27 juin 2008

Quelques mots sur moi

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I- ETUDES ET DIPLÔMES

Avril-Mai 2007: Certificat international en "Négociation des Transactions Financières" délivré par l'Institut des Nations Unies pour la Formation et la Recherche (UNITAR), en collaboration avec le Pôle Régional de Formation en Gestion de la Dette en Afrique du Centre et de l'Ouest (Pôle Dette)
 

Depuis octobre 2006: Préparation d'une thèse de doctorat en droit sur le thème: "l'Etat et les voies d'exécution" (suspendu)

Octobre 2001 - mars 2003 : Troisième cycle pratique en droit des affaires à l’UFR de Sciences Juridiques et Politiques (Université de Ouagadougou) 

Diplôme obtenu : Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées (DESS) en Droit des affaires


Octobre 2000 - mars 2002 : Cycle A de l’Ecole Nationale des Régies Financières (ENAREF), option : comptabilité

Diplôme obtenu : Diplôme d’Inspecteur du Trésor

Octobre 1995 – octobre 1999 : Etudes supérieures (Premier et Deuxième cycles) de droit à l'Université de Ouagadougou

Diplôme obtenu : Maîtrise en droit des affaires

Octobre 1987 – juin 1995 : Etudes secondaires au Collège International Lemania

Diplôme obtenu : Baccalauréat, série A2 (lettres, philosophie, langues)

 

II- EXPERIENCE PROFESSIONNELLE

DAblo10.JPGAblo1.JPGepuis le 1er septembre 2007: Conseiller juridique du Groupe HAGE, multinationale évoluant dans les secteurs industriel et commercial

21 janvier 2005 - 31 août 2007 : Chargé d’études et de communication à la Cellule d’Appui Technique de la Direction Générale de Trésor et de la Comptabilité Publique et membre du Comité de Direction du Trésor public burkinabè

Septembre 2002 – Janvier 2005 : Agent chargé de la représentation en justice de l’Etat et de ses démembrements, au Service des Affaires Contentieuses de la Direction des Affaires Contentieuses et du Recouvrement (DACR / Trésor Public)

Depuis octobre 2002 : Enseignant vacataire à l’UFR de Sciences juridiques et Politiques de l’Université de Ouagadougou, chargé des travaux dirigés en Théorie Générale des Obligations (1ère année) et des séminaires de fiscalité des entreprises (licence)

Depuis septembre 2003 : Enseignant vacataire à l’Institut Supérieur Privé Polytechnique (ISPP) de Ouagadougou, chargé du cours de Droit du travail

Juillet - Octobre 2000 : Stage pratique au GROUPE HAJJAR en qualité de Juriste d’entreprise et de Gestionnaire des Ressources Humaines.

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III- PUBLICATIONS ET TRAVAUX DE RECHERCHES

 

Juillet 2007:  Rapport annuel d’activités de la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique, exercice 2006 (co-rapporteur)

Juillet 2006:  Rapport annuel d’activités de la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique, exercice 2005 (co-rapporteur)

Juillet 2005 : Rapport annuel d’activités de la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique, exercice 2004 (co-rapporteur)

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Février 2005 - Septembre 2007: Administration et animation de divers supports de communication du Trésor Public (gazette du Trésor, Trésor infos, site web, etc.)

Depuis septembre 2003 : Publication de divers articles dans le trimestriel « échanges Trésor » sur des thèmes relatifs à l’indemnisation des victimes d’accidents de la circulation causés par les véhicules de l’Etat, notamment dans les numéros 20 (septembre 2003), 22 (mars 2004), 23 (juin 2004) et 24 (Décembre 2004)

Mars 2003 : « La gestion des chèques impayés émis au profit du Trésor public burkinabé », rapport de stage effectué au Trésor public burkinabé pour l’obtention du D.E.S.S. en droit des affairesAblo6.JPG

Mai 2002 : Rapport sur l’observation de la presse écrite pendant la campagne électorale pour les législatives 2002, P/C Conseil Supérieur de l’Information (CSI) (collaboration)

Mars 2002 : « Accidents de la circulation routière impliquant les véhicules administratifs : la responsabilité de l’Etat en tant qu’assureur de ses propres véhicules », mémoire de fin d’études à l’ENAREF pour l’obtention du diplôme d’Inspecteur du Trésor

Février 2000 : Rapport sur « l’état de la démocratie et la réforme du système électoral au Burkina Faso », P/C International Institute for Democraty and Electoral Assistance (International IDEA) (collaboration)

Octobre 1999 : « La responsabilité des administrateurs de sociétés anonymes dans les Etats membres de l’OHADA à partir de l’exemple du Burkina Faso », mémoire de fin de cycle pour l’obtention de la maîtrise en Droit des affaires

Avril 1998 - Octobre 1999 : Editorialiste du mensuel « le juriste » paraissant à l’Université de Ouagadougou.

 

IV- VIE ASSOCIATIVE

Depuis avril 2004 : Membre de l’Association Afrique Contre le Tabac (ACONTA)

Septembre 2003 - septembre 2007: Président de l’Association «Entente Solidarité Plus»

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Depuis Février 2002 : Membre du Bureau Exécutif de l’Amicale des Anciens Etudiants en Droit de l’Université de Ouagadougou

Avril 1998 - Octobre 1999 : Président du Club des Etudiants Juristes de l’Université de Ouagadougou (CEJUO)

Décembre 1993 - Avril 1995 : Président du Club d’Anglais du Collège International Lemania d’Abidjan.

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13 juillet 2007

Côte d’Ivoire: L’Onu enquêtera sur l’attentat contre Soro

Le Premier ministre de la Côte d'Ivoire Guillaume Soro serre la main du Préfet Sam Etiasse, le 18 juin 2007, à Bouaké. (Photo : AFP)
Le Premier ministre de la Côte d'Ivoire Guillaume Soro serre la main du Préfet Sam Etiasse, le 18 juin 2007, à Bouaké.
(Photo : AFP)
Le gouvernement ivoirien a décidé de demander aux Nations unies la mise en place d’une commission d’enquête internationale sur l’attentat manqué de Bouaké contre le Premier ministre Guillaume Soro, le 29 juin dernier.

L'ONUCI (Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire) attend donc la demande officielle émanant du gouvernement ivoirien concernant cette commission d'enquête internationale. La demande sera ensuite envoyée à New York au siège de l'Onu. Dans le même temps, l'ambassadeur ivoirien auprès des Nations unies doit lui aussi transmettre la demande directement au Conseil de sécurité. Demande qui sera examinée par les juristes de l'Onu.

C'est à ce moment-là que seront précisées l'identité des enquêteurs, ainsi que leur prérogatives. Dans cette affaire d'attentat, il va falloir bien sûr faire appel à des experts balistiques, peut être aussi s'assurer du concours de l'Organisation de l'aviation civile internationale. Il va falloir également déterminer comment les enquêteurs de l'Onu vont collaborer avec les enquêteurs ivoiriens. Car une enquête nationale est actuellement en cours, confiée au procureur général près de la cour d'appel de Bouaké.

Au vu de cette procédure, le travail des enquêteurs internationaux ne devrait pas débuter avant plusieurs jours. Peut-être commenceront-ils par auditionner le Premier ministre ivoirien. Guillaume Soro a en effet déclaré à plusieurs reprises qu'il connaissait les auteurs de l'attentat, sans jamais les citer.

30 juin 2007

Côte d'Ivoire : Questions après l'attentat raté contre Guillaume Soro

Des membres des Forces nouvelles étudient les points d'impact sur le fuselage. ( Photo: AFP )
Des membres des Forces nouvelles étudient les points d'impact sur le fuselage.
( Photo: AFP )
Sain  et sauf, Guillaume Soro est apparu en bonne santé dans sa résidence de Bouaké ce vendredi soir, vêté d'un costume traditionnel, mais il n'a fait aucune déclaration après l'attentat qui l'avait visé plus tôt dans la matinée. Alors qu'il venait d'arriver à Bouaké pour présider une cérémonie issue du processus de paix, son avion a été la cible de plusieurs tirs de roquettes. Quatre personnes ont été tuées dans l'avion et plusieurs ont été blessées, mais le Premier ministre est sorti indemne. Les condamnations se sont succédé toute la journée, de l'Union africaine, de l'ONU, de la France, du parrain du processus de paix le burkinabe Blaise Compaore, du RDR d'Alassane Ouattara ou encore du parti des Forces nouvelles, le mouvement de Guillaume Soro lui-même.      

Pourquoi a-t-on voulu tuer Guillaume Soro ? L'identité des assaillants demeure mystérieuse mais, dès hier, tous les interlocuteurs bien informés des réalités du nord ivoirien évoquaient les nouvelles lignes de fracture au sein de l'ex-rébellion. Tous les soldats des forces nouvelles ne partageraient pas en effet l'enthousiasme du premier ministre et de ses proches pour l'accord conclu avec le camp présidentiel. Craignent-ils un deal secret entre Laurent Gbgabo et Guillaume Soro sur leur dos ? Ont-ils peur de perdre des prébendes acquises durant les années de conflit ? Ou tout simplement veulent-ils s'assurer que les raisons qui les ont poussé à prendre les armes seront bien satisfaites ? Il ne s'agit là que d'hypothèses, mais une chose est sûre, cette tentative d'assassinat affaiblit le premier ministre. Bouaké n'est plus pour lui un bastion sécurisé, et les questions sur son pouvoir au sein des forces nouvelles ne vont pas manquer d'apparaître dans les prochains jours. Quant à l'accord de Ouagadougou, il a subi hier un sérieux accroc. Les retards dans l'application du chronogramme établi dans la capitale burkinabé avaient amené les premiers nuages sur l'optimisme né de l'accord de paix; hier, c'est un véritable coup de tonnerre qui a frappé une Côte d'Ivoire qui, depuis mars dernier, croyait en avoir fini avec les actes de guerre.
Source: www.rfi.fr

15 mai 2007

Guinée: Les militaires continuent leur razzia sanglante

Le président Lansana Conté a plusieurs fois remis sa rencontre avec les militaires du camp Alpha Yaya Diallo. (Photo : AFP)
Le président Lansana Conté a plusieurs fois remis sa rencontre avec les militaires du camp Alpha Yaya Diallo.
(Photo : AFP)

Conakry a été ces derniers jours le théâtre des violentes revendications des militaires qui reprochent à leur hiérarchie d’avoir détourné depuis neuf ans des primes et autres soldes qui leur étaient destinées. Les limogeages de certains officiers supérieurs de leur poste et des mesures de promotions prises par l’Etat n’ont pas suffi à calmer leur colère. Ils se sont livrés à des actes de vandalisme auxquels les autorités politiques tentent de réagir.

Le gouvernement guinéen réagit aux actes de vandalisme perpétrés par les militaires à Conakry dans la nuit du samedi 12 au dimanche 13 mai. «Des patrouilles mixtes» circuleront dans la capitale guinéenne pour «assurer la quiétude des populations», a annoncé le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Justin Morel Junior. La composition de ces patrouilles mixtes n’est pas bien connue, mais selon le ministère de la Communication, on y trouvera aussi bien des militaires que des civils. Tous les corps des forces de sécurité y seront représentés, c’est-à-dire la police et la gendarmerie, qu’on n’a pas beaucoup vu, ces derniers temps, dans les villes agitées par les revendications militaires.

Le président Lansana Conté qui avait souhaité aller à la rencontre des militaires au camp Alpha Yaya Diallo, le samedi 12, s’est finalement désisté. La nouvelle du limogeage du ministre de la Défense le général Arafan Camara, et du chef d’état-major des armées, le général Kerfalla Camara n’a pas calmé la colère des militaires. Le ministère de la Défense a été confié au général à la retraite, Mamadou Baïlo Diallo que certains militaires récusent déjà le jugeant trop proche sinon «impliqué» dans le dossier incriminé. Le général Mamadou Baïlo Diallo était au moment des faits (1996), chef d’état-major de l’armée de terre.

Piller au vu et au su de tout le monde

Les militaires ont jugé insuffisants ces quelques pas faits par le pouvoir et ont immédiatement décidé la poursuite de leur mouvement. Par bandes entières ils ont pris d’assaut le marché Madina et ses alentours en pillant les magasins d’alimentation et de distribution de produits manufacturés. Ils se sont couverts entre eux par des coups de feu qui ont tenu tout le monde éloigné de leur besogne. Ils ont ainsi fait main basse sur les entrepôts du riche commerçant Alpha Amadou Diallo, un des ravitailleurs de l’armée. Un entrepôt contenant plusieurs tonnes de riz a été dévasté. Les sacs de riz ont été emportés, certains ont été chargés dans des véhicules volés dans une concession voisine de voitures. Selon des témoins de nombreux civils auraient prêté main forte aux  militaires dans leur basse besogne.

Par ailleurs, les militaires ont considéré que le rendez-vous non honoré par le président de la République était un manque d’égard à leur endroit. Mais de source proche de la présidence de la République, on laisse entendre que le président Lansana Conté «était retenu pour des raisons personnelles, dans son village». Face à l’insistance des militaires révoltés, la présidence de la République leur a fixé un nouveau rendez-vous, reporté du lundi 14 au mardi 15 mai, en, principe toujours au camp Alpha Yaya Diallo comme initialement prévu. Selon le site internet Kibarou.com, «un grand mouvement de camions militaires remplis de centaines de soldats, allant de Kindia en direction de Conakry» a été signalé. Des sources divergentes annoncent ces militaires comme des renforts aux patouilles mixtes instaurées par le gouvernement dans la capitale, ou encore ayant spécialement fait le voyage pour rencontrer le président de la République.

Même si Conakry a retrouvé un calme apparent, les populations sont très inquiètes, car le nombre de victime s’accroît de jour en jour. Au total, les revendications des militaires ont déjà fait 8 civils tués par balles et quelque 100 blessés. Les partis politiques et associations de défense des droits de l’homme dénoncent «les comportements violents et irresponsables des militaires». Ditinn Diallo, porte-parole d’un collectif de partis d’opposition affirme que «finir avec l’impunité concerne aussi les militaires. Nous ne manquerons pas de demander des comptes à tous ceux qui tuent les innocentes populations civiles».



 

par Didier  Samson

source: http://www.rfi.fr/actufr/articles/089/article_51818.asp

02 mars 2007

Didier Drogba sacré roi d'Afrique

Didier Drogba sous son maillot ivoirien contre la Tunisie le 31 mars 2004. (Photo: AFP)
Didier Drogba sous son maillot ivoirien contre la Tunisie le 31 mars 2004.
Didier Drogba après un règne de trois années sans partage succède au Camerounais Samuel Eto'o sur la plus haute marche du podium africain. Un sacre qui ne surprendra personne.

Juste récompense que celle qui distingue l’Ivoirien Didier Drogba meilleur footballeur africain de l’année 2006. Après trois années où il fut chaque fois précédé par le Camerounais Samuel Eto’o, l’attaquant ivoirien de Chelsea a atteint en 2006 un niveau exceptionnel.

Commencée par une finale de Coupe d’Afrique des Nations, prolongée par une finale de Ligue européenne des champions (perdue contre le FC Barcelone et son rival camerounais), mondialiste en Allemagne avec les « Eléphants », l’année 2006 de Didier Drogba a valu plus encore par une incomparable réussite à partir du coup d’envoi du championnat d’Angleterre 2006-2007. A l’heure où ces lignes sont écrites, l’Ivoirien totalise 28 buts en 41 matches, toutes compétitions confondues. Il est meilleur buteur de la Premier League (17 buts), également co-leader de la Ligue des champions (5 buts en 7 matches). Au début de la saison, l’arrivée de l’Ukrainien Chevtchenko avait fait craindre une concurrence redoutable pour Drogba. Mais c’est lui qui a donné un coup d’accélérateur, dépassant le meilleur de ce qu’il avait déjà donné depuis que Chelsea était parti le chercher à Marseille il y a deux ans et demi. Vue sa forme actuelle, « le meilleur attaquant au monde » si l’on en croit son co-équipier Frank Lampard .

 

Né le 11 mars 1978 à Abidjan, Didier Drogba a débarqué très tôt, à l’âge de cinq ans, en France, chez son oncle Michel Goba, footballeur professionnel, à Brest. Après un passage à Vannes (Morbihan), il signe une licence à Levallois-Perret, dans la toute proche banlieue parisienne. A 19 ans, il rejoint l’équipe du Mans où il signe son premier contrat professionnel. En janvier 2002, il est transféré à Guingamp où en une saison et demie,  il inscrit 24 buts en 50 matches. L’Olympique de Marseille cherche un buteur, Drogba est l’heureux élu. Au cours de la saison 2003-2004 qui s’achève par une finale de la Coupe de l’UEFA (perdue contre les Espagnols de Valence), l’Ivoirien marque 34 buts en cinquante-cinq matches. Chelsea aligne les zéros sur le chéquier de son propriétaire-mécène Roman Abramovic. Drogba n’est pas chaud pour quitter l’OM ; le public ne veut pas le voir partir ; les dirigeants hésitent ; mais 34 millions d’euros est un pactole qui ne se refuse pas. Monsieur-but quitte la Canebière pour Londres et les « Blues » de Chelsea. L’adaptation à une nouvelle culture n’est pas facile. Parfois l’Ivoirien passe à côté, parfois Jose Mourinho le laisse sur le banc, mais il faut rendre hommage à ce dernier qui a toujours dit   que le joueur avait toujours sa confiance. Et cette année, il s’impose à l’égal de ce qu’il avait montré lors de son année marseillaise au cours de laquelle il aurait peut-être déjà mérité le sacre de « Roi d’Afrique ». Il aura patienté sans faire une obsession de cette distinction depuis si longtemps dévolue à Samuel Eto’o. Un Samuel Eto’o dans l’impossibilité de concourir pour une quatrième couronne consécutive en raison d’une sérieuse blessure et d’une opération   qui l’auront stoppé net en septembre 2006.

 

Les deux meilleurs attaquants du monde sont aujourd’hui probablement africains. Mais l’Afrique n’a pas  que des artilleurs. Elle compte des artificiers capables d’allumer à tout moment des mèches et de placer des attaquants sur orbite. Elle dispose de défenseurs solides. Jamais de toute son histoire, elle n’a sans doute eu autant de talents évoluant dans les plus grands clubs du monde. Plus de mille, rien qu’en Europe. Au plus haut niveau, en première division. Drogba en est le Roi mais les prétendants au trône fourbissent déjà leurs armes pour le trophée 2007.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                  



 

par Gérard  Dreyfus

Source: http://www.rfi.fr

 

14 décembre 2006

Ah, les bamilékés!

Pour ceux qui ne le savent pas, les Bamilékés sont un peuple au Cameroun, dit très travailleur, riche, et proche du porte-feuille.
 
Une famille était éprouvée par le décès de leur mère aux Etats-unis. Alors leur soeur "TCHAMBA EUDOXIE, dit MAGNE pour les intimes " se trouvant là-bas, envoie la dépouille mortelle au pays. Mais le cercueil était furieusement plein et lourd. Mais tellement bourré que le visage de leur mère " Ma'a WANSI " touchait la vitre du cercueil au point de déformer son nez, devenu aplati et épaté au contact de la vitre. Quand ils ont ouvert le cercueil, ils ont trouvé une lettre de leur soeur enfouie dans l'épaisse chevelure de la défunte:
 
" Mes chers frères et soeurs, je vous envoie le corps de "Ma'a Wansi" pour les obsèques à Bazou. Je n'ai pas pu venir car il faut d'abord songer à amortir les dépenses du deuil que j'ai faites ici. Il faut enlever la perruque que Ma'a Wansi porte, c'est human hair made in China, vous la remettez à la femme de Tchamba qui a un salon. Qu'elle vende ça et qu'elle m'envoie ma part sur ça.
 
J'ai mis 40 portables sous le dos de maman.. C'est à remettre au cousin Lekeufack qui travaille à Dubaï devant MTN akwa. Je ne dois pas rappeler que je veux ma part sur ça.
 
Enlevez le coton qui est dans les narines de maman, la poudre que vous verrez, c'est de la drogue que j'ai achetée dans le bronx, il y en a pour 2 millions minimum. Donnez à mon ancien chaud qui a le casino au quartier de la douche; il a déjà contacté le blanc qui sort avec Majoie, la fille de Mbeu Tchoffo de New-Bell, le cousin de papa.
 
Il y a 6 ordinateurs portables "Laptop" que j'ai fourrés tout le long du cercueil entre la mousse et le tissu de l'intérieur. C'est à mettre pour exploitation dans le cyber-café de Feutcha Blondel, notre beau-frère. Il faut lui faire signer la reconnaissance de dette à hauteur de la valeur de ces ordinateurs, on ne sait jamais, car beau-frère ne veut rien dire en affaires. Il faut beaucoup surveiller qu'il paie ma tontine toutes les semaines avec l'argent que ça va donner.
 
La femme de Lavoisier m'a dit que la lingerie marche bien au pays, j'ai donc "gainé" maman avec 35 panty grande taille, vous enlevez donc tous les caleçons que je lui ai mis et vous placez ça auprès d'un vendeur de slips. Je sais que la marchandise va vite s'écouler car les femmes sont très grasses. Pour faire vite, vous pouvez même voir "il fo lé..." avec ça, je suis sûre qu'elle va acheter tout car c'est sa taille XXXL. Que personne ne me tente, j'attends ma part sur ça.
 
Je ne veux pas entendre que quelqu'un reste sa chose, sa part vient. Ce n'est pas parce que je n'ai pas les papiers que je ne peux pas venir au pays réclamer l'argent de ma marchandise.
 
Feutmba, ouvre la bouche de maman, tu enlèves ta part d'argent pour financer ton call-box au quartier Famla à Bafoussam. Je n'ai pas dit que c'est le don, c'est le prêt, tu dois me rembourser avec les intérêts.
 
Kamto, je ne t'ai pas oublié, regarde au niveau des aisselles de maman, j'ai pu mettre des bijoux en plaqué or. A toi je dis la vérité, mais quand tu vas vendre, tu dis que c'est l'or. Tu connais le refrain, je veux mon argent sur ça. Je ne m'amuse pas, la marchandise va me permettre d'acheter la green-card ici. J'ai déjà vu un haïtien qui est américain qui va faire le mariage blanc avec moi. Aux poignets de maman, il y a 10 montres Rolex, des fausses bien sûr. Vous irez vendre ça aux feymen, ils aiment entendre qu'ils connaissent la griffe alors ne manquez pas de les griffer en bombardant les prix. Je ne veux pas entendre que quelqu'un a pris ma chose à crédit, moi je ne suis pas venue aux Etats-Unis à crédit. Si quelqu'un avance l'argent, vous ne remettez pas la marchandise tant qu'il n'a pas tout payé. Je veux mon argent avant la fin du mois.
 
C'est Fotsing qui se chargera de collecter mon argent auprès de ceux que j'ai chargé de vendre mes choses. Fotsing, ne me fais pas Wester Union, ça va manger mon argent pour rien. Dès que tu as tout l'argent, tu vas voir Keutcha qui travaille au service étranger à Unity Bank et qui est dans le réseau des faux chèques de voyage délivrés aux demandeurs de visa français; tu le farotes même avec 10.000 f, il va trouver le moyen de me faire un transfert gratuitement sur mon compte ici, il connaît, il m'a déjà aidé dans ce type de transactions sans que je ne paye. Mais tu prévoies aussi 2.000 f pour son collègue, on va faire comment, le droit de l'Sil. Si je réussis à avoir les papiers, je viendrai aux funérailles de maman dans 10 ans.
                                                   

13 décembre 2006

Quand l'Afrique se soustrait à la marche du monde : de nouveaux esclaves?!!

Il arrive dans la vie qu'une conversation banale nous secoue pendant des heures, voire des jours. J'attendais tranquillement un ami au terminus d'autobus de Montréal quand un monsieur d'un certain âge a pris place à mes côtés avant d'engager l'une des conversations les plus enrichissantes de ma vie.

Professeur d'études stratégiques dans un institut international, l'homme connaît le continent africain comme le fond de sa poche. Son analyse, son point de vue sur notre avenir, donne froid dans le dos. Et s'il vous plaît, ne sortez pas la rancune du «colon nostalgique ». Lisez avec la tête et la raison ce qu'il dit. Je vous rapporte fidèlement ses constats :

« Cela fait maintenant plus de 25 ans que j'enseigne la stratégie. Dans ma carrière, j'ai eu affaire à des dizaines d'officiers et de hauts fonctionnaires africains. Je suis malheureusement obligé de vous dire ceci : du point de vue des études stratégiques, de l'analyse et de l'anticipation, je leur donne un gros zéro pointé. Nos stagiaires africains sont très instruits, ils ont de belles tenues militaires ou manient le français de manière remarquable, mais, dans les cours, ils ne nous apportent rien.

Tout simplement, parce qu'à ma connaissance, dans toute l'Afrique francophone, il n'y a pas un seul centre d'études stratégiques et internationales avec des vrais professionnels à leur tête. Je vais vous expliquer pourquoi je n'ai aucun espoir pour ce continent. Au moment où je parle, le monde fait face à trois enjeux principaux : l'énergie, la défense stratégique et la mondialisation. Donnez-moi un seul cas où l'Afrique apporte quelque chose. Rien. Zéro.

Commençons par l'énergie et précisément le pétrole. Tous les experts mondialement reconnus sont unanimes à reconnaître que d'ici 15 à 20 ans, cette ressource sera rare et excessivement chère. En 2020, le prix du baril tournera autour de 120 dollars. C'est conscients de cette réalité que des pays comme les USA, la France , la Chine , le Royaume Uni, etc. ont mis sur pied des task force chargés d'étudier et de proposer des solutions qui permettront à ces nations de faire main basse sur les ressources mondiales, de s'assurer que quoi qu'il advienne, leur approvisionnement sera assuré.

Or, que constate-t-on en Afrique ? Les dirigeants de ce continent ne sont même pas conscients du danger qui les guette : se retrouver tout simplement privés de pétrole, ce qui signifie ni plus ni moins qu'un retour à la préhistoire !

Dans un pays comme le Gabon, qui verra ses puits de pétrole tarir dans un maximum de 10 ans, aucune mesure de sauvegarde, aucune mesure alternative n'est prise par les autorités. Au contraire, ils prient pour que l'on retrouve d'autres gisements. Pour l'Afrique, le pétrole ne comporte aucun enjeu stratégique : il suffit juste de pomper et de vendre. Les sommes récoltées prennent deux directions : les poches des dirigeants et les coffres des marchands d'arme. C'est pathétique.

Ensuite, la défense stratégique. L'état de déliquescence des armées africaines est si avancé que n'importe quel mouvement armé disposant de quelques pick-up et de Kalachnikov est capable de les mettre en déroute. Je pense qu'il s'agit plus d'armées de répression intérieure que de guerre ou de défense intelligente. Pourquoi ? Parce que, comparées aux armées des nations développées, de la Chine , de l'Inde ou du Pakistan, les forces africaines rappellent plus le Moyen âge que le 21ème siècle. Prenez par exemple le cas de la défense anti-aérienne. Il n'y a quasiment aucun pays qui possède un système de défense équipé de missiles anti-aériens modernes. Ils ont encore recours aux canons antiaériens. Les cartes dont disposent certains états-majors datent de la colonisation ! Et aucun pays n'a accès à des satellites capables de le renseigner sur les mouvements de personnes ou d'aéronefs suspects dans son espace aérien sans l'aide de forces étrangères. Quelle est la conséquence de cette inertie ? Aujourd'hui, des pays comme les Etats-Unis, la France ou le Royaume-Uni peuvent détruire, en une journée, toutes les structures d'une armée africaine sans envoyer un seul soldat au sol. Rien qu'en se servant des satellites, des missiles de croisière et des bombardiers stratégiques. A mon avis, et je crois que je rêve, si les pays africains se mettaient ensemble, et que chacun accepte de donner seulement 10 % de son budget militaire à un centre continental de recherche et d'application sur les systèmes de défense, le continent peut faire un pas de géant.

Il y a, en Russie, en Ukraine, en Chine, en Inde, des centaines de scientifiques de très haut niveau qui accepteraient de travailler pour 3000 dollars US par mois afin de vous livrer des armes sophistiquées fabriquées sur le continent et servant à votre défense. Ne croyez pas que je rigole. Il ne faut jamais être naïf. Si la survie de l'Occident passe par une recolonisation de l'Afrique et la mainmise sur ses ressources naturelles vitales, cela se fera sans état d'âme. Ne croyez pas trop au droit international et aux principes de paix, ce sont toujours les faibles qui s'accrochent à ces chimères. Je pense qu'il est temps de transformer vos officiers (dont 90 % sont des fils à papa pistonnés qui ne feront jamais la guerre et je sais de quoi je parle) en scientifiques, capables de faire de la recherche et du développement. Mais, je suis sceptique. Je crois que ce continent restera enfoncé dans le sommeil jusqu'au jour où le ciel lui tombera sur la tête.

Enfin, la mondialisation. Malheureusement, comme dans tous les autres sujets qui ont fait leur temps, les stagiaires africains que nous recevons sont d'excellents perroquets qui répètent mécaniquement les arguments qu'ils entendent en Occident. A savoir, il faut la rendre humaine, aider les pays pauvres à y faire face. Vous savez, dans mes fonctions, il y a des réalités que je ne peux dire, mais je vais vous les dire. La mondialisation est juste la forme moderne de perpétuation de l'inégalité économique. Pour être clair, je vous dirai que ce concept a un but : garder les pays pauvres comme sources d'approvisionnement en biens et ressources qui permettraient aux pays riches de conserver leur niveau de vie. Autrement dit, le travail dur, pénible, à faible valeur ajoutée et impraticable en Occident sera fait dans le Tiers-monde.

Ainsi, les appareils électroniques qui coûtaient 300 dollars US en 1980 reviennent toujours au même prix en 2006. Et puisque l'Afrique n'a toujours pas un plan cohérent de développement économique et d'indépendance, elle continuera à être un réservoir de consommation où seront déversés tous les produits fabriqués dans le monde. Pour moi, l'indépendance signifie d'abord un certain degré d'autonomie. Mais, quand je vois que des pays comme le Sénégal, le Mali, le Niger, le Tchad ou la Centrafrique importent quasiment 45 % de leur propre nourriture de l'étranger, vous comprendrez qu'un simple embargo militaire sur les livraisons de biens et services suffirait à les anéantir.

Pour terminer, je vais vous raconter une anecdote. Je parlais avec un colonel sénégalais venu en stage chez nous il y a quelques mois. Nous regardions à la télévision les images de millions de Libanais qui défilaient dans les rues pour réclamer le retrait des soldats syriens de leur pays. Je lui ai demandé ce qu'il en pensait. Il m'a répondu : « Les Libanais veulent retrouver leur indépendance et la présence syrienne les étouffe ».

C'est la réponse typique de la naïveté empreinte d'angélisme. Je lui ai expliqué que ces manifestations ne sont ni spontanées ni l'expression d'un ras-le-bol. Elles sont savamment planifiées parce qu'elles ont un but : Israël piaffe d'impatience d'en découdre avec le Hezbollah et puisque Tel-Aviv ne peut faire la guerre en même temps aux Palestiniens, au Hezbollah et à la Syrie , son souhait est que Damas se retire. Une fois le Liban à découvert, Israël aura carte blanche pour l'envahir et y faire ce qu'elle veut. J'ai appelé cet officier sénégalais il y a deux jours pour lui rappeler notre conservation. Malheureusement, il était passé à autre chose. Son stage ne lui a servi à rien.

J'espère vraiment qu'un jour, les Africains auront conscience de la force de l'union, de l'analyse et de l'anticipation. L'Histoire nous démontre que la coexistence entre peuples a toujours été et sera toujours un rapport de force. Le jour où vous aurez votre arme nucléaire comme la Chine et l'Inde, vous pourrez vous consacrer tranquillement à votre développement. Mais tant que vous aurez le genre de dirigeants que je rencontre souvent, vous ne comprendrez jamais que le respect s'arrache par l'intelligence et la force.

Je ne suis pas optimiste. Car, si demain l'Union africaine ou la CEDEAO décide de créer un Institut africain d'études stratégiques crédible et fiable, les personnes qui seront choisies se précipiteront en Occident pour apprendre notre manière de voir le monde et ses enjeux. Or, l'enjeu est autre, il s'agit de développer leur manière de voir le monde, une manière africaine tenant compte des intérêts de l'Afrique. Alors, les fonctionnaires qui seront là, à statut diplomatique, surpayés, inefficaces et incapables de réfléchir sans l'apport des experts occidentaux se contenteront de faire du copier-coller, ce sera un autre parmi les multiples gâchis du continent.

Avant que vos Ministères des Affaires étrangères ne fassent des analyses sur la marche du monde, ils feraient mieux d'en faire d'abord pour votre propre « intérêt ».


Ousmane Sow (journaliste, Montréal)
27 juillet 2006

SVP : Veuillez transmettre ce message aux amis et connaissances africains et à tous ceux qui se soucient du réveil de l'Afrique.

Algérie: Zinédine Zidane en visite au pays

Zinédine Zidane est arrivé lundi en Algérie, accompagné de ses parents, originaires de petite Kabylie (à l'est d'Alger). (Photo : AFP)
Zinédine Zidane est arrivé lundi en Algérie, accompagné de ses parents, originaires de petite Kabylie (à l'est d'Alger).
(Photo : AFP)

«Retrouver mes origines, retrouver ce qui est la terre de mes parents, tout ça bien sûr, j’ai envie de le vivre. Et je dois le vivre.», avait déclaré Zinédine Zidane en répondant à l’invitation officielle du président algérien Abdelaziz Bouteflika, le 9 juillet dernier. Chose dite, chose faite : jusqu’au 13 décembre, l’icône mondiale du monde du football est en pèlerinage, pour quatre jours, en Algérie, un voyage qui doit être marqué par des visites d’ordre caritatif, politique et médiatique. L’ex-capitaine des Bleus est d’origine algérienne. S’il n’a jamais renié ses attaches, l’Algérie le lui rend bien et est fière de recevoir l’enfant du pays.

Zinédine Zidane n’était pas revenu au pays depuis 1986. Cette visite a provoqué une telle excitation que les honneurs prévus pour son accueil n’ont pas pu être rendus. Trop de bousculades. Trop de désordre. La rencontre avec le ministre algérien des Sports, Yahia Guidoum, n'a pas eu lieu. La cérémonie au cours de laquelle deux fillettes, en costume traditionnel algérien, devaient lui offrir un bouquet de fleurs, en signe de bienvenue, a été annulée. Et une quinzaine d’adolescents en survêtement aux couleurs du drapeau algérien -vert, rouge et blanc- ont dû quitter l’aéroport, frustrés de ne pas avoir pu approcher leur idole comme c'était prévu. La visite de l’enfant prodigue sur la terre natale de ses parents représente plus qu’un pèlerinage personnel, c’est aussi une visite d’Etat au programme chargé, initiée par le président Abdelaziz Bouteflika et largement organisée par le ministre algérien de la Solidarité, Djamal Ould Abbas.

Il y eut le fameux «coup de boule» de Zidane, asséné à l’Italien Marco Materazzi lors de la finale de Coupe du monde perdue par les Bleus, un geste brutal dont l'image fit le tour de la planète. Commentant l'impulsivité du joueur, le chef d’Etat algérien avait d’emblée fait preuve d'indulgence, estimant que seule une «une grave agression» pouvait avoir fait réagir l’enfant du pays. «Vous avez réagi en homme d’honneur avant de subir, sans sourciller, le verdict», avait déclaré Abdelaziz Bouteflika. «Comme vous n’avez jamais oublié le pays de vos origines, l’Algérie et les Algériens sont fiers de vous», avait-il ajouté en l’invitant. Mercredi, le président Bouteflika recevra personnellement la star internationale du football.

«La venue de Zinédine Zidane est un événement et suscite un grand engouement en Algérie.», écrivait ce matin le quotidien El Watan, alors que Zidane, ses parents et deux de ses frères étaient accueillis à la sortie de l’avion présidentiel algérien par Djamal Ould Abbas. Alors, certes, «aller dans mon pays d’origine avec mon papa, l’emmener là où il a grandi, dans un village de la région de Bejaïa [180 km à l’est d’Alger], dans la montagne où il était gardien de moutons, c’est une chose qui me tient à coeur», a déclaré Zinédine Zidane. Il se rendra donc, vendredi, en hélicoptère en Kabylie pour déjeuner avec les membres de sa famille. Avant de participer à ce déjeuner offert par les habitants du village, l’ancien champion du Monde aura accompli des visites plus officielles.

«Il a grandi en France, mais tous les Algériens sont fiers de sa carrière»

Zinédine Zidane s’est également rendu en Algérie pour inaugurer, à Béni Amrane et à Corso (région de Boumerdès, à l’est d’Alger), deux institutions pour enfants handicapés. Les équipements médicaux de ces établissements ont été financés par les recettes d’un match de football de solidarité, organisé le 6 octobre 2003, après le grave séisme du mois de mai la même année -qui avait fait quelque 2 300 morts et plus de 10 000 blessés. Cette inauguration a été effectuée dès l'arrivée de l'ex-capitaine de l'équipe de France, lundi. D'autres visites sont programmées, demain 12 décembre au centre hospitalier pour enfants à Thénia, à la pouponnière de Boumerdès, au centre sportif de Sidi Moussa (en cours de construction), dans le service de pédiatrie de l’hôpital Mustapha Bacha (Alger centre) et celui de l’hôpital Saint-Georges d’El-Djazaïr.

Zinédine Zidane quittera l’Algérie après avoir donné le coup d’envoi d’une rencontre entre deux équipes de la D-1 algérienne, l’Union sportive de la médina d’Alger (USMA) et la Jeunesse sportive de la Mouloudia de Béjaïa (JSMB), devant quelque 60 000 spectateurs. Une manière de relancer la motivation de l’équipe nationale du football ? Une manière, en tout cas, de redonner un peu d’espoir dans un pays en difficulté où le chômage des moins de 30 ans atteint les 70%. «L’Algérie a besoin des talents de Zidane», a déclaré une enseignante algérienne qui a estimé : «Nous, [Algériens], devrions essayer de le convaincre de faire la promotion du football dans notre pays.» «Zidane est un héros. Il a grandi en France, mais tous les Algériens sont fiers de sa carrière», explique plus globalement Malika Djeddi, une étudiante de 23 ans. 

Source: http://www.rfi.fr/actufr/articles/084/article_48115.asp

11 septembre 2006

Remaniement en Côte d'Ivoire après une pollution aux déchets toxiques

 La pollution qui a touché les côtes ivoiriennes a fait au moins trois morts.
La pollution qui a touché les côtes ivoiriennes a fait au moins trois morts.
(AFP/K. Sia)


Le président Laurent Gbagbo a accepté mercredi soir la démission de Charles Konan Banny, suite au déversement de déchets toxiques par un navire étranger. Le premier ministre formera un nouveau gouvernement jeudi.

 
«J'accepte la démission de votre gouvernement mais je vous demande de gérer les affaires courantes et demande votre présence au palais présidentiel demain pour former un nouveau gouvernement». C’est avec ces mots, selon un journaliste de Reuters présent lors d'une réunion extraordinaire dans la capitale politique Yamoussoukro, que le président ivoirien Laurent Gbagbo a reçu la démission du gouvernement de Charles Konan Banny. Laurent Gbagbo lui a demandé de former un nouveau gouvernement avant 16h jeudi.
 
«La situation est très grave. C'est pourquoi je vous présente la démission du gouvernement», a déclaré Konan Banny, en référence au déversement de déchets toxiques par un bateau dans le secteur d'Abidjan, principal port du pays. Il pourrait s'agir du Probo Koala, un navire armé par une compagnie grecque, mais battant pavillon panaméen et doté d'un équipage russe. Ces déchets, qui contiennent du sulfure d'hydrogène, ont provoqué la mort de trois personnes et en ont rendu malades 1.500 autres, selon le gouvernement.
 
La France envoie une aide d’urgence
 
Toute la journée de mercredi, des groupes de jeunes avaient défilé dans les rues pour dénoncer le déversement de ces déchets. Des médecins ont fait état de centaines d'intoxications, caractérisées par des nausées, des troubles digestifs et des douleurs pulmonaires.
 
Le gouvernement a fait appel à une aide internationale pour analyser cette substance et mettre en place un programme de décontamination des zones polluées. Le procureur de la République a par ailleurs annoncé que trois personnes associées à l'entreprise responsable du déchargement du navire avaient été arrêtés. «Tous ceux qui ont eu connaissance de ce problème et qui ont laissé faire seront aussi poursuivis», a-t-il ajouté.
 
Prime Marine Management INC, la compagnie grecque propriétaire du navire, a confirmé que le bateau avait bien «vidangé» des déchets toxiques mais que cette opération était «légale» et les déchets confiés à une société ivoirienne.
 

Mercredi soir, la France a annoncé qu'elle apporterait une aide d'urgence pour lutter contre cette pollution environnementale et sanitaire, qu'elle a qualifiée de «catastrophe majeure». Une mission d'évaluation des risques de pollution sera «immédiatement» dépêchée à Abidjan.

 

Source:
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