01 novembre 2009

Etats-Unis : Les malades du sida peuvent bientôt entrer aux Etats-Unis


Washington prendra lundi les dernières dispositions pour lever l'interdiction imposée aux porteurs du virus du sida d'entrer aux Etats-Unis. L'entrée des malades du sida sur le sol américain était interdite depuis 22 ans, leur liberté de voyager sera restaurée début 2010.


Signature du renouvellement de la loi Ryan White à la Maison Blanche, le 30 octobre 2009.(Photo : Reuters/Jim Young )
Signature du renouvellement de la loi Ryan White à la Maison Blanche, le 30 octobre 2009. (Photo : Reuters/Jim Young )


Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet


A partir de janvier prochain, les étrangers contaminés par le virus VIH pourront de nouveau venir ou émigrer aux Etats-Unis, sans avoir à demander une dispense au ministère de la Sécurité intérieure.

 

Dans les années 90, le gouvernement américain avait décidé de fermer la porte aux séropositifs : le sida était alors considéré comme la maladie des gays et ne soulevait guère de sympathie. « Si nous voulons être des leaders dans la lutte contre le virus VIH/sida, nous devons agir comme tels », a déclaré le président Obama en annonçant la levée de l’interdiction.

 

Le président américain a donné au passage un rare petit coup de chapeau à son prédécesseur, George Bush, qui avait commencé à prendre les mesures nécessaires pour abroger l’ordre discriminatoire.

 

Barack Obama a annoncé ce changement de politique alors qu’il signait le renouvellement de la loi Ryan White, un adolescent séropositif chassé de son école en 1984, après avoir été contaminé lors d’une transfusion sanguine. Après un combat courageux qui avait attiré l’attention des médias et ému l’Amérique, Ryan était mort. La loi qui porte son nom met en œuvre des programmes pour aider les Américains affectés par le mal. Ils sont plus d’un million, a rappelé le président, avec chaque année, 56 000 nouveaux contaminés.

06 octobre 2008

Médecine:Le prix Nobel à 3 découvreurs de virus

Source: rfi.fr (Article publié le 06 octobre 2008)

Les Français Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier pour leur découverte du virus du sida et l’Allemand Harald zur Hausen pour ses recherches sur le virus responsable du cancer de l’utérus se voient récompensés par le comité Nobel de Stockholm en Suède.

Le prix Nobel de médecine remis à trois découvreurs de virus : les Français Francoise Barré-Sinoussi (g), Luc Montagnier (c) et l'Allemand Harald zur Hausen (d), le 6 octobre 2008.(Photo : AFP)

Le prix Nobel de médecine remis à trois découvreurs de virus : les Français Francoise Barré-Sinoussi (g), Luc Montagnier (c) et l'Allemand Harald zur Hausen (d), le 6 octobre 2008.
(Photo : AFP)

Les noms de Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier sont indissociables de la recherche sur le sida. En 1983, il y a tout juste 25 ans, une équipe de l’Institut Pasteur dirigée par le professeur Luc Montagnier identifiait pour la première fois un nouveau virus, suspecté d’être responsable du sida.


L’équipe réunit une douzaine de médecins et chercheurs, curieux d’en savoir plus sur cette maladie, le sida, décrite deux ans plus tôt aux Etats-Unis. Parmi eux Françoise Barré-Sinoussi. Elle est alors une jeune chercheuse en virologie.

Rivalité Gallo-Montagnier

En janvier 1983, l’équipe dissèque et met en culture un ganglion extrait d’un patient. Quelques jours après, Françoise Barré-Sinoussi détecte le virus. Un an plus tard, l’équipe américaine du Professeur Robert Gallo confirme cette découverte, et montre le lien de causalité entre ce virus et le sida.


La rivalité Gallo-Montagnier sur la paternité de la découverte du virus est née. Une dispute résolue en 1987, où tous deux sont reconnus comme codécouvreurs du virus du sida. Mais qui sait, elle va peut-être resurgir, à la faveur de ce prix Nobel qui ne récompense pas le chercheur américain.

Ce Nobel de médecine 2008 met à l’honneur un autre virologue. Il s’agit de l’Allemand Harald zur Hausen, chercheur au centre d’Heidelberg. Il a découvert des virus du papillome humain à l'origine du cancer du col de l'utérus. C’est l’un des cancers les plus répandus chez les femmes avec le cancer du sein.