13 mai 2008
Grève de trois jours contre la vie chère
Article publié sur rfi.fr le 13/05/2008


Le mouvement de grèves dans les secteurs public, parapublic et privé a commencé ce mardi à l'appel des syndicats burkinabés. Toutefois, la plupart des services bancaires, publics et administratifs avaient ouvert leurs portes dans la capitale, tout comme les commerces. L’activité demeurait au ralenti dans les principaux centres de santé, bureaux de poste et établissements scolaires. Le gouvernement de Ouagadougou avait demandé aux syndicats de ne pas cesser le travail, en attendant des négociations prévues pour se tenir en septembre. « Pas question ! », ont répondu les syndicats.
La principale question qui divise le gouvernement et les syndicats burkinabés est celle des salaires. Les syndicats exigent une augmentation de 25% pour, disent-ils, « faire face à la baisse drastique du pouvoir d’achat ». Mais, dans un lettre adressée aux syndicats le 8 mai dernier, le ministre du Travail, Jérôme Bougouma, explique qu’actuellement le gouvernement ne peut augmenter les salaires. « Le gouvernement qui, explique encore le ministre, a renoncé à des taxes sur des produits de première nécessité. Le gouvernement qui subventionne aussi le prix des céréales et doit faire face à la hausse des produits pétroliers », a-t-il encore ajouté.
Mais dans leur réponse, dès le lendemain, les syndicats soulignent que, face à la flambée générale des prix, les augmentations des salaires étaient aujourd’hui incontournables. Les syndicats relèvent, par ailleurs, que les mesures adoptées par le gouvernement n’ont pas entraîné de baisse des prix. Et, de façon globale, les syndicats estiment que leurs revendications n’ont pas reçu de réponses satisfaisantes. Par conséquent, le mot d’ordre de grève est maintenu. Mercredi, deuxième jour de débrayage, il est prévu à Ouagadougou une marche suivie d’un meeting à la Bourse du travail.
Au début du mois d'avril, les syndicats burkinabés avaient lancé une grève générale de deux jours contre la hausse des prix. Les syndicats estiment que les mesures prises alors par le gouvernement restent insuffisantes. Les syndicats dénoncent, tout particulièrement, la non-application par les commerçants des mesures décidées par le gouvernement destinées à faire baisser les prix des produits de première nécessité.
18:01 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vie chère, ouagadougou, burkina faso
