène ROYAL, certains analystes avaient relevé, entre autres atouts, le fait pour elle d’être du sexe féminin, belle de surcroît, et avec une aisance communicationnelle remarquable, tandis que d’autres n’ont pas manqué de relever que cet atout pourrait, en réalité être pour elle un handicap, du fait du « machisme légendaire des Français ». Cette raison subjective, si elle ne justifie pas la dégringolade brusque de Ségolène ROYAL dans les sondages, elle ne devait pas y être insignifiante. La suite, on la connaît : Ségolène ROYAL a perdu aux élections face à un Nicolas SARKOZY très controversé quant à ses options politiques, décevant ainsi l’espoir de tous ces assoiffés de changement pour une France si mal en point, l’espoir de tous ceux qui pensaient qu’une femme pouvait, en ce début de 21ème siècle, diriger la France.

Barack OBAMA n’est pas Ségolène ROYAL, mais tout comme celle-ci en son temps, la popularité soudaine de celui-là est due, je pense, beaucoup moins à sa maîtrise des enjeux de la politique américaine, qu’à sa couleur de peau et à sa volubilité, suscitant ainsi l’espoir chez les progressistes et les minorités. Du coup, la presse, en quête de sensationnel ou plutôt pour ne pas être taxée de raciste s’en mêle faisant donc d’OBAMA, sinon le messie, du moins une chance, un mythe… la personne idéale à même d’incarner le rêve américain, le changement. Mais, sur ces artifices créés par l’OBAMANIA, on en a fait plutôt une « rock star » dont la popularité semble s’émousser avec le temps, à l’approche de la présidentielle, à l’heure des débats sur des questions aussi délicates comme la crise économique et financière aux USA, la lutte contre le terrorisme, la crise dans le Caucase, etc.
Ce contexte, que d’aucuns estiment savamment orchestré par le camp républicain au pouvoir pour justifier une présidence forte durant le mandat à venir, tout comme « Bush aurait créé le 11 septembre pour justifier la guerre en Irak », semble être désavantageux à OBAMA au moment même où les USA viennent de commémorer le 7ème anniversaire de ce triste événement.

Aujourd’hui encore, soit plus d’un demi-siècle après l’affaire Rosa PARK, du nom de cette femme noire-américaine qui refusa, le 1er décembre 1955, de céder sa place à un homme blanc dans un autobus et qui se vit infliger une amende de 10 dollars (plus 4 dollars de frais de justice), les stigmates de la ségrégation raciale semblent subsister à cette apparente égalité entre Blancs et noirs au Etats Unis d’Amérique. J’ai bien peur que 40 ans après l’assassinat de Martin Luther KING, révélé alors par cette affaire, les USA ne me semblent pas prêts à se laisser gouverner par un « Noir ». On sait traditionnellement que pour être élu aux Etats Unis, il fallait être « Blanc, Anglo-Saxon et Protestant » (White Anglo-Saxon and Protestant : WASP). Aujourd’hui, les barrières semblent tomber mais ce n’est que de façade et OBAMA l’a appris à ses dépens lorsque, dans son propre camp politique, on avait fait ressortir ses origines musulmanes pour le mettre hors-jeu.
… mais Barack OBAMA semble sur la même trajectoire que Ségolène ROYAL.
C’est vrai qu’aux Etats Unis des outils de communication comme la télé, le cinéma, etc. ont tenté de faire briser les barrières des stéréotypes sur le « nègre » préparant l’opinion à une présidence black. Mais de là à croire que l’américain moyen, l’américain de base, celui-là qui « possède un calibre à la maison et qui apprend à son fils de 6 ans à tenir une arme… » serait prêt à se faire diriger par un « Black », c’est se laisser raconter un conte de fée.

Je ne veux pas passer pour un oiseau de mauvais augure. Je rêve aussi comme tous mes congénères qu’OBAMA accède au « bureau ovale », mais je crains fort que ce rêve prenne brutalement fin et laisse place à une désillusion, tout comme j’avais rêvé que Ségolène ROYAL remportât la présidentielle française. Hélas, les faits sont têtus et m’amènent à me rendre à l’évidence que les deux hommes politique, aux destins si divers, semblent sur la même trajectoire. Ségolène aurait perdu parce qu’elle est une femme, « un gadget électoral » comme l’avait caricaturée Jean Marie LE PEN, Président du Front National. Ma crainte est donc légitime quant à l’éventualité de l’échec de Barack OBAMA parce qu’il est un « Noir » et que les américains, si puritains, ne seraient pas prêts à « se souiller ». Excusez du peu.


De toutes façons, OBAMA ou MC CAIN, c’est bonnet blanc, blanc bonnet. Un américain reste un américain. A les entendre tous les deux sur certaines questions comme le conflit israélo-palestinienne je me demande vraiment si OBAMA est bien le messie qu’attend cette jeunesse africaine. D’ailleurs, que représente l’Afrique aux yeux de l’Amérique ? Pas grand-chose.

Par Ablo des AS
E-mail: ablodesas@gmail.com
10:23 Publié dans DIASPORA AFRICAINE, INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : obama, présidentielle américaine